[Test] Rome & Roll, Rome brûle-t-elle ?

rome1-4 joueursromeNick ShawDávid Turczi
rome14 ansrome Fabrice WessAndreas Resch
rome60-90 minutesromeSuper Meeple
romeRoll&write, gestion de ressources, draftromeRome antique
rome40€50 chez rome, 40€ chez magic bazard, 40€50 chez mille et un jeuxet dans votre boutique de jeux favorite !
Rome & Roll

Qu’est-ce qu’on y fait ?

Rappelez-vous de ma preview de Rome & Roll qui date du 03/04/20 dans lequel mon score de hype était de 90%. Pourquoi un score de hype aussi haut ? Et bien nous sommes face au premier Roll & Write pour joueur experts. Il combine 3 mécaniques que j’adore : la gestion de ressources, la pose de polyominos (plutôt le dessin de polyominos ici) et le roll and write. Ce jeu a donc tout pour me plaire. Alors ça fait un moment que je l’ai celui là, mais force est de constater que je voulais absolument le tester à plusieurs configurations. C’est le genre de jeux où il y a pas mal d’interaction, aussi j’ai vraiment voulu voir si les différentes configurations se valaient. Alors j’ai pris le temps. Et puis réunir des joueurs c’est difficile, quand on y arrive, il faut des joueurs qui conviennent, bref, ça a pris du temps, mais le voici enfin !

Alors pour la petite histoire, il s’agit d’un jeu Kickstarté en Novembre 2019. Il a réuni 64500 £ pour 2 200 backers. Il est arrivé chez nous le 02/10/20 en français, localisé par Super Meeple.

Rome & Roll prend place au lendemain du grand incendie de 64 ap. J.-C. sous le règle de Néron. Les joueurs incarnent des personnages influents de la ville qui vont tout faire pour reconstruire la ville, renforcer la présence romaine dans les provinces conquises en rénovant les routes et y plaçant des légions. Il va falloir collecter des ressources, taxer les provinces conquises, ou encore corrompre des conseillers. Le joueur le plus influent au terme de la partie devient le bras droit de Néron et gagne.

Qu’est ce qu’on trouve dans la boite ?

  • 1 carte commune effaçable
  • 4 feuilles de personnage effaçables
  • 4 pions surveillants
  • 4 pions contremaîtres
  • 4 feutres effaçables
  • 9 dés de 3 couleurs
  • 21 cartes plan
  • 7 cartes faveur de dieux
  • 1 carte proconsul
  • 4 cartes bonus de Néron
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Comment on joue à Rome & Roll ?

La mise en place :

Pour mettre en place une partie de Rome & Roll, on pose la carte commune au centre de la table. On donne au hasard une fiche de personnage à chaque joueur (chaque fiche est différente) et chacun prend les deux meeples et le feutre de la couleur de son choix.

On prend un nombre de dés de couleurs dépendant du nombre de joueurs. On trie les cartes plan par catégorie, puis on pioche deux cartes Armées, une Loisir, deux Manufactures, une Religion, et deux Urbanisme. On les pose face visible près du plateau central.

On choisit aléatoirement 3 cartes Faveur divine et on détermine aléatoirement un premier joueur. On dispose les cartes Néron par ordre décroissant près de la carte commune. Chaque joueur pose l’un de ses meeples sur le Forum Romanum du plateau central.

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Le tour de jeu :

Rome & Roll se joue en manches successives découpées en 3 phases :

Le draft des dés : Le 1er jouer (appelé le Proconsul), lance les dés (idéalement dans une piste de dés, sinon, ils risquent d’effacer les écriture ou de faire tomber les meeples). Dans l’ordre du tour, chaque joueur choisit un dé qu’il pose devant lui sans changer la face. On fait un tour comme ceci et l’autre tour dans l’autre de sens. A la fin, chaque joueur doit avoir devant lui 2 dés. On défausse le dernier dé. Un joueur peut utiliser un Sénateur de sa fiche de personnage pour faire prendre 2 dés à la fois. Cela ne lui permet pas d’avoir 3 dés, juste de prendre ses deux dés d’un coup.

La phase d’action : Dans l’odre des aiguilles d’une montre, les joueurs défaussent un dé pour faire une des actions obligatoires :

  • Construire : On doit défausser un dé montrant un Constructeur ou un Architecte. Le joueur commence par déplacer sn surveillant dans un bâtiment adjacent à la zone sur laquelle on veut construire. Le Surveillant se déplace de bâtiments en bâtiments et peut traverser un bâtiment adverse. Le premier déplacement est gratuit, chaque déplacement supplémentaire coûte un Fish (vous saurez plus tard pourquoi je dis « Fish » et pas « Poisson« ). Le joueur dépense les ressources nécessaires et place son Contremaître sur la carte plan concernée. L’Architecte permet de placer le Contremaitre sur une carte déjà occupée (impossible avec le Constructeur). Enfin, le joueur dessine la forme du bâtiment construit sur la carte qui doit être adjacent au bâtiment dans lequel se trouve son Surveillant, non à cheval entre deux collines ou à travers le mur Servien. Si le bâtiment jouxte un bâtiment adverse, le constructeur gagne un sénateur, puis les joueurs qui possèdent des bâtiments qui sont adjacents à celui qui vient d’être construit les activent pour leur propre compte. Le joueur coche un bâtiment sur sa feuille de personnage.
  • Lever une légion : On doit défausser un dé montrant une Bannière. On choisit 3 bâtiments militaires quelque soit leur propriétaire. Le joueur active la capacité légion de ces trois bâtiment pour son propre compte. Tout adversaire dont le bâtiment a été utilisé de la sorte gagne une pièce d’or.
  • Conquérir : On peut défausser n’importe quel dé. On coche une colonie qui a une force inférieur à sa force militaire. On peut conquérir plusieurs colonies en même temps pourvu que la somme des forces des colonies soient inférieur à la force de sa légion et que chaque colonie soit reliée à Rome ou à une autre colonie conquise. Le joueur coche le nombre de bannières correspondant à sa conquête sur sa feuille de personnage.
  • Développer : On doit défausser un dé montrant un Constructeur. Le joueur peut dépenser 2 Stones (Pierre) par routes à rénover. Il colore autant de routes qu’il le souhaite pourvu qu’elles soient toutes reliés à Rome ou à une autre route rénovée et qu’il dépense 2 Stones par route. Enfin le joueur coche autant de bornes sur sa fiche de personnage qu’il y a de bornes sur les routes rénovées.
  • Taxer : Le joueur défausse n’importe quel dé. Le joueur choisit une région et récupère autant de ressource que de colonies conquises et reliée par une route rénovée dans cette région. S’il utilise un dé qui montre la main, il taxe toutes les régions d’un coup.
  • Echanger : Le joueur défausse n’importe quel dé. Il peut échanger 3 ressources identiques contre 3 pièces d’or. Si le dé montre la main, il gagne 1 pièce d’or supplémentaire pour chaque bijou ainsi dépensé. Ensuite les autres joueurs activent la capacité production d’un de leur bâtiments.

En plus de ces actions obligatoires nécessitant de défausser un dé, il existe 2 actions gratuites, répétables à l’envie, qu’on peut effectuer à tout moment, même pendant le tour de l’adversaire :

  • Stocker : Le joueur transfert une ressource d’une source dans son stock. Il écrit alors l’initial de la ressource sur son plateau joueur. On doit écrire l’initiale anglaise de la ressource car en Français, plusieurs d’entre-elles possèdent la même initiale et la case est trop petite pour mettre les deux premières lettres (dommage). On devra donc s’habituer à appeler les ressources par leur nom anglais pendant la partie pour ne pas se tromper (et tant pis pour les anglophobes).
  • Corrompre un conseiller : Le joueur dépense un Jewel (Bijou), un Fish, ou un Panier et coche l’une des cases du conseiller qui donnera un petit pouvoir permanent jusqu’à la fin de la partie.

Quand un joueur construit un temple, il prend une faveur des dieux qui sera un bonus à usage unique. Dès qu’une case bleue est cochée sue une fiche de personnage, son propriétaire prend une carte Néron.

La fin de partie :

Quand la dernière carte Néron est piochée, on termine le tour, et la partie de Rom & Roll s’achève. On compte les points suivant un barème présent sur chaque fiche de personnage. Celui qui a le plus de points gagne la partie.

Rome & Roll possède un mode solo doté un automa efficace. Il simule un autre joueur en prenant les dés et les cartes Néron. Il dessine aussi les bâtiments sur la carte centrale.

Est-ce que c’est bien ?

Ce que j’ai ❤️:

  • C’est touffu
  • Il y a beaucoup de choses à faire
  • On dessine des polyominos
  • Les gros dés
  • On se creuse vraiment la tête
  • Il faut courir plusieurs lèvres à la fois
  • Le solo
  • Les feuilles effaçables…

Ce que j’ai 💔 :

  • … Mais le plateau central a du mal à s’effacer
  • Le système d’écriture du stockage
  • Le plateau central vraiment trop petit
  • Certaines icônes sur les dés un peu trop ressemblantes pour des joueurs avec une mauvaise vue
rome

Design

Rome & Roll est un jeu austère comme une cohorte romaine. Il y a peu d’illustrations, les couleurs son monotones, mais ce n’est pas cela qui m’embête le plus. Il y a des erreurs de designs vraiment flagrants.

Commençons par le plus embêtant selon moi : Le stockage des ressources. On est obligé d’écrire l’initiale anglaise de la ressource parce qu’en français, certaines ressources ont la même initiale (Poisson, Pierre, Bois, Bijoux). Alors je me suis dit « mais bien sûr ! on va écrire les deux premières lettres, comme pour les bâtiments, là ça fonctionne !  » (POissons, PIerre, BOis, BIjoux). Malheureusement les cases sont trop petites pour y inscrire lisiblement deux lettres (ou alors les feutres sont trop gros). On aurait pu régler facilement ce problème et proposant des fiches personnages plus grandes ou un espace de stockage avec moins de cases (on ne rempli jamais le stockage de toutes façons) mais plus grandes. Ou alors on aurait pu mettre de bêtes cubes. Alors oui, ça aurait fait moins roll & write. Oui, mais on aurait pas joué en Franglais. Et puis écrire tout le reste c’est déjà pas mal, non ?

Le plateau central est vraiment trop petit. Rendez-vous compte, il est de la même taille que les fiches personnages. Cela pose plusieurs problèmes : Le jeu devient vite illisible, on a tendance à rater des bâtiments lors du décompte et les joueurs qui ne voient pas bien sont vraiment gênés, sans parler du feutre orange qui ne se voit pas bien. Ces problèmes auraient étés réglés en augmentant la taille du plateau et donc des cases, qu’on aurait pu colorer.

En fait on se demande pourquoi c’est un roll & write. On aurait pu avoir des cubes et des polyominos, et déplacer un cube sur une fiche de personnage à double épaisseur. Ca aurait fait le job aussi bien, voire mieux. Je pense que les auteurs se sont dits : on va adapter une mécanique de cubes à un Roll & Write, tant pis si c’est pas pratique. C’est dommage parce que vous le verrez, la mécanique est vraiment super !

Bon au delà ce cela, Rome & Roll, même s’il est un peu austère n’est pas moche, les quelques illustrations sont plutôt jolies comme l’illustration de couverture de Fabrice Weiss qui est sublime. Si on oublie le stockage, le reste de la fiche de personnage est vraiment bien foutue, toutes les infos y sont présentes et sont claires. Les icônes sont claires et explicites, même si le Bois et la Pierre peuvent être confondues sur les dés par des personnes ne voyant pas bien.

Je dois saluer quand même l’audace de proposer un Roll & Write pour expert, quand la quasi majorité des concurrents sont pour un public familial, mais Rome & Roll aurait été bien plus ergonomique s’il n’était pas un Roll & Write mais un classique jeu de pose de tuiles.

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Qualité du matériel

La qualité du matériel est au rendez vous dans Rome & Roll. Les plateaux (personnage et carte) sont assez épais et doté d’une finition brillante qui permet d’écrire dessus et d’effacer ensuite. Il est d’ailleurs un peu difficile d’effacer le plateau central alors que les fiches personnages s’effacent sans problème.

Les gros dés sont superbes, j’aime beaucoup les gros dés comme ça, et heureusement qu’ils sont gros vu le nombre d’icônes présents sur certaines faces.

Les feutres sont de qualité standard. Les pointes s’émoussent un peu après quelques utilisations, ce qui rend le stockage des ressources encore un peu plus difficiles, mais rien de grave. On peut de toute façon les remplacer facilement. Je remercie Super Meeple et PSC Games de ne pas avoir prévu de blocs de papier, alors même si l’usage de feutres effaçables engendrent quelques petits problèmes, ils e sont rien face au fait qu’on ne jette pas du papier. Ca, c’est top !

Dans l’ensemble, le jeu renvoi une impression de qualité et on ne se dit pas qu’il va tomber en miettes au bout de 4 parties.

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Thème

J’aime beaucoup les jeux qui ont un thème historique. Rome & Roll fait partie de ce genre de jeux qui donne envie de s’intéresser à son thème. Le jeu se situe en 64 ap. JC au lendemain du célèbre incendie qui a ravagé une bonne partie de Rome. Néron, 5ième et dernier empereur romain de la dynatie Julio-Claudienne, a été accusé d’avoir volontairement mis le feu à sa ville.

Néron (imperator Nero Claudius Caesar Augustus Germanicus), succède le 13 octobre 54 à son grand-oncle et père adoptif Claude. En 66, il ajoute le titre Imperator à son nom. Il est dépossédé de son pouvoir en 68 et se suicide assisté de son scribe Épaphrodite. Bien que Sénèque ait été son précepteur, on se souvient de lui comme d’un despote cruel, notamment pour avoir assassiné sa mère Agrippine en 59, et pour ses persécutions des chrétiens. Il est célèbre pour avoir bâti la Domus Aurea, après l’incendie de Rome de juillet 64, et pour être un prince poète, chanteur et musicien, un grand organisateur de célébrations sportives et artistiques (les Neronia). Il est aussi un homme d’une ambition démesurée, ayant lutté de toutes ses forces contre l’immense conjuration politique dressée contre lui. Certains historiens débattent de la folie, réelle ou mise en scène, de Néron.

Le grand incendie de Rome éclata dans la nuit du 18 juillet 64 dans la zone du Circus Maximus et sévit pendant six jours et sept nuits en se propageant pratiquement dans toute la ville. Trois des quatorze régions (quartiers) qui constituaient la ville (Isis et Serapis, actuellement l’Oppius, Palatin, Circus Maximus) furent complètement détruites, tandis que dans sept autres les dommages furent plus limités. Seules quatre régions étaient intactes (Porte Capène, Esquilies, Alta Semita et Transtévère). Les morts se comptèrent par milliers et on dénombra environ deux cent mille sans-abri. De nombreux édifices publics et monuments furent détruits, ainsi qu’environ 4 000 insulæ et 132 domus.

L’historien romain Tacite décrit l’événement comme le plus grave et violent incendie de Rome. Dès le début de son récit, il met en évidence les incertitudes sur l’origine du désastre : pur accident ou acte criminel à l’initiative de Néron ? Son compte rendu est le plus riche de détails. Selon l’historien, des mesures prises par Néron n’arrivait à faire taire les rumeurs sur la culpabilité de l’empereur concernant l’incendie : pour ce motif, Néron aurait accusé les chrétiens, que Tacite décrit comme une secte dangereuse et illuminée. Selon l’historien, d’abord on arrêta ceux qui avouaient, ensuite sur dénonciation de ceux-ci, beaucoup auraient été condamnés, mais, fait remarquer Tacite, pas vraiment à cause du crime incendiaire, mais pour leur haine envers le genre humain.

L’historien Suétone dans son œuvre sur les empereurs De vita Cæsarum, plus connue sous le titre Vie des douze Césars, et précisément dans la partie dédiée à Néron, nous donne un bref compte rendu sur l’incendie, très hostile envers l’empereur : il l’accuse directement d’avoir brûlé la ville, parce qu’il était dégoûté par la laideur des constructions antiques et l’étroitesse des routes.

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C’est donc après ce tragique évènement que prend place Rome & Roll. Si le thème est globalement bien rendu et qu’il n’y a pas d’incohérences, le jeu reste assez mécanique. Mais cette reconstruction est bien intégrée dans la mécanique et on en perd pas vraiment de vue ce qu’on fait. Plus qu’un habillage, ici le thème sert la mécanique et il est assez difficile de dissocier les deux. Du coup on s’y croit jusqu’au bout et on ne se retrouve pas à jouer avec des cubes jaunes, bleu ou rouge, à construire une carré, un triangle ou un trapèze. On collecte bien du bois, de la brique, on construit un temple, une carrière, un bijoutier.

Certains bâtiments ont même une mécanique assez thématique comme le temple qui doit être unique sur une colline comme la carrière qui rapporte plus de points quand il y en a peu (honte à la surexploitation ! )

Dans l’ensemble, on se retrouve bien dans ce thème qui est très riche, c’est bien !

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Mécanique

C’est clairement le point fort du jeu ! Il y a tellement de choses à faire dans ce jeu ! La mécanique de Rome & Roll n’est pas à mettre entre toutes les mains, et le jeu s’adresse bien à un public Expert. Les autres joueurs seront perdus face au nombre de choix, aux différentes options que propose le jeu.

Une fois les dés lancés, vous êtes face à une multitude des combinaisons d’actions et de ressources, et il faudra choisir celui qui vous convient le mieux, ou de voler celui qui convient le mieux à vous adversaires. C’est l’étape cruciale du tour et une anticipation ainsi qu’une planification sera nécessaire pour ne pas faire un tour à vide.

Vous ne ferez finalement pas grand chose dans votre tour : 2 actions obligatoire, quelques actions optionnelles et vous passez la main. Là ou cela ce corse, c’est sur le choix de cette action ainsi que les ressources qui doivent aller avec. Aller vous être un bâtisseur, un conquérant, un rénovateur, un peut de tout cela ? En fait il faudra être un peu de tout cela. Dans Rome & Roll, vous devrez vous débrouiller pour courir plusieurs lièvres à la fois car une carence dans un domaine vous infligera un retard trop compliqué à rattraper. Les scores étant finalement assez serrés, vous ne réussirez pas à dépasser vos adversaire de façon à rattraper un retard sur une piste.

Il faudra donc bien observer ce que font vos adversaires, et leur coller à la culotte constamment. Mieux encore, prévoyez une légère avance en permanence sur toutes les pistes. Ils construisent ? Construisez mieux. Ils conquièrent ? Conquérez mieux. Ils rénovent ? Rénovez mieux.

Dans Rome & Roll, vous allez réfléchir à toutes les étapes du tour, vous allez réfléchir pendant le tour de l’adversaire, vous allez réfléchir tout le temps. Aucun temps mort n’est présent dans la partie, on est concentré du début à la fin.

On se retrouve donc face à un jeu réflexif comme je les aime, où la prise de décision est décisive. La clef de la victoire est de prendre la parfaite décision au parfait moment.

Dans l’ensemble, nous sommes face à un jeu exigent, qui demandera de l’anticipation, de la planification, de la gestion et de l’adaptabilité.

La partie solo de Rome & Roll est vraiment bien foutue, et on se retrouve face aux mêmes sensations qu’une partie à deux. L’automa fait bien son boulot et vous mettra les mêmes bâtons dans les mêmes roues que votre adversaire humain. Il n’est ni impossible à battre ni facile, c’est assez bien dosé.

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Simplicité des règles

Les règles de Rome & Roll sont finalement assez simples pour qui a l’habitude de ce genre de règles. Là où cela se complique c’est le nombre d’option dans lesquelles choisir lors de son tour et un joueur non-expert se retrouvera perdu et aura souvent l’impression de ne rien pouvoir faire, ce qui est toujours faux. On a toujours quelque chose à faire.

Heureusement, tout est rappelé sur la fiche personnage, qui sert d’aide de jeu et aucun retour à la règle n’est nécessaire. L’iconographie est rappelée au verso de chaque fiche personnage et si vous jouez à moins de 4, vous pourrez l’utiliser comme aide dé jeu supplémentaire.

Le jeu s’adresse donc à un public expert car il est vraiment touffu.

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Mise en place/rangement

Il n’y a pas beaucoup de matos dans Rome & Roll, du coup, il se met en place rapidement et de manière fluide. Il se range tout aussi vite, une fois que vous aurez difficilement effacé les écritures sur le plateau carte commune.

Conclusion

Rome & Roll est un excellent Roll & Write avec de la gestion de ressources, du draft, de la « pose de tuile » à dessiner. Si vous passez outre les défauts d’ergonomie, vous serez face à un jeu exigent, réflexif, réservé à un public expert. Super Meeple et PSC Games ont enté de faire un Roll & Write pour joueurs experts, et le pari est plutôt réussi même si on essuie clairement les plâtres au niveau design. Le plaisir de jeu est malgré tout bien là et on ne voit pas passer l’heure et demi de jeu.

Testeurs : Arnaud, Carole, Walter

Source : Wikipédia

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3 réponses

  1. Supermeeple dit :

    Merci pour cet article. Le design se fait un peu secouer, mais certains choix sont volontaires malgré tout. Par exemple, le plateau central s’efface moins facilement pour éviter les « accidents ». En effet, comme il s’agit d’un (du seul ?) R&W interactif, tout le monde peut écrire dessus. Ceci dit, nous vous conseillons d’utiliser un simple chiffon avec un produit comme les produits à vitre. De notre côté, on a déjà utilisé une gomme aussi… Les lettres en VF posaient un problème de doublon. Certes on peut utiliser les 2 premières, mais cela engendrait plusieurs soucis. Le premier est effectivement la place pour écrire. Il aurait fallu augmenter la place, mais comme il d’agit d’une localisation, nous n’avions pas la main à ce niveau, l’autre solution est d’utiliser des pointes fines, mais les fournir aurait aussi poser un pb de logistique et de coûts supplémentaires non négligeables. Bien entendu, ce genre de feutre est disponible de le commerce en sus. En tous cas, nous sommes contents que la mécanique vous ai plu. C’est pour cela qu’on souhaitait le faire, car il sort vraiment des sentiers battus en terme de R&W

    • arnaud dit :

      Bonjour, merci pour ce commentaire, c’est toujours appréciable qu’un éditeur prenne le temps pour expliquer les démarches derrière un jeu et les nécessaires choix qu’il faut inévitablement faire. Je suis d’accord avec vous que ce jeu sort des sentiers battus, et il vaut le détour.

  1. 10 janvier 2021

    […] Retrouvez l’article complet : https://undecent.fr/2021/01/04/test-rome-roll-rome-brule-t-elle/ […]

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