[Test] Critter Kitchen – Devient le top des chefs !

| Accès rapide |
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| Mise en place |
| Comment on joue ? |
| Simplicité des règles |
| Matériel et design |
| Mécanique |
| Thème |
| Rangement |
| Verdict |
| Conclusion |
À la maison, il y avait pendant de longues années des rendez-vous que nous ne rations jamais. Le plaisir de regarder un chef cuisiner, transformer un plat en véritable œuvre d’art visuelle est toujours un petit exploit. Comme beaucoup devant ces émissions cultes de gastronomie, de pâtisserie ou de produits du terroir, nous en ressortions systématiquement avec l’eau à la bouche.
C’est donc dans un univers déjà conquis que nous découvrons Critter Kitchen. Une invitation à gérer nos commis, jouer des coudes pour se servir dans le garde-manger. Puis assembler des ingrédients dans des assiettes pour répondre aux épreuves des concours, et tenter de devenir le chef aux meilleures critiques. Cette fois, c’est nous qui passons de l’autre côté de l’écran.
J’ai été surprise par la facilité de prise en main de ce jeu localisé par Lucky Duck Games. Ainsi que par son adaptabilité selon le nombre de joueuses, avec un plateau modulable. Au-delà du système de jeu très complet, la direction artistique est tout simplement splendide et régale les yeux à elle seule. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous régalons nos papilles, mais le jeu nous propose une autre forme de délice.
J’ai pu faire plusieurs parties de Critter Kitchen avec des joueuses expérimentées, et j’ai beaucoup aimé l’expérience. On entre vite dans une vraie phase de planification : “si je fais ça et que l’autre fait ça, alors il vaut mieux que je fasse ceci…” comme le dit très bien Guillaume. On se creuse un peu la tête, puis on essaie d’optimiser ses assiettes. Le tout sans perdre de points précieux face au critique culinaire.
Un jeu entre amis, mais aussi un jeu à partager en famille.
Et puis il y a eu ces parties avec mon fils de 8 ans et mes filles de 10 ans. Ils ont rapidement compris le fond et la forme du jeu. Dès le deuxième tour, avec un accompagnement pas à pas sans pour autant dicter leurs choix. Évidemment, mon expérience de joueuse me donnait un avantage… pour une fois assuré de gagner.
Mais au-delà du défi des étoiles, nous avons surtout passé de très bons moments. Chacun attendait avec impatience de récupérer des ingrédients, les placements sur les différents lieux étaient malins. Ils m’ont même surprise en réussissant les trois combinaisons des concours et en remportant des étoiles lors du passage du critique culinaire.
Les illustrations nous ont émerveillé. Les clins d’œil aux grands chefs et les jeux de mots des zous-chefs. Un ensemble qui fait de ce jeu une véritable pépite, au point d’avoir déjà hâte d’y rejouer avec l’extension. Elle est désormais inscrite dans la liste des prochains petits plaisirs.






















Mise en place
Critter Kitchen demandera une grande table pour offrir une zone de jeu confortable. Le matériel à installer dépend du nombre de joueuses.
Commencez par placer le plateau Quai au centre de la table, puis disposez les plateaux Lieux selon la configuration indiquée dans le livret de règles.
Au-dessus du plateau Quai, placez au hasard 6 cartes Recette face cachée, 1 carte Critique gastronomique face visible et 3 cartes Rumeur face cachée.
Placez le jeton Caddie sur la case du premier tour : il servira de compte-tour.
À proximité de l’École des chefs, formez une pioche avec les cartes zous-chef mélangées et placez leurs jetons à côté.
Préparez également le sac contenant tous les jetons Ingrédient et Rumeur, qui serviront à approvisionner les lieux à chaque tour. Les étoiles sont placées près du plateau central.
Chaque joueuse choisit une couleur parmi les 5 disponibles et reçoit 3 meeples Chef (une souris, un lézard et un sanglier), ainsi qu’un jeton Toque à placer au hasard sur la piste d’initiative. Elle prend aussi un plateau Cuisine, un écran, 3 assiettes et les cartes Lieu correspondantes.
Chaque joueuse commence avec 1 soupe basique.
Enfin, vous pouvez bénéficier de la renommée d’un restaurateur, qui apportera des avantages en cours ou en fin de partie. Piochez-en 2, choisissez-en 1 et remettez l’autre dans la boîte.

Comment on joue ?
Au début de chaque tour, on révèle un nouveau défi. Toutes les joueuses prennent ainsi connaissance de la recette à réaliser. On remplit ensuite chaque lieu aléatoirement avec des denrées ou des rumeurs pour le tour. A l’exception de l’Entrepôt nocturne, que l’on révélera au moment opportun. À ce même moment, on dévoile également un nouveau zous-chef et on place son pion sur son emplacement dédié.
Le tour de jeu
Lors de la première phase, chaque joueuse choisit secrètement où envoyer ses chefs. Pour cela, sélectionnez 3 cartes Lieu et placez-les face cachée devant chacun de vos 3 chefs, ainsi que devant votre zous-chef si vous en avez recruté un.
Petit rappel utile :
- la souris, légère et rapide, se sert en premier mais ne récupère qu’un élément ;
- le lézard, avec sa force intermédiaire, en récupère deux ;
- le sanglier, plus lent mais plus robuste, agit en dernier et en prend trois.
Une fois que tout le monde a fait son choix, révélez les cartes et placez vos chefs sur les lieux correspondants.
On passe ensuite à la tournée des lieux. Chacun est résolu à tour de rôle en respectant la priorité des chefs présents pour effectuer leurs achats (ingrédients ou rumeurs).
Sur chaque lieu :
- les souris se servent en premier ;
- puis les lézards ;
- et enfin les sangliers.
En cas d’égalité entre plusieurs chefs du même type, utilisez la piste de priorité. À noter : la joueuse en tête de cette piste passe ensuite en dernier pour les égalités suivantes.
Chaque chef peut récupérer entre 1 et 3 ingrédients selon son type. S’il ne souhaite rien prendre, ou s’il n’y a plus rien disponible, il repart tout de même avec une soupe basique.
Quelques précisions :
- chaque ingrédient possède un type et une qualité comprise entre 2 et 7 ;
- certains sont pimentés et permettent de doubler la valeur d’un ingrédient du même type (sauf le piment giroflé) ;
- les rumeurs existent en 3 types, identifiables par leurs symboles : “?”, “!” ou “…”. Le symbole “*” peut remplacer n’importe lequel, mais reste ensuite associé à ce choix.
Une fois un lieu résolu, on envoie les ingrédients restants à l’École des chefs, même si aucun chef ne s’y est rendu.
Lorsque les joueuses atteignent l’Entrepôt nocturne, elles révèlent les ingrédients à ce moment-là, ce qui ajoute un effet de surprise. Elles résolvent ce lieu selon les mêmes règles.
Elles résolvent également l’École des chefs de la même manière : le zous-chef y agit comme une ressource, et la joueuse qui le recrute récupère son jeton.
Une fois tous les lieux visités, on passe au rangement en cuisine. Les joueuses peuvent commencer à préparer leurs recettes, mais elles ne les présenteront qu’aux 3ᵉ et 6ᵉ tours.
En fin de tour :
- chaque joueuse récupère ses cartes Lieu ;
- les zous-chefs non recrutés sont défaussés (ou congédiés s’ils étaient en jeu) ;
- les ingrédients restants à l’École des chefs sont placés sur le Soup’Truck ;
- le marqueur de tour avance.
Si celui-ci atteint un concours, chaque joueuse présente ses assiettes. Elles sont résolues une par une, et les étoiles sont attribuées en fonction des points obtenus.
À la fin du 6ᵉ tour, vous entamez le dernier service de votre restaurant. Aucun zous-chef n’apparaît, mais un piment giroflé est disponible : un joker pouvant remplacer n’importe quel type d’ingrédient. Vous pourrez éventuellement en récupérer lors de votre tournée.
La fin de partie
Le 7ᵉ et dernier tour est décisif : il faut satisfaire le critique gastronomique.
Vous devrez proposer un service en 7 plats, chacun correspondant à un type d’aliment. Certaines rumeurs découvertes pendant la partie pourront améliorer votre score.
Le décompte se fait en plusieurs étapes :
- 1 étoile est attribuée, pour chaque type de plat, à la joueuse ayant le meilleur score ;
- 1 étoile récompense la meilleure soupe ;
- 1 étoile est accordée pour chaque plat contenant au moins un ingrédient.
Ensuite, chaque joueuse calcule individuellement les points de ses 7 plats et gagne les étoiles correspondantes.
Enfin, vérifiez les cartes Rumeur : certaines dépendent uniquement de votre service, d’autres de ceux de toutes les joueuses.
En cas d’égalité, pas de jaloux : toutes les joueuses concernées remportent les étoiles. Les restaurateurs préfèrent rester en bons termes
Le mode solo
Ce mode vous permet de profiter pleinement de Critter Kitchen en solitaire. Un bot viendra concurrencer vos choix, que ce soit pour les achats, les concours ou le menu final face au critique culinaire.

Simplicité des règles
Les règles et moi, c’est souvent une histoire d’aimants : soit ça s’attire, soit ça se repousse. Avec le livret de Critter Kitchen, on est clairement dans le premier cas. La lecture est fluide et j’ai compris l’essentiel dès la première lecture. Quelques précisions à vérifier lors des premiers tours, puis je ne l’ai ressorti que pour adapter la mise en place selon le nombre de joueuses.
La rédaction est particulièrement bien pensée et utilise un wording intuitif. Les différentes phases du tour se segmentent bien, ce qui rend l’ensemble facile à suivre. La mise en page permet une lecture progressive, sans avoir à faire des allers-retours constants entre les pages. C’est un vrai confort pour la compréhension.
Enfin, le livret présente le mode solo en fin de règle, avec toutes les spécificités nécessaires à cette expérience de jeu.
Retrouvez les règles du jeu : https://undecent.fr/banque-de-livrets-de-regles/
Matériel et design
Lucky Duck Games assure la localisation et la distribution de Critter Kitchen en soutenant la campagne Kickstarter de Cardboard Alchemy. Celle-ci rencontre un succès impressionnant, atteignant plus de 4000 % de son objectif initial.
Comme pour de nombreux jeux issus du financement participatif, l’édition boutique nécessite quelques ajustements afin de proposer un prix adapté au marché. Le matériel s’optimise : l’éditeur remplace certains éléments, comme les jetons en bois, par des punchboards, et retire la version en meeple 3D des zous-chefs.
Cependant, l’expertise de Lucky Duck Games permet de conserver une expérience très proche de la version Kickstarter, avec une composition fidèle et soignée. L’éditeur intègre même les emplacements prévus pour une extension, sans certitude initiale qu’elle sera commercialisée.
Liste du matériel :
- 8 plateaux Lieu
- 18 jetons Piment
- 91 jetons Ingrédient
- 7 cartes Défi
- 28 cartes Rumeur
- 12 jetons Rumeur
- 72 jetons Etoile
- 12 cartes Critique
- 1 carte Maître d’hôtel
- 10 cartes Restaurateur
- 1 plateau Quai
- 1 sac en tissu
- 1 jeton Bouchées doubles
- 1 marqueur de manches
- 40 jetons Soupe
- 7 jetons Bisque
- 12 cartes Zous-chef
- 12 jetons Zous-chef
- 15 pions Chef
- 5 plateau Cuisine
- 5 pions Toque
- 5 écrans
- 45 cartes Lieu
- 5 plateau Critique
- 15 jetons Assiette
- 1 plateau Cuisine de Macaque Donald’s
- 12 cartes Commande du critique
- 14 cartes Manager
- 30 cartes Macaque Donald’s
Mécanique
Critter Kitchen est un jeu de planification de placement d’ouvriers, d’optimisation de récupération et d’utilisation de ressources pour atteindre des objectifs et devenir au final le meilleur chef étoilé. C’est un jeu au système complet. Mais pas si complexe, qui offre une expérience à la hauteur de ce que l’on en attend, avec en plus une vraie charge émotionnelle autour de la table.
Planifier le placement de vos chefs
C’est la première phase du jeu. Le moment que vous devez observer les différentes possibilités de placement en fonction des ingrédients présents dans les différents lieux. C’est également ici que la concurrence entre les joueuses est la plus forte.
Dans Critter kitchen votre équipe est de base composée de trois chefs . Chacun disposent d’un mode de récupération différent. L’un est rapide et ne ramène qu’un seul ingrédient,. Le second est intermédiaire — plus lent, mais capable d’en récupérer deux. Enfin le troisième en récupère trois, mais se sert en dernier.
Il faut donc réfléchir précisément à leur positionnement, en fonction de l’intérêt des ressources disponibles.
Se pose également la question du Zous-chef : le récupérer représente une perte immédiate, mais peut devenir un véritable atout pour la suite.
Durant cette phase, il faut mesurer l’intérêt de chaque ressource accessible. Il faudra faire des choix, parfois renoncer, tout en sachant que les autres joueuses sont dans la même réflexion.
C’est sans doute le moment le plus cristallisant du tour : il faut trancher. Certains choix seront très satisfaisants, d’autres plus frustrants, notamment lorsqu’une autre joueuse récupère l’ingrédient que vous convoitiez juste avant vous.
Dans tous les cas, vous ne repartirez jamais sans rien : au pire, vous bénéficierez d’une soupe, qui agit comme un joker.
Optimiser vos assiettes du concours pour ne pas gâcher vos ingrédients
Une fois le garde-manger rempli, il faut utiliser chaque ingrédient avec précision pour maximiser les points. Au moment de composer les assiettes, il faut penser au concours en cours, mais aussi anticiper le suivant, tout en préparant la venue du critique culinaire.
Pour valider une assiette, les joueuses doivent atteindre un minimum de points. Il faudra parfois accepter de perdre une étoile pour éviter de gaspiller un ingrédient précieux, qui pourrait faire la différence lors du passage du critique.
L’enjeu est donc d’ajuster ses préparations au plus juste, en fonction des objectifs et des ressources disponibles.
Anticiper la visite du critique culinaire
Tout au long Critter Kitchen et en lien avec les concours intermédiaires. Il est essentiel de garder en tête l’objectif final : la visite du critique culinaire. Cet objectif est connu dès le départ et doit orienter vos choix.
Vous pourrez durant les six premiers tours privilégier la découverte les différentes rumeurs. Elles apportent des étoiles en fonction de la réalisation de la demande pour maximiser les étoiles lors de cette phase.
La capacité à atteindre cet objectif évolue au fil de la partie. Vous pourrez conserver dans la réserve des ingrédients : +5 après le premier concours, puis +10 après le second. Cette mécanique encourage une vision à long terme, tout en demandant de conserver des ressources pertinentes pour les étapes suivantes.
Quelle que soit la stratégie adoptée, cet objectif final ne peut pas être ignoré. Attendre le dernier moment expose au risque de ne pas pouvoir satisfaire le critique. Il est donc essentiel d’avoir accumulé suffisamment d’étoiles en amont. Malgré cela, il reste difficile de l’emporter sans réussir cette dernière étape.
Les Zous-chefs, un atout majeur !
Le Zous-chef fonctionne comme l’un de vos trois chefs, mais il n’est actif que pendant un seul tour, après son recrutement.
Pour l’obtenir, il faut passer par l’académie des chefs. Ce lieu propose plusieurs options et attire souvent beaucoup de convoitise, ce qui en fait un point stratégique important. L’ordre d’arrivée devient alors déterminant et demande à être anticipé dès la phase de placement.
Le recruter n’est pas toujours évident, mais lorsqu’on y parvient, il faut en tirer le maximum. D’autant plus que vous aurez parfois tenté de l’obtenir à plusieurs reprises sans succès, en sacrifiant d’autres opportunités. Il faut donc savoir juger le bon moment pour investir dans ce choix.
En résumé
Critter Kitchen propose des mécaniques qui s’articulent autour d’un système de jeu simple à comprendre, mais offrant une réelle profondeur stratégique selon l’implication des joueuses.
Le rythme des tours, ponctué par les concours, permet une planification à moyen terme, tout en gardant en ligne de mire l’objectif final. Planifier, positionner et résoudre le placement des chefs constitue le cœur du jeu.
Au-delà de cela, le jeu propose une véritable profondeur stratégique, avec un ressenti bien présent et une expérience en adéquation avec ce que l’on peut imaginer en découvrant la couverture de Critter Kitchen.
Thème
La cuisine est un thème qui parle à beaucoup de monde, parce qu’on aime tous se régaler et partager un bon moment autour d’un repas convivial. Critter Kitchen nous plonge dans les coulisses de la cuisine, où l’on va jouer des coudes pour préparer le meilleur repas possible. On y retrouve une vraie dynamique d’échange, une convivialité… mais avec une petite rivalité très bon enfant qui crée de vrais moments de partage.
Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est que tout le système de jeu est en lien direct avec ce thème. Les mécaniques collent parfaitement aux étapes de la cuisine : faire ses courses, se dépêcher pour obtenir l’ingrédient convoité — un peu comme quand on court pour attraper la meilleure dinde pour Noël.
On retrouve aussi ce moment où l’on prépare son menu à la maison, comme on compose ses assiettes pour le concours dans Critter Kitchen. Et puis il y a l’étape ultime : le jugement des convives… ce moment où ils s’éclipsent pour donner leur avis sur votre repas — élogieux ou parfois franchement critique. Ici, c’est le critique culinaire qui joue ce rôle, avec tout le niveau d’exigence que cela implique.
C’est grâce à ce thème que Critter Kitchen réussit à faire revivre toutes ces émotions et ces souvenirs, en les transformant en une expérience ludique et conviviale.
Rangement
Critter Kitchen propose, dans sa version Kickstarter, différents inserts offrant un rangement très soigné.
Dans la version boutique éditée par Lucky Duck Games, l’insert est plus simple et permet un rangement moins précis. Les sachets fournis restent toutefois efficaces pour trier les différents meeples et jetons du jeu. Les cartes disposent d’un emplacement dédié dans un coin de la boîte.
Il est adapté, à condition de rester un peu soigneux lors du rangement pour bien empiler les différentes catégories. Ceci facilite ainsi la mise en place lors des prochaines parties.
Le format de la boîte s’intègre facilement dans une ludothèque. Personnellement, j’apprécie particulièrement de la ranger face couverture visible, tant l’illustration évoque un véritable tableau décoratif.
Verdict
Ce que j’ai ❤️
- Une direction artistique magnifique.
- Une immersion thématique réussie avec des sensations de jeu cohérentes.
- Un système de jeu accessible mais offrant une vraie profondeur Une ergonomie des règles et du déroulement très fluide.
- Une interaction indirecte constante entre les joueuses via la planification et les choix Un jeu adapté aussi bien en famille qu’entre joueurs expérimentés.
- Une bonne rejouabilité et un plaisir de découverte renouvelé Un univers léger, humoristique et assumé qui renforce l’expérience.
- Un très bon rapport qualité éditorial / proposition de jeu / prix.
- Une expérience globale solide et fidèle aux promesses.
Ce que j’ai 💔
- Perte de certains éléments premium de la version Kickstarter (matériel 3D), liée à l’optimisation de production pour rendre le jeu plus accessible
- Quelques détails de règles à clarifier lors des premières parties comme souvent dans ce type de jeu.
- Une phase de planification demandant un petit temps d’adaptation.
- Penser à la gestion de la priorité des chefs dans les lieux
Conclusion
Critter Kitchen est devenu notre chouchou. On est totalement admiratifs de la direction artistique et des illustrations, qui sont tout simplement magnifiques. Le matériel est de grande qualité et la proposition ludique tient pleinement ses promesses dès les premières parties.
Lucky Duck Games a su garder l’essence du jeu tout en réalisant un excellent travail éditorial. Un grand merci à eux de permettre à un public plus large de découvrir ce petit bijou après sa campagne Kickstarter.
La petite pépite — je vous spoil un peu — ce sont les jeux de mots autour des noms des grands chefs que vous incarnez : de jolis clins d’œil à des chefs d’une célèbre émission…au TOP !

J’ajouterais une nuance personnelle : le jeu est indiqué pour 12 ans et plus. À mon sens, ce n’est pas tant pour sa complexité que pour la durée des parties. Mon fils de 8 ans a parfaitement compris le fonctionnement du jeu.
Sans hésiter, allez l’essayer en famille ! Si vous êtes joueurs, c’est un cran au-dessus d’un jeu familial en termes de difficulté, mais l’expérience est tout simplement génialissime.
Alors vous aussi, faites vos courses, cuisinez… et servez le critique culinaire !
Le jeu présenté ici nous été gracieusement envoyé par l’éditeur. Mais comme aucun dessous de table n’a été observé, cet article sera aussi bien baigné d’une objective bienveillance comme il pourra se révéler plus acerbe.

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