[Test] Clash à l’Olympe, caprice des dieux

Clash à l'Olympe2-4 joueursClash à l'OlympeJan TruchanowiczPaweł StobieckiŁukasz Włodarczyk
Clash à l'Olympe8 ansClash à l'Olympe Dagmara Gaska
Clash à l'Olympe30-40 minutesClash à l'OlympeLucky Duck Games
Clash à l'OlympeAdresse, pichenette, majoritéClash à l'OlympeMythologie
Clash à l'Olympe31€50 chez Clash à l'Olympeet dans votre boutique de jeux favorite !
Clash à l’Olympe

Qu’est-ce qu’on y fait ?

Au siècle dernier, les enfants jouaient aux billes dans les cours d’école et en bas de chez eux (avant l’avènement du téléphone portable, non je ne suis pas un vieux con, non mais !), puis en grandissant, on passe à la pétanque, éventuellement au Détanque pour les plus geek d’entre eux. Puis arrive Clash à l’Olympe. Tous ces jeux ont en commun de lancer ou faire glisser/rouler quelque chose vers un objectif. C’est dommage que les enfants ne jouent plus au billes, cela développait leur dextérité, leur sens de la stratégie, et on pouvait les oublier pendant des heures, sûrs qu’ils ne feront pas de bêtises.

J’aimais beaucoup jouer aux billes étant petit, j’aime bien, maintenant que je sui un vieux con, jouer à la pétanque, alors un jeu de pichenette, ça avait de quoi éveiller ma curiosité. Quand j’en ait parlé à Léandre Proust, l’ancien touche à tout de Lucky Duck, je lui avait fait part de ma crainte d’un jeu qui disperse ses pièces partout dans la maison. Il m’a assuré que ce n’est pas le cas ici, grâce au tapis de jeu. Nous verrons en fin d’article s’il avait raison.

Dans Clash à l’Olympe, les joueurs incarnent des dieux qui vont tenter de convertir un maximum de péquenauds gens repartis sur 4 îles. D’un coup de pichenette divines, le joueurs vont envoyer leurs prophètes sur terre (ça doit quand même faire un peu mal) et mettre un peu le bazar dans l’évangélisation des adversaires. Le Dieu le plus malin et le plus agile gagnera à la fin en ayant remporté de plus de points de victoire (qui ressemblent à des pièces, ça rappelle un mauvais souvenir à base d’indulgences).

Etes-vous prêts à botter les fesses de vos prophètes pour qu’ils convertissent un maximum de gens ?

Qu’est ce qu’on trouve dans la boite ?

  • Une grande carte de l’Archipel en néoprène
  • 4 cartes compétence divine
  • 20 cartes Loi
  • 28 petits disques en bois – Prophètes
  • 8 disques moyens en bois – Templiers
  • 16 disques géants en bois – Temples
  • 1 grand disque en bois – Roi singe
  • 1 grand disque en bois – Sphinx
  • Des stickers pour tous les disques en bois
  • 1 jeton premier joueur
  • 1 jeton Main de Dieu
  • Des jetons Point de victoire (1, 3 et 5)
  • 1 jeton Cœur
  • 1 jeton Réserve
  • 1 jeton Tornade
  • 1 livret de règles

Comment on joue à Clash à L’olympe ?

Bon je dois vous dire tout de suite : vous aurez du mal à ranger cette boite bizarre de forme très allongée. Mais pourquoi diable Lucky Duck a-t-il décidé de faire une boite de cette forme pas pratique du tout? Et bien parce qu’il y a un superbe tapis qui fait office de plateau de jeu. J’adore ce tapis, vous le verrez plus bas.

La mise en place :

On pose le tapis de jeu au milieu de la table de façon à ce que chacun puisse accéder facilement à son coin. On dispose la jeton réserve à coté du tapis ainsi que tous les points de victoire. On mélange les cartes lois et on les place à proximité. On attribue avec la méthode de votre chois les cartes compétences divines et chaque joueur choisit la face qui lui sied.

On donne à chaque joueur 5 disques prophètes (6 à trois joueurs, on se demande pourquoi ?) ainsi que les 4 temples de la couleur du dieu.

Chaque joueur donne une pichenette sur un de ses prophètes. Le plus proche du centre est désigné premier joueur. Chaque joueur reprend son prophète.

Le tour de jeu :

La partie se déroule en 4 générations (manches) ou 3 à 3 joueurs. Chaque génération se déroule en 3 phases :

  1. Phase du conseil : on tire 2 cartes lois. Les joueurs votent avec le pouce à la manière de spectateurs de gladiature pour la carte loi qu’ils veulent. Certaines s’appliquent que pour le round en question, d’autres pour le reste de la partie.
  2. Phase de mission : Chacun leur tour, en commençant par le premier joueur, chaque joueur va envoyer d’une pichenette un de ses prophètes sur le tapis de jeu. Une fois placé, si le prophète touche une cité, il peut être défaussé pour construire un temple. Le joueur peut aussi gagner des points pour un prophète sur l’île centrale. Une fois que tous les joueurs ont placé tous leurs prophètes on passe à la phase suivante.
  3. Phase de culte : Les joueurs gagnent des points de victoire en fonction de leur présence sur les îles et en fonction de majorités sur les îles.

La fin de partie :

A la fin de la quatrième génération, le joueur qui a le plus de points de victoire gagne la partie.

Est-ce que c’est bien ?

Ce que j’ai ❤️:

  • Le matos!
  • Les illustrations
  • Les pions ne tombent pas de la table
  • Les tours rapides et fluides
  • C’est terriblement fun
  • Plein de stratégies à mettre en place
  • Les pouvoirs des dieux dont certains sont à double tranchant
  • Les cartes Loi bien fun

Ce que j’ai 💔

  • La forme de la boite
  • Coller les autocollants sur les disques
ze meeple

Design

J’adore le design de Clash à l’Olympe ! J’aime beaucoup les illustrations sur le tapis et celles sur les disques. Les cartes compétences divines sont claires et l’iconographie est rare mais claire et explicite ; l’illustration du dieu est assez jolie et il existe un dieu et une déesse pour chaque carte. Un petit bémol sur le pouvoir de la main qui est peu claire.

Le jeu est très coloré, c’est cool, les daltoniens pourront jouer, même si ce ne sera pas très facile, ils devront se reposer sur les illustrations des disques.

Il y a plein de petits détails sur le tapis de jeu et il est très agréable à regarder. La conception de ce tapis est très bien faite et le dosage des frottements est très bien fait : les disques glissent bien, mais pas trop, et il faut vraiment taper fort pour qu’ils sortent du tapis.

Les frontières sont de la bonne épaisseur et il est rare de se demander si un disque est dans une zone ou non.

Globalement, le jeu est hyper bien pensé. Il est très agréable à regarder et il donne envie de jouer.

ze meeple

Qualité du matériel

La qualité du matériel de Clash à l’Olympe est folle ! La tapis de jeu en matière « tapis de souris » est très bien vu ! il est assez épais mais se roule facilement pour le ranger dans la boite. Les coutures sur le bord du plateau ont l’air solide, il respire la durabilité.

Les disques en bois sont de très bonne qualité, les prophètes sont d’une épaisseur standard et les disques temples sont vraiment imposants en semblent très solides, même en cas de chute, ce qui est important pour ce genre de jeu.

Les cartes sont de la bonne épaisseur et ont le linen finish. Les jetons en carton sont de bonne facture et ont également le linen finish.

Le tout respire la qualité et la durabilité, c’est excellent !

Clash à l'Olympe

Thème

Le thème de Clash à l’Olympe est assez original pour cette mécanique et on aime bien ! Un petit feeling Age of Empire, qui est très sympa!

Chaque carte compétences divine montre une divinité d’une des cultures européenne ou africaine. Au recto vous trouverez un dieu, au verso une déesse (sauf pour l’Egypte) :

  • :  (ou ) est un dieu solaire dans la mythologie égyptienne, créateur de l’univers. Il peut apparaître sous plusieurs autres formes, celle de Khépri, le scarabée bousier : symbolisant la naissance ou la renaissance ou encore Atoum, l’être achevé (le clergé égyptien expliquait que l’astre solaire pouvait revêtir des formes différentes lors de sa course dans le ciel : Khépri était le soleil levant tandis que Rê était le soleil à son zénith et Atoum, le soleil couchant). Au fil du temps, Atoum (le soleil couchant), est assimilé progressivement par les théologiens égyptiens à la forme de Rê (le soleil à son zénith), de sorte que l’on parle de Rê-Atoum, le dieu créateur, qui préside la Grande Ennéade constituée des neuf dieux principaux. Par la suite, Rê a également été associé à plusieurs autres dieux comme Amon pour devenir Amon-Rê.
  • Anubis : Un dieu funéraire de l’Égypte antique, maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs, représenté comme un grand canidé noir couché sur le ventre, sans doute un chacal ou un chien sauvage, ou comme un homme à tête de canidé. La signification du mot Anubis, inpou en égyptien ancien, Anoub en copte, Ἄνουβις / Anoubis en grec ancien, demeure obscure : de nombreuses explications ont été avancées, mais il peut s’agir simplement d’une onomatopée traduisant le hurlement du chacal. La forme canine du dieu a peut-être été inspirée aux Anciens Égyptiens par le comportement des canidés, souvent charognards opportunistes errant la nuit dans les nécropoles à la recherche de cadavres.
  • Freja : Freyja est une déesse majeure dans la mythologie germanique et nordique, où de nombreux contes l’impliquent ou la représentent. Néanmoins les meilleures sources documentées de cette tradition religieuse, la mythologie nordique, sont à prendre avec prudence car elles ont pu subir l’influence des représentations chrétiennes ou classiques. En effet, elles nous ont été transmises, en grande partie, par l’intermédiaire d’historiens médiévaux islandais, alors que l’île était convertie au christianisme depuis plus de deux siècles. La majorité de ces textes, issus de la tradition orale scandinave, ont été mis à l’écrit en Islande au 12ième siècle et 13ième siècle par Snorri Sturluson sous l’influence chrétienne . Le culte et les pratiques rituelles associées à cette déesse sont de ce fait mal connus. Dans les croyances pré-chrétiennes, Freyja représenterait un des trois visages de la Grande Déesse Mère, avec les déesses Frigg et Skadi.
  • Tyr : Dans la mythologie nordique, Týr (nom générique pour dieu en vieux norrois) est le dieu du ciel, de la guerre juste, de la justice, de la victoire et de la stratégie. Tyr est un dieu majeur des Ases, commun à l’ensemble des peuples germaniques et nous connaissons plusieurs variantes régionales de son nom ; en gotique Teiws, en vieux haut-allemand Ziu, en vieil anglais Tīw ou Tīg, du proto-germanique *Tīwaz. Il est initialement un dieu souverain qui incarne en particulier l’aspect juridique de la souveraineté. Associé à l’assemblée législative du thing, il est également un dieu des serments, des procédures et du droit. Týr est sans doute un dieu très ancien, aux origines à la tête du panthéon germanique. Son rôle et son culte auraient perdu de l’importance en faveur d’Odin et de Thor à partir des invasions barbares. Les mythes scandinaves préservés l’évoquant sont peu nombreux, mais son importance est confirmée par le fait que son nom a donné celui du jour de la semaine mardi dans les langues germaniques. Il est symbolisé par la rune Tīwaz, la rune de la victoire.
  • Morrigan : Morrígan (MórríganMorrigane ou Morrígu) est un personnage de la mythologie celtique irlandaise, qui semble avoir été considérée comme une déesse, même si elle n’est pas mentionnée explicitement ainsi dans les textes. Dans certains récits médiévaux, Morrigan fait partie du groupe des trois déesses de la guerre, aux côtés des déesses Badb et Macha, ou parfois Nemain. Dans d’autres récits, les noms Morrigan et Badb sont utilisés alternativement pour désigner la déesse irlandaise de la guerre, ou bien sont toutes deux décrites comme des sorcières des Tuatha Dé Danann.
  • Dagda : Le Dagda (« dieu bon » — Daga Devos) est, dans la mythologie celtique irlandaise, le dieu le plus important des Tuatha Dé Danann juste après Lug. Il apparaît notamment dans le récit Cath Maighe Tuireadh (« Bataille de Mag Tured »). Le Dagda est le dieu-druide par excellence (et par conséquent le dieu des druides), il est responsable du sacré, de la science, des contrats. Il règne sur le temps, l’éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l’Autre Monde celtique) mais lui-même habite le Brug na Boinne, ou « hôtel de la Boyne » que Oengus, son fils, va lui ravir. Sous prétexte d’en avoir la jouissance pendant une nuit et un jour, le Dagda prête sa résidence, mais la durée symbolise l’éternité et Oengus la garde définitivement. Cette résidence, qui n’est autre qu’un Sidh, est assimilée au site mégalithique de Newgrange, au nord de Dublin.
  • Themis : Dans la mythologie grecque, Thémis (en grec ancien Θέμις / Thémis de θέμις / thémis, « la loi divine »), fille d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), est une des Titanides. Elle est la déesse de la justice. Thémis est la fille du ciel et de la terre ou d’Ouranos et de Gaïa. Elle est la sœur ainée de Cronos et tante de Zeus. Elle donne à Zeus, de qui elle est la deuxième épouse après Métis : les Moires, les Heures et Astrée auxquelles viennent parfois s’ajouter les trois Hespérides, les trois nymphes du fleuve Éridan et Homonoia, la déesse de la Concorde. Déesse de la Justice, de la Loi et de l’Équité, Thémis assiste Zeus dans l’Olympe. Elle est souvent représentée dans l’art ancien tenant les plateaux d’une balance avec laquelle elle pèse les arguments des parties adverses. Dans l’Olympe elle est la aussi la mère des Heures (mythologie) et des Parques.
  • Zeus : Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús) est le dieu suprême dans la mythologie grecque. Fils du titan Cronos et de la titanide Rhéa, marié à sa sœur Héra, il a engendré, avec cette déesse et avec d’autres, plusieurs dieux et déesses, et, avec des mortelles, de nombreux héros, comme l’a expliqué la théogonie d’Hésiode (8ième siècle avant J.C.). Zeus est fréquemment représenté par des artistes grecs dans l’une des deux poses suivantes : debout, s’avançant avec un tonnerre dans sa main droite levée ou assis en majesté.
ze meeple

Mécanique

On adore jouer à Clash à l’Olympe ! Une mécanique hyper simple, de la stratégie, un peu de chaos, du « take that« , tout y est pour passer un excellent moment autour de la table. Le jeu mélange placement d’objet avec de la dextérité à la manière d’un jeu de billes, contrôle de territoire avec la majorité, stratégie avec le placement des temples.

Les auteurs ont rajouté un peu de chaos avec les cartes Loi qui peuvent vraiment changer les règles pour le tour ou pour la partie ou donner des contraintes assez difficiles pour certaines (comme placer le disque sur la tranche ou jouer avec les deux mains en même temps).

On met en place des stratégies, on essaie de placer ses disques au millimètre, on va tenter de dégager les disques adverses pour s’assurer des majorités et embêter les autres joueurs. Des fois on s’aperçois que notre stratégie minutieusement pensée et exécutée tombe subitement à l’eau après le coup d’un dieu rival, et c’est délicieusement rageant.

On va bien sûr jouer avec les effets billards tout au long de la partie et dégager les disques de ses adversaires sera essentiel pour espérer engranger un maximum de points. Certains pouvoirs demandent carrément de sortir les disques du tapis de jeu, et là c’est aussi jouissif que difficile à réaliser.

La carte Loi qui dit que si un joueur occupe en même temps les 4 îles, il gagne immédiatement la partie est un bon exemple de cartes qui changent radicalement la physionomie de la partie. C’est plaisant, ça rajoute des twists très plaisant et de la re jouabilité.

Dans l’ensemble on s’amuse beaucoup dans Clash à l’Olympe et de bonnes tanches de rigolade sont à prévoir ! Bravo Lucky Duck !

Clash à l'Olympe

Simplicité des règles

Dans Clash à l’Olympe, les règles sont hyper simples, elles sont très bien expliquées dans le livret. Il y a peu de place aux engueulades de type « ton pion n’est pas dans la zone ! si, il y est ! « . Tout ceux qui peut provoquer un conflit est tranché dans les règles, et ça c’est bien!

Aucun retour à la règle n’est nécessaire, tout est expliqué sur les cartes et une aide de jeu très bien faite est présente dans la boite.

Clash à l'Olympe

Mise en place / Rangement

La mise en place de Clash à l’Olympe se fait facilement et de manière fluide. Le rangement également. On sort tout, on répartit les pièces et c’est parti ! Par contre le rangement de la boite dans la ludothèque relèvera du Tetris et il est fort à parier qu’elle dépassera de l’étagère.

Conclusion

coup de coeur

Clash à l’Olympe est un excellent jeu de pichenette et de contrôle de territoire ! Si vous arrivez à le ranger dans votre ludothèque, vous le sortirez souvent en famille et avec les enfants. Tout est réuni pour en faire un bon jeu : la qualité du matériel, de la stratégie, du chaos, du take that et une mécanique très simple ! Foncez sur ce jeu, vous y jouerez tout le temps et de bonnes tranches de rigolades sont garanties !

Testeurs : Arnaud, Carole, Baptiste, Auriane

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