[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten Totten

[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten Totten2 joueurs[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten TottenReiner Knizia
[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten Totten14 ans et + (moins pour des joueurs habitués)[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten TottenRoland MacDonald
[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten Totten30 minutes[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten TottenPixie Games, Shakos
[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten TottenDuel, combinaisons, cartes, guessing[Test] Battle Line Medieval, l’indispensable jeu à deux pour celui qui n’a pas Schotten Tottenmédiéval, champ de bataille
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Battle Line Medieval

Qu’est-ce qu’on y fait ?

De Schotten Totten à Battle Line Medieval

Battle Line Medieval édité chez Shakos et distribué par Pixies Games est un jeu de combinaison de cartes pour deux joueurs du prolifique Reiner Knizia (Pickomino, Tigre et Euphrate, Ra, Les Cités Perdues, Amon-Rê …) qui renouvelle le plaisir de jeu de son incontournable aîné Schotten Totten. Car pour ceux qui ne connaissent pas le fameux Schotten Totten a plus de 20 ans et c’est désormais un classique dans le monde des jeux de cartes en mode duel. Sorti en 1999, il avait fait un carton chez les joueurs appréciant les oppositions tactiques accessibles … mais avec une direction artistique qui n’était pas fofolle loin de là.

Il a d’ailleurs bénéficié d’un relooking très fun en 2016 chez Iello dans sa gamme des mini-jeux.

En 2000, Reiner Knizia sortait Battle Line (non disponible en français) avec des mécaniques similaires mais avec une profondeur historique qui était la bienvenue en l’occurrence en reprenant le thème de l’affrontement militaire pendant la période d’Alexandre le Grand.

Voici que Reiner Knizia, associé à Shakos et Pixie Games pour la localisation française, revient dans le même registre avec Battle Line Médiéval, vous l’avez compris, dans un environnement de combat au Moyen-âge en y apportant, en plus des illustrations complètement différentes et très élégantes, quelques modifications par rapport à son aîné et une extension qui renouvelle la mécanique de jeu. Il va sans dire que les habitués de Schotten Totten seront grandement familiarisés avec les règles qui subissent peu de changements, ils s’attarderont principalement sur l’excellente extension terrain.

Le principe du jeu est simple : S’affronter pour être le premier à remporter 3 champs de bataille adjacents ou 5 différents parmi 9 disposés en ligne. Comment ? En possédant la meilleure formation de 3 troupes permettant ainsi de prendre le dessus sur son adversaire du jour en se basant sur la réalisation de combinaisons s’inspirant du poker (carré, brelan, couleurs, suite …). Les cartes sont de 6 couleurs différentes (plutôt 6 factions) numérotées de 1 à 10 et correspondent à différents combattants (cavalerie, archers, infanterie).

Vous et votre adversaire dirigez donc les armes combinées des plus grandes unités de l’époque. Allez-vous, comme les grands Rois d’antan, régner en maître ?

Battle Line Medieval vous place aux commandes des stratégies de votre armée. Comment allez-vous rassembler vos formations ? Utiliserez-vous votre puissant Garde du Roi ou un simple trio de Tambours pour vaincre votre ennemi, ou enverrez-vous le roi d’Angleterre ou de France au front pour gagner un drapeau essentiel ? Peut-être préférerez-vous vous fier à vos espions pour déterminer les forces et les faiblesses de l’ennemi avant d’engager vos meilleures forces ? De toutes façons vous aurez toujours beaucoup de choix. À chaque carte jouée, vous déterminerez la force et la direction de votre attaque tout en complotant pour repousser les avancées de votre ennemi.

Les épées de taille sont affûtées ? Vos cavaliers d’élite sont prêts à en découdre ? Alors partons pour la visite guidée …

Qu’est ce qu’on trouve dans la boite ?

  •  60 cartes Troupe
  • 10 cartes Tactique
  • 2 aides de jeu
  • 9 cartes Champ de bataille recto-verso (un côté vierge pour les parties de base, un côté avec texte pour l’extension terrain)
  • 1 petit livret de règles de 8 pages

Comment on joue ?

Mise en place :

On dispose les 9 cartes champs de bataille pour séparer les deux joueurs pour former la ligne de bataille. Chaque joueur reçoit 7 cartes Troupe, le reste des cartes constituent la pioche, face cachée. Une seconde pioche face cachée est constituée des 10 cartes Tactique qui apporteront une dimension tactique conséquente voire des renversements de jeu sur le champ de bataille.

Tour de jeu :

Chacun son tour, on pose une carte devant un champ de bataille de son choix (dans la limite de 3 cartes par champ de bataille) puis on pioche une carte Troupe ou une carte Tactique de la pioche pour avoir toujours 7 cartes en main. Cavalerie, archers ou infanterie devront répondre présents à vos initiatives afin de former les formations les plus efficientes. Et les dilemmes seront légions !

Les cartes sont de 6 couleurs différentes (plutôt 6 factions) numérotées de 1 à 10. Attardons-nous sur la hiérarchie et la valeur des combinaisons communément appelées formations. De la plus forte à la plus faible, cela donne le classement suivant :

  • L’enveloppement : une suite de 3 cartes de la même couleur.
  • Le carré : 3 cartes de la même valeur, c’est-à-dire un Brelan.
  • La colonne : 3 cartes mais de la même couleur. Attention à ne pas confondre les rouges, guettez leur forme.
  • L’escarmouche : une suite de 3 cartes mais de couleurs différentes.
  • La mêlée : 3 cartes quelconques. Alors c’est la somme des valeurs qui compte.
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Lorsque vous pensez que vous avez la supériorité sur un champ de bataille vous devez prouver que l’autre joueur ne peut vous vaincre (même s’il n’a que deux cartes posées en face). On dit que vous le revendiquez. Si c’est le cas, vous avez conquis le terrain. Comme énoncé au début, vous gagnez lorsque vous avez gagné 5 champs de batailles ou 3 champs adjacents. Attention, il faut absolument être certain de proposer la meilleure combinaison pour pouvoir gagner la bataille sur ce terrain. Petit conseil, il est inutile de se précipiter pour arriver à poser 3 cartes alors que votre adversaire n’y pose pas de carte, vous ne pourrez pas facilement prouver que votre adversaire ne peut pas rivaliser avec vous, puisqu’il n’y pas de combattant en face. On n’est pas encore chez Don Quichotte qui se bat pas contre des moulins à vent ! On ne prouve qu’avec les cartes déjà jouées et c’est bien pensé. C’est-à-dire que si vous disposez dans votre main d’une carte qui serait utile à votre adversaire pour vous êtes supérieur mais qu’elle reste dans votre main, alors elle ne compte pas dans votre revendication puisqu’elle n’est pas visible. C’est rageant mais c’est comme ça.

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Il faudra regarder sans cesse quelles cartes ont été placées ou défaussées, si .

Les cartes Tactique auront toute leur importance. On peut en avoir autant que l’on souhaite en main dans la limite des 7 cartes autorisées MAIS on ne peut en jouer qu’une seule de plus que son adversaire. Cela signifie que vous devrez attendre que l’autre joueur joue une carte Tactique pour en jouer une nouvelle (donc cela ne sert à rien d’en avoir trop). Une carte Tactique apporte une réelle plus-value sur le champ de bataille. Certaines permettent de choisir la valeur et la couleur d’une carte, essentiel tant les combinaisons sont parfois difficiles à réaliser. D’autres vous invitent à déplacer une de vos cartes ou à défausser celle de l’adversaire. Elles constituent donc une donnée à ne pas négliger. Le fait de les avoir limité à 1 de plus que l’adversaire permet de limiter les abus et d’équilibrer la partie.

Il y a trois types de cartes Tactiques :

  • 2 cartes Météo qui vont changer les règles sur un champ de bataille non revendiqué en les plaçant devant. Prenons l’exemple de la carte Boue qui oblige à poser 4 cartes de chaque côté d’un champ de bataille.
  • 4 cartes Moral qui se joue comme une carte Troupe. On citera la carte Cavalerie mercenaire qui compte comme une carte de valeur 8 de la faction de son choix.
  • 4 cartes Ruse qui vont se placer face visible de notre côté de la table et faire piocher ou faire bouger des cartes chez nous ou chez l’adversaire. Exemple avec la carte Traîtrise de prendre une carte Troupe ennemie posée et de la placer de son côté.

Ces divers effets de cartes pimentent donc la partie de Battle Line Médiéval.

Fin de partie : On remportera la partie au 3ème champ adjacent remporté ou au 5ème champ gagné.

Battle Line Médiéval possède en plus une extension intégrée Terrain qui, en plaçant les 9 cartes champs de bataille face texte visible, modifiera les règles de certains champs ou donnera un pouvoir lors de la revendication au joueur qui le fait. Cette extension se joue de préférence sans les cartes Tactiques (sinon bonjour la pagaille …). Par exemple, un champ de bataille en vaudra 2 pour le score mais ne comptera pas pour la règle de la victoire à 3 champs adjacents ; sur un autre terrain, on instaure un camp attaquant et un camp défenseur qui devra jouer une carte supplémentaire ; sur un autre terrain, les combinaisons ne fonctionnent pas, seule la somme des valeurs est prise en compte ; un autre octroie des récompenses permettant de désavantager l’adversaire. De quoi agrémenter vos duels avec encore plus de maîtrise tactique puisqu’il n’y a plus de tirage de cartes Tactique. Pour le mois le meilleur mode de Battle Line Medieval.

Est-ce que c’est bien ?

Ce que j’ai ❤️:

  • Battle Line Medieval améliore et étend le système de jeu de Schotten Totten (des cartes de valeurs de 1 à 10 au lieu de valeur 1 à 9) pour donner aux joueurs encore plus d’options tactiques et de décisions difficiles.
  • L’extension Terrain, une variante indispensable permettant une plus grande maîtrise tactique car elle rend la partie moins liée à l’aléatoire du tirage des cartes Tactique.
  • Le thème médiéval qui sied à merveille au jeu.
  • Les illustrations des cartes Troupe propres à chaque type de combattant très élégantes, soignées et réalistes ; presque comme tirées d’un traité d’art de la guerre. Même avis pour les cartes Tactique.
  • La simplicité d’explication.
  • L’exceptionnelle profondeur tactique malgré l’apparente simplicité.
  • Du guessing et de la stratégie.
  • Des pictogrammes et des textes compréhensibles sur les cartes Tactique (pas comme dans Schotten Totten où le retour à la règle est nécessaire).
  • Les pouvoirs des cartes Tactique équilibré et le fait ne pas pouvoir en jouer plus d’une de plus que son adversaire.
  • le texte écrit en style gothique lisible pour une fois

Ce que j’ai 💔:

  • Le dos des cartes terne avec des formes géométriques peu à mon goût entre arabesques et circonvolutions.
  • L’aléatoire du tirage des cartes Tactique
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Design

Je trouve les illustrations superbes. Le visuel est en tout cas très soigné et sublime réellement le jeu, là où Schotten-Totten était un peu plus fantasque et abstrait et pouvait laisser croire à un jeu plus enfantin alors qu’il en est très loin. Du réalisme, une belle impression de mouvement ou des postures bien tranchées, des illustrations qui semblent comme tirées d’un traité d’art de la guerre. Le travail de Roland MacDonald est très réussi. Certaines valeurs ont des illustrations différentes en fonction des couleurs. L’écriture gothique, très lisible, va à ravir (une fois n’est pas coutume). On n’a pas l’impression d’avoir un vulgaire jeu de cartes avec des valeurs qu’il faut jouer sans cœur et sans âme.

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Qualité du matériel

Les cartes sont de taille standard 80 mm x 63 mm plutôt épaisses qui donnent une impression de qualité. La boîte, pas trop grande, les accueille dans un thermoformage adapté.

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Thème

Battle Line Medieval possède un thème qui sied à merveille au jeu ; ce côté bataille médiévale avec ses factions composées de cavaliers, d’archers ou de fantassins colle parfaitement à la mécanique d’affrontement avec des cartes de valeurs différentes en fonction du type de combattant (exemple, le porte-étendard (10) étant supérieur à l’infanterie légère (5), elle-même supérieure au tambour de valeur 1).

ze meeple

Mécanique

C’est le point fort du jeu. C’est simple, fluide, stratégique. On choisit une carte Troupe ou Tactique de sa main (sauf pour la variante terrain où on se passe des cartes Tactique), on la pose devant un champ de bataille et on tente de faire des formations de 3 cartes supérieures à celle de son adversaire sur la base de combinaisons connues (carré, brelan, suite …). Pour le comparé avec Schotten Totten, le faire de simplement ajouter une carte dans le nombre de cartes de chaque faction (10 au total) apporte un plus (il n’y a 9 cartes par « couleur » pour Schotten Totten). C’est plus stratégique.

Le fait de pouvoir revendiquer un champ de bataille une fois que l’on a posé sa carte Troupe ou Tactique en prouvant qu’on a la supériorité indiscutable est vraiment intéressant comme manière de faire (mais attention on ne tient compte que des cartes visibles, déjà posées). Dans la variante Expert, c’est encore plus stratégique puisqu’il faut revendiquer un champ de bataille avant de jouer sa carte ; cela laisse un tour à votre adversaire pour s’organiser et peut-être jouer une carte tactique qui peut renverser la situation.

Les cartes Tactique (Météo, Ruse ou Moral) ont des capacité très équilibrées (sauf la carte Roi qui est un atout indéniables mais on ne peut qu’en jouer une des deux disponibles ; ce qui n’empêche pas de prendre la deuxième dans sa main pour que son adversaire ne puisse pas la jouer). Ne pouvoir jouer qu’une carte tactique de plus que son adversaire permet un équilibrage des forces pour ne pas tuer la partie. C’est encore bien pensé.

Là où Schotten Totten connaissait ses limites, Battle Line Medieval les dépassent avec l’extension Terrain que je ne peux que conseiller de placer d’entrée de jeu pour ceux qui ont déjà joué à son aîné. Elle permettra d’être plus stratégique puisque les carte Tactique ne sont pas jouées, les terrains ayant des capacités connues, visibles dès le début de la partie. Il y a moins d’aléatoire puisqu’on ne tire plus les cartes Tactique. Et ça c’est vraiment bien à mon goût.

D’autres jeux ont su exploiter une mécanique se rapprochant de cette bataille frontale autour de terrains le long d’une ligne et à base de pose de cartes ; et certains l’ont fait avec brio. Je veux parler par exemple de Ninja Taizen chez Iello : du placement de cartes de chaque côté d’un terrain et du déplacement de piles de cartes lié à un tirage de dé (donc forcément, il y a une grosse part de hasard) pour rejoindre le village ennemi. Et là la résolution des oppositions se fait par un système de chifoumi. Je peux également parler d’un de mes jeux préférés à deux joueur dans un environnement de toute beauté à savoir Hanamikoji encore chez Iello : et il a remplacé Schotten Totten dans ma ludothèque car il ne laisse quasiment pas de part au hasard. C’est un jeu de majorité, chaque tour vous posez une carte sur une des Geisha pour vous attirer ses faveurs. Seulement, pour se faire vous devez passer par une des 4 actions disponibles une fois par manche et qui va permettre (entre autres) à votre adversaire de choisir des cartes que vous avez en main. Alors côté Direction artistique, Hanamikoji est surement un poil supérieur, côté gameplay ils se valent avec pour ma part une préférence pour Battle Line Medieval. Mais c’est questions de goût.

ze meeple

Simplicité des règles

Les règles s’expliquent très rapidement. Elles sont simples et pourront être comprises par des joueurs habitués qui ont moins de 14 ans. On prendra juste le temps de bien lire les capacités des 10 cartes Tactique pour les premières parties pour ne pas être surpris par leurs capacités ou de découvrir les capacités de chaque Terrain en jouant à l’extension.

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Mise en place/rangement

Il y juste à disposer les 9 champs de bataille en ligne, distribuer 7 cartes Troupe, faire 2 piles avec les cartes Troupe et cartes Tactique et c’est parti. Le rangement se fait en deux piles qui vont dans le thermoformage de la boîte.

Conclusion

Battle Line Medieval est un jeu fluide, simple et stratégique. Un must have du jeu à deux, donc un coup de cœur ! Certes il est dans la lignée d’un Schotten Totten puisqu’il en est très largement inspiré pour ce qui est de la mécanique de jeu. Reiner Knizia fait du Reiner Knizia ! S’affronter pour être le premier à remporter 3 champs de bataille adjacents ou 5 différents parmi 9 disposés en ligne en possédant la meilleure formation de 3 troupes permettant ainsi de prendre le dessus sur son adversaire du jour en se basant sur la réalisation de combinaisons s’inspirant du poker (carré, brelan, couleurs, suite …). Rien de plus simple à comprendre. Des cartes de 6 factions différentes numérotées de 1 à 10, une main de 7 cartes et une seule carte à jouer à chaque tour. Simplissime. Le tout dans un univers médiéval élégant. Et l’extension Terrain qui impose des conditions de pose visibles depuis le début de la partie. Parfait !

Vous et votre adversaire auront vraiment l’impression de diriger les armes combinées des plus grandes unités de l’époque du Moyen âge, avec des illustrations de cartes très réussies adaptées à la valeur des combattants. Alors pas de grandes batailles rangées, de figurines, mais du combats sur le terrain face à face, carte contre carte, où vous aller rassembler vos formations. Utiliserez-vous votre puissant Garde du Roi ou un trio d’arbalétriers pour vaincre votre ennemi ou profiterez-vous du roi d’Angleterre ou de France pour faire basculer un champ de bataille dans votre camp ? De toutes façons vous aurez toujours beaucoup de choix, que ça soit par opportunisme ou d’une manière très calculée. À chaque carte jouée, vous déterminerez la force et la direction de votre attaque tout en complotant pour repousser les avancées de votre ennemi. Et que de plaisirs. Des parties qui peuvent s’enchaîner assez rapidement, mais surtout une envie d’y rejouer, et là c’est l’essentiel pour un jeu, peu importe sa direction artistique ou son thème, si on a envie d’y rejouer c’est que c’est forcément un bon un jeu, et cela peut être personnel et pas universel. Alors c’est vrai que celui qui a déjà Schotten Totten ne se sentira pas obligé de l’acquérir, même si l’extension Terrain vaut le détour, les autres foncez !

Testeurs : Sandrine, Laurent

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