[Festival] Gala TCG : un espace dédié à la Paris Games Week

La Paris Games Week, c’est d’abord un grand rendez-vous du jeu vidéo. On y vient pour essayer les nouveautés, retrouver des univers connus, assister à des animations et partager sa passion avec d’autres joueurs. Mais entre les consoles, les ordinateurs et les écrans, les cartes ont elles aussi trouvé leur place. Du 22 au 25 octobre 2026, le Gala TCG s’installait dans le pavillon 1 de Paris Expo, à la Porte de Versailles.

Le Gala TCG rassemble tout un petit monde autour des jeux de cartes à collectionner : boutiques, éditeurs, artistes, collectionneurs et joueurs. On peut acheter, échanger, admirer des cartes ou s’asseoir pour apprendre à jouer. Et c’est surtout cette dernière proposition qui m’intéressait.

J’y étais déjà allé en avril et l’expérience m’avait tellement plu que j’avais envie de revenir. Découvrir les nouveautés, essayer des jeux qui m’avaient échappé, mais aussi rejouer à ceux que j’apprécie déjà : le programme était vite trouvé.

Mes obligations professionnelles m’ont empêché d’assister à la soirée presse du mercredi 21 octobre. Je suis donc arrivé à Paris le vendredi soir, prêt à profiter des deux derniers jours du salon, les samedi 24 et dimanche 25 octobre. Avec une idée assez simple : passer un maximum de temps autour des tables.

Une arrivée sans perdre de temps

Premier bon point : l’accès. Le parc des expositions est bien desservi et j’ai rejoint le pavillon sans difficulté. Le hall est immense, avec plusieurs entrées, et mon passage par l’entrée presse s’est très bien déroulé.

Les portes ouvraient à 9h30. À 9h35, mon badge était scanné et, une minute plus tard, j’étais dans le festival. Pour mon arrivée du samedi, difficile de faire plus fluide.

Après un passage à l’accueil pour me repérer, je me suis dirigé vers l’espace consacré aux cartes. Et là, des boutiques, il y en avait vraiment beaucoup ! De quoi occuper ceux qui venaient compléter une collection ou chercher une carte précise.

De mon côté, je regardais surtout les tables de démonstration. Le Village TCG Asmodee, Lorcana, les espaces autour de Naruto, Riftbound… Il y avait largement de quoi remplir le week-end. Et, un peu plus au fond, un petit stand indépendant allait aussi me réserver une belle découverte.

.

Le passeport Asmodee : des tampons, des parties et un sac à décrocher

Avant de commencer à jouer, je suis passé au stand du Gala TCG récupérer le passeport Asmodee. Pour le compléter, il fallait jouer à tous les jeux du Village TCG Asmodee et faire valider ses passages avec des tampons. À cela s’ajoutaient trois missions :

  • Avoir un compte Asmodee.
  • Retrouver une carte exposée sur l’un des stands.
  • Publier une photo de la scène prise pendant un événement.

Il fallait donc explorer le village, s’installer aux différentes tables et passer aussi du côté des animations pour remplir le passeport en entier.

Une fois le passeport rempli, les 25 premières personnes de la journée à le rapporter pouvaient repartir avec un sac de goodies. Il fallait donc terminer le parcours et le présenter assez vite ! Avec une limite d’un sac par personne sur l’événement et un contenu plutôt généreux, les candidats étaient nombreux.

Ce parcours avait aussi le mérite de pousser à essayer plusieurs jeux. Certains m’étaient familiers, d’autres beaucoup moins. De quoi varier les plaisirs entre deux parties de mes favoris.

Passeport en main, direction l’un des titres que j’avais particulièrement envie de découvrir : Hellbreak.

Hellbreak : les monstres de cinéma passent à table

Faire s’affronter Dracula, le requin des Dents de la mer, la Fiancée de Frankenstein ou le Cavalier sans tête dans un jeu de cartes à collectionner, forcément, ça intrigue!

Ces quatre decks étaient proposés en démonstration. Pour la sortie, le calendrier s’est précisé : l’éditeur annonce désormais un lancement mondial en janvier 2027.

Comment ça se joue ?

Chaque joueur incarne un monstre et cherche à éliminer celui de son adversaire. Autour de lui, on joue des serviteurs, des événements et des cartes de soutien.

Les manches commencent par une production de ressources : du sang pour payer ses cartes, des jetons Hantise pour certaines capacités, ainsi que de la pioche selon les cartes placées en ressource. Une carte de la main peut ensuite être engagée dans une enchère pour l’initiative, avant de rejoindre ces ressources pour les manches suivantes. Ce choix détermine donc ce qu’on pourra produire ensuite.

Les joueurs alternent ensuite leurs actions : jouer une carte, attaquer, utiliser une capacité ou faire agir un personnage autrement que par le combat. On peut aussi hanter les lieux pour en prendre possession et profiter de leurs avantages. Les jetons Hantise placés sur les lieux sont distincts de ceux de sa réserve, utilisés pour payer certaines capacités.

Le monstre possède deux faces, entre lesquelles il peut basculer à un moment précis de la manche. Sa santé est représentée par une réserve de cartes qui s’épuise sous les dégâts. Quand elle est vide, la partie est perdue.

Une première partie qui donne envie d’y revenir

Ma première partie a duré quinze à vingt minutes. C’était suffisant pour découvrir les grandes lignes, mais trop court pour me faire un avis aussi précis que je l’aurais souhaité.

Une sensation s’est pourtant imposée très vite : ça me rappelait Star Wars Unlimited. Je parle ici du rythme, des actions qui se répondent et de la façon dont on construit sa présence sur la table.

Après un détour par Magic, je suis donc revenu jouer. Cette fois, j’ai pris les requins des Dents de la mer pour une partie d’environ quarante minutes. Et là, j’ai pu davantage profiter du jeu. C’était dynamique, avec des sensations très intéressantes.

Je suis reparti avec une carte promotionnelle Jason et un pin’s Hellbreak. Mais surtout avec l’envie d’essayer un autre deck.

La Fiancée de Frankenstein : une partie plus frustrante

J’y suis effectivement retourné au cours du week-end pour prendre en main la Fiancée de Frankenstein. Son fonctionnement autour des cartes de la défausse m’intéressait, mais cette partie m’a moins convaincu.

J’ai généré beaucoup de jetons Hantise, qui servent notamment à déclencher certaines actions de notre monstre ou de nos sbires. La hantise sert aussi à disputer les lieux pour en prendre possession, mais les jetons accumulés dans notre réserve ne se déplacent pas simplement sur ces lieux. Or, dans le deck de démonstration que j’avais en main, seules deux cartes utilisaient les jetons de cette réserve. Je me suis donc retrouvé à en produire sans réussir à les dépenser.

Si je l’avais su dès le départ, j’aurais fait d’autres choix au moment de placer mes cartes en ressource. J’aurais notamment gardé ces deux cartes à disposition plutôt que de les consacrer aux ressources, et privilégié des ressources produisant davantage de sang ou de pioche. Avec une meilleure connaissance du deck, j’aurais sans doute pu mieux préparer ma partie.

Cela reste une frustration sur cette découverte : j’avais de quoi produire, mais très peu de moyens d’en profiter. Pendant ce temps, mon adversaire m’a franchement roulé dessus. La dynamique autour de la défausse m’intéresse toujours, et j’aimerais rejouer ce deck en sachant mieux quelles cartes conserver.

Le plus drôle, c’est que j’avais déjà rencontré cet adversaire à One Piece. Cette fois-là, c’était moi qui avais largement gagné. Il a donc pu prendre sa revanche avec quelques monstres de cinéma !

Le lien du site.

Magic: The Gathering : mes dragons n’ont pas traîné

Entre mes deux premières parties de Hellbreak, je suis retourné à Magic: The Gathering. Créé par Richard Garfield et publié en 1993, le jeu reste une référence historique du genre.

Pour ceux qui le découvrent, on utilise notamment des terrains pour produire du mana, qui sert à lancer des créatures et d’autres sorts. Dans un duel classique, chacun commence avec vingt points de vie et cherche généralement à réduire ceux de son adversaire à zéro. Les créatures peuvent attaquer, tandis que l’adversaire choisit comment bloquer avec les siennes.

J’avais déjà joué plusieurs fois à Magic, donc je retrouvais des habitudes. Mon deck associait dragons et gobelins, mais ma main avait visiblement décidé de privilégier les dragons.

Et pour une fois, tout suivait : les créatures, le mana pour les jouer et même un artefact qui leur donnait la célérité. Mes dragons pouvaient donc attaquer dès leur arrivée.

Avec le vol en prime, mon adversaire a eu du mal à répondre. La partie a rapidement tourné à mon avantage. Une sortie bien confortable pour moi, beaucoup moins pour lui.

À l’issue de la démonstration, j’ai également reçu un booster. Un petit bonus après une partie où mes cartes avaient déjà été plutôt généreuses.

Le lien du site.

ERA TCG : le football a quelque chose à apporter au genre

ERA fait partie des découvertes que je retiens le plus de ce week-end. Un jeu de cartes à collectionner sur le football, ça pouvait m’intriguer. Encore fallait-il que le thème apporte quelque chose une fois les cartes posées.

Et c’est justement ce qui m’a plu.

Comment ça se joue ?

Chaque joueur dirige une équipe représentée par quatre postes : gardien, défenseur, milieu et attaquant. On commence avec des joueurs de base, puis on fait évoluer son équipe grâce aux cartes de son deck.

Les decks comptent 45 cartes et peuvent associer deux couleurs. On y trouve des joueurs et des techniques, qui permettent notamment de préparer les actions, de défendre ou de tenter de marquer.

Les passes alimentent la construction du jeu et la jauge de tir. Il faut développer son équipe, préparer une occasion et choisir le moment de frapper, face à un adversaire qui dispose aussi de moyens pour intervenir et arrêter le ballon.

Le premier à inscrire trois buts remporte le match.

Une vraie bonne surprise

Les explications ont pris moins de dix minutes. Pour une première partie, je compterais environ une demi-heure, le temps de découvrir les cartes et de comprendre comment tout s’articule.

J’ai trouvé l’utilisation du football très bien faite. Les postes, la préparation des actions et les tirs participent au fonctionnement du jeu. On reconnaît ce que le thème cherche à raconter, tout en ayant des choix intéressants à faire.

Et surtout, les connaissances en football passent après le plaisir de jouer. On peut apprécier la construction d’une action, les enchaînements de cartes et les réponses adverses en venant simplement du jeu de société ou du TCG.

J’ai eu le sentiment de découvrir une proposition avec sa propre personnalité. Dans un genre où les nouveautés se multiplient, c’est un vrai point fort.

Sur le stand ERA, une carte promotionnelle différente était proposée chaque jour : quatre cartes à récupérer sur l’ensemble du salon en revenant jouer au fil des journées.

ERA fait donc clairement partie de mes jeux à suivre. Sa sortie en boutique est annoncée pour le 16 avril 2027, avec une distribution par Asmodee.

Le lien du site. Le lien du discord.

Star Wars Unlimited : toujours autant envie d’enchaîner les parties

Forcément, j’allais m’arrêter à Star Wars Unlimited. Vous connaissez déjà mon attachement au jeu, dont nous avons parlé dans notre test et notre chronique consacrée à son évolution.

Le principe tient en quelques mots : un leader, une base à défendre, des unités au sol et dans l’espace, puis des actions jouées en alternance. On développe ses ressources, on déploie ses unités et on tente de détruire la base adverse. Cette alternance donne un rythme que j’apprécie énormément.

Quatre récompenses à Essen

Le jeu venait aussi de recevoir quatre distinctions lors des premiers TCG Awards, organisés le 22 octobre 2026 au SPIEL Essen :

  • Jeu de l’année, ou « Game of the Year ».
  • Nouveauté de l’année, ou « Newcomer of the Year ».
  • Extension de l’année pour A Lawless Time.
  • Événement de l’année pour les Galactic Championships de Las Vegas.

Ces quatre catégories reposaient sur le vote de la communauté. Une belle reconnaissance pour le jeu et ses équipes.

Des rencontres très différentes autour de la table

J’ai fait une première partie le samedi, avec une carte promotionnelle Dark Vador à récupérer à l’issue de la démonstration. Puis je suis revenu le dimanche pour deux autres parties.

La première m’a opposé à quelqu’un qui découvrait complètement les jeux de cartes à collectionner. Il devait assimiler les règles, lire ses cartes et comprendre comment anticiper les actions suivantes. La rencontre était donc davantage une initiation qu’un duel tendu.

Pour la suivante, j’ai joué contre un animateur qui connaissait bien le jeu. Et là, j’ai retrouvé tout ce que j’aime : une partie disputée, de la tension et des choix qui prennent du poids parce qu’on sait que l’adversaire saura profiter d’une ouverture.

Aujourd’hui, One Piece reste le TCG auquel je joue le plus. Mais si une boutique ou une association développait des rendez-vous réguliers de Star Wars Unlimited dans l’Aube, je pourrais facilement lui consacrer beaucoup plus de temps.

Le lien du site.

Pokémon : Pyronille a eu chaud

Pokémon, j’y joue aussi avec mon fils. Je retrouvais donc un jeu familier, avec les decks de la boîte Académie de Combat.

Le principe : installer un Pokémon Actif et des Pokémon sur le Banc, leur attacher des Énergies pour utiliser leurs attaques, les faire évoluer et s’appuyer sur les cartes Dresseur. Mettre un Pokémon adverse K.O. permet de récupérer des cartes Récompense. Récupérer toutes les siennes est l’une des façons de gagner.

J’ai joué Pyronille. Mon adversaire avait réussi à négocier un deck Évoli qui m’a semblé un peu mieux armé, même si mon tirage ne m’a pas vraiment aidé à défendre les couleurs de mon équipe.

Le résultat est simple : je me suis fait rouler dessus.

Le jeu fonctionne bien, mais j’y retrouve parfois une sensation plus ancienne dans la gestion des ressources. Quand les Énergies arrivent mal, on peut subir sa main et attendre de pouvoir enfin faire ce qu’on avait prévu.

Cela reste une porte d’entrée très accessible pour jouer en famille. Et même si l’aspect collection occupe énormément de place autour de Pokémon, ces tables rappellent qu’il y a aussi un jeu à découvrir derrière les cartes. Sur le stand Pokémon, on pouvait également repartir avec un booster Star Wars Unlimited.

Le lien du site.

My Little Pony : une surprise que je n’avais pas vue venir

Je ne m’attendais pas spécialement à retenir My Little Pony parmi les bonnes surprises du parcours. Pourtant, j’ai trouvé cette démonstration très agréable.

Comment ça se joue ?

Chaque joueur possède un personnage principal qui doit progresser à travers quatre étapes d’histoire. Pour gagner, il faut l’amener jusqu’à la dernière.

On joue des personnages dans trois emplacements face à ceux de l’adversaire. Des cartes Scène fournissent les ressources nécessaires pour jouer ses cartes. (un peu comme les Dons à One Piece ou les ressources dans Star Wars Unlimited)

Lorsque deux personnages se font face, on compare leur inspiration, éventuellement modifiée par des effets. Le personnage perdant quitte son emplacement.

Une voie sans opposition permet de faire avancer son histoire ou de retirer un plan adverse qui bloque la progression. Il faut donc trouver le bon équilibre entre ouvrir un passage, gêner l’autre joueur et préparer sa propre avancée.

Des poneys, mais de vrais choix

J’ai trouvé ça dynamique, avec une manière de présenter la confrontation qui change de ce qu’on voit habituellement.

On parle d’inspiration, de personnages qui avancent dans leur histoire et de plans à déjouer. Cela donne une autre couleur aux interactions, tout en gardant une vraie opposition entre les joueurs.

Derrière son univers très doux, le jeu m’a donné envie de réfléchir au placement et à la progression. Une belle surprise autour d’une licence vers laquelle je ne serais pas forcément allé spontanément. Côté récompense, le stand proposait une carte KPop Demon Hunters de chez Kayou.

Le lien pour l’instant en anglais.

One Piece Card Game : le plaisir de retrouver mes habitudes

Il restait aussi One Piece Card Game dans le parcours Asmodee. Et celui-là, je le pratique régulièrement.

Chaque joueur construit son jeu autour d’un leader. Les cartes DON!! servent à payer ses cartes ou à renforcer les personnages et le leader pendant son tour. On développe son terrain, on attaque et on utilise ses moyens de défense pour protéger ses points de vie. Il faut réussir à infliger un dernier dégât au leader adverse une fois sa réserve de vie épuisée.

Cette démonstration était l’occasion de retrouver un jeu que j’apprécie beaucoup et de partager une partie avec un autre visiteur. Je suis reparti avec un deck de démonstration et une carte promotionnelle Luffy.

C’est aussi là que j’ai rencontré l’adversaire qui allait ensuite prendre sa revanche à Hellbreak. Comme quoi, d’un univers à l’autre, les résultats peuvent vite changer.

Et au bout du parcours, après avoir joué à tous les jeux et validé les trois missions, j’ai fait partie des 25 premières personnes de la journée à rapporter leur passeport rempli. J’ai donc pu repartir avec le sac de goodies du Gala TCG. Et il était bien garni :

  • Une gourde, un carnet et un stylo.
  • Un paquet de cartes à jouer classiques.
  • Un paquet de sleeves.
  • Des boosters Magic, Pokémon et Star Wars Unlimited.
  • Une carte KPop Demon Hunters de chez Kayou.
  • Une carte promotionnelle ERA différente de celles distribuées sur le stand.
  • Une boite de découverte pour le jeu Star Wars Unlimited.
  • Deux entrées d’une journée pour le Gala TCG d’avril 2027.

Le tout dans un sac Gala TCG. Pour quelqu’un qui aime les cartes, le contenu faisait plaisir ! Et les deux entrées donnaient déjà une bonne raison de revenir au printemps.

Le lien du site.

Naruto Mythos : la majorité au cœur du duel

Le dimanche, j’ai aussi découvert Naruto Mythos. Une carte promotionnelle et un booster promotionnel étaient proposés pour accompagner l’initiation, mais c’est surtout son fonctionnement qui m’a intéressé.

Comment ça se joue ?

La partie se déroule en quatre manches. À chacune, une nouvelle mission vient s’ajouter au centre de la table.

Les joueurs disposent de chakra pour déployer leurs personnages sur les différentes missions. Ils jouent en alternance et cherchent à obtenir la puissance totale la plus élevée sur les objectifs qu’ils veulent remporter.

En fin de manche, on compare les forces présentes sur chaque mission et on attribue les points correspondants. Les effets des cartes viennent modifier ces rapports de force. Après la quatrième manche, le joueur qui totalise le plus de points l’emporte.

Une approche qui me parle

J’aime les jeux de majorité, et j’ai trouvé cette proposition très intéressante. On répartit ses forces, on surveille plusieurs objectifs et on essaie d’anticiper où l’adversaire va investir ses prochaines cartes.

Ce fonctionnement pourrait aussi trouver sa place dans un jeu de cartes évolutif ou dans un jeu de plateau. À mes yeux, c’est justement ce qui mérite d’être creusé : qu’apportera la construction des decks à cette base de majorité au fil des sorties ?

Le lien du site.

J’ai passé un bon moment et je suis curieux de voir comment le jeu évoluera, d’autant qu’un autre Naruto se prépare chez Bandai.

Naruto chez Bandai et Riftbound : rendez-vous manqués

J’aurais aimé essayer le Naruto Card Game de Bandai pour comparer les propositions. Malheureusement, les démonstrations demandaient de réserver suffisamment à l’avance.

J’ai tenté ma chance autour des départs de session, mais beaucoup de visiteurs espéraient eux aussi récupérer une place. Je n’ai finalement pas pu m’installer.

Même constat pour Riftbound, avec une autre difficulté : l’attente. Le stand était grand, mais les fans de League of Legends étaient au rendez-vous. Avec environ une heure de file au moment de mon passage, j’ai préféré consacrer ce temps à d’autres tables.

Je repars donc avec ces deux jeux encore sur ma liste. Pour un prochain salon, je regarderai les réservations avant de venir.

Lorcana : une formule qui fonctionne toujours

J’ai aussi rejoué à Disney Lorcana le dimanche, avec la boîte proposée pour les initiations. Là encore, c’était un retour vers un jeu auquel j’ai déjà beaucoup joué.

On transforme certaines cartes de sa main en encre pour payer ses personnages, objets et actions. Les personnages peuvent partir à l’aventure pour rapporter des éclats de Lore, ou défier des personnages adverses inclinés. Le premier joueur à atteindre vingt éclats de Lore gagne.

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver notre test de Lorcana et notre chronique du chapitre 3.

La formule reste très efficace. Les choix entre développer son jeu, avancer vers la victoire et ralentir son adversaire font toujours leur effet.

J’ai aussi apprécié l’accueil sur le stand, avec des animateurs très sympathiques. Le point plus compliqué concernait le nombre de tables : lors de mes passages, il semblait limité au regard de la demande, et la file se faisait sentir.

Le lien du site.

V HORIZON : une petite table et une découverte à suivre

Au fond de l’espace, j’ai découvert V HORIZON, un TCG indépendant porté par son créateur, également illustrateur. Deux decks étaient disponibles pour essayer le jeu.

Comment ça se joue ?

Deux chemins permettent de gagner : réduire les points de vie adverses à zéro ou atteindre six points de diplomatie.

Chaque joueur commence avec cent points de vie, un deck principal de trente cartes et six cartes de diplomatie à part.

À son tour, on pioche puis on joue des créatures et d’autres cartes. Une créature de niveau 1 peut être jouée gratuitement une fois par tour. On peut aussi investir des cartes de sa main pour jouer d’autres créatures, ou faire évoluer celles déjà présentes.

Les combats reposent sur la puissance des créatures. Et lorsqu’on termine un tour sans attaquer, on gagne un point de diplomatie ainsi qu’un accès à une carte de cette réserve.

Il faut donc réfléchir à ce qu’on gagne en attaquant, mais aussi à la progression qu’on peut obtenir en temporisant.

Une prise en main immédiate

J’ai rapidement compris les grandes lignes et pris plaisir à jouer. Sur une démonstration, c’est précieux : on entre vite dans la partie et on commence à regarder ce qu’on peut construire avec ses cartes.

J’ai envie de voir comment cette accessibilité tiendra sur la durée, avec davantage de decks et de rencontres. Une première partie donne une envie, et celle-ci m’a donné envie d’en savoir plus.

V HORIZON rejoint donc ERA parmi mes découvertes à suivre. Il porte son propre univers, et je suis curieux de voir quelle communauté peut se construire autour de ce projet.

Pour le découvrir : le site de V HORIZON, le guide pour commencer et la page du projet sur Kickstarter.

Une scène animée, parfois trop proche des tables

Au-delà des stands, il y avait aussi une scène avec de nombreuses animations : des duels, des parties des Loups-Garous de Thiercelieux, des ouvertures en direct et des distributions de boosters. De quoi rassembler du monde et faire vivre le salon entre les parties.

En revanche, selon les animations et les intervenants, le volume sonore montait vraiment très haut. À certains moments, suivre les explications d’un jeu devenait très compliqué. Je l’ai particulièrement ressenti à Star Wars Unlimited et, dans une moindre mesure, à Hellbreak.

Hors du Village TCG Asmodee, j’ai aussi rencontré cette difficulté à Naruto Mythos, avec une scène juste à côté. Quand on découvre un jeu et qu’on essaie de comprendre les cartes, les échanges avec l’animateur comptent beaucoup. Devoir tendre l’oreille ou faire répéter les explications peut vite casser le rythme de l’initiation.

C’est un point que j’aimerais voir amélioré pour une prochaine édition : mieux faire cohabiter les animations de scène et les tables de découverte. J’ai apprécié de pouvoir autant jouer, mais le confort d’écoute variait beaucoup selon les créneaux.

Un dernier détour pour retrouver Mew

Ma journée du dimanche a été plus courte : j’ai joué de 14h à 17h environ. Et il y avait une raison à cela. J’en ai profité pour me faire tatouer un petit Mew sur le bras.

Je ne collectionne pas les cartes Pokémon. J’y joue quand j’en ai l’occasion, notamment en famille. Mais ce personnage me ramène à une autre époque : celle de Pokémon Rouge sur ma grosse Game Boy.

À l’époque, je n’avais jamais réussi à obtenir Mew. Les techniques permettant de le rencontrer, je les ai découvertes bien plus tard.

Cette fois, j’en ai ramené un avec moi. Et celui-là devrait rester un moment.

Deux jours excellents, et des envies pour la suite

Le samedi, j’ai joué de 9h30 à 18h30, avec une pause d’environ vingt minutes pour manger. Le dimanche, mes trois heures sur place ont elles aussi été consacrées aux tables. Autant dire que le programme était bien rempli.

Je retiens surtout ERA pour sa manière d’intégrer le football à ses mécaniques, et V HORIZON pour sa prise en main immédiate et l’envie de suivre un projet indépendant. Hellbreak mérite aussi que je continue à m’y intéresser, avec plusieurs decks qui m’ont donné des sensations différentes.

J’ai retrouvé le plaisir de jouer à Magic, Pokémon, Lorcana et One Piece. Naruto Mythos m’a parlé avec ses majorités, My Little Pony m’a surpris, et Star Wars Unlimited m’a encore donné envie d’enchaîner les parties.

Tout n’était pas accessible aussi facilement : certaines files demandaient de la patience et les réservations pouvaient fermer la porte aux visiteurs qui arrivaient sans créneau. Le bruit des scènes compliquait aussi certaines initiations, un point à améliorer pour profiter pleinement des démonstrations. Mais j’ai pu jouer énormément et faire de belles rencontres autour des tables.

Après une première expérience qui m’avait beaucoup plu en avril, ce retour en octobre confirme mon envie de revenir. Pour découvrir, pour discuter et, surtout, pour rejouer.

J’espère que ce retour vous aura donné quelques idées de jeux à essayer. De mon côté, je suis reparti avec un sac bien rempli, plusieurs projets à suivre et un Mew sur le bras.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire