[Test] – Happy DayZ – le jeu de Zomplis!
















![]() | 2 – 5 joueurs | Benoît Gallot | |
| 10 ans et + | Goupil | ||
| 35 minutes | Origames | ||
| jeu de pli | Néoludis | ||
| 11 Avril 2025 | Post apocalyptique – Zombis | ||
| PVC : 19,90 € Vous pouvez le trouver chez | dans ![]() |
Dans Happy DayZ, tu mènes une bande de survivants en pleine apocalypse zombie… à coups de plis ! Pose tes cartes du bon côté du plateau, active les pouvoirs de ta faction, renvoie les zombies chez les autres et tente de survivre plus longtemps que tes adversaires. Un jeu rapide, malin, et bien plus vicieux qu’il en a l’air.
Mise en place
Happy DayZ c’est un jeu qui s’installe rapidement. Placez au centre de la table le plateau, puis faites le choix des X factions avec lesquelles vous voulez jouer. Ensuite il suffit que chaque joueur choisisse un compteur de points avec la ville et/ou la couleur qui lui convient.
Une fois votre pioche préparée, vous pouvez distribuer à chaque joueur ses cartes de départ. Le nombre dépend du nombre de joueurs autour de la table.
Le seul bémol c’est que parfois il faudra retrier les cartes qui peuvent s’être mélangées au cours du transport mais elles sont visuellement facile à identifier et on a le plaisir de voir les magnifiques illustrations de Goupil.

Comment on joue à Happy DayZ ?
Happy DayZ est un jeu de plis dans lequel vous allez essayer d’échapper aux zombies. Pour ce faire vous allez devoir astucieusement remporter des plis. La population de votre communauté se verra augmenter sauf si vous remportez des cartes zombies.
Après avoir choisi les 3 factions avec lesquelles vous allez jouer et distribuer les cartes à tous les joueurs, vous allez donner et recevoir une carte de votre voisin de droite et également avec celui de gauche. Ces cartes sont placées face visible devant vous et constitueront votre zone de transfert. Ces cartes sont donc connues de tous.
Le tour de jeu
Pour commencer il faut retourner la carte du dessus de la pioche centrale, elle constitue l’enjeu du pli. Le premier joueur va alors choisir s’il veut que la carte la plus petite remporte la victoire ou la carte la plus grande. La faction qui est demandée doit être suivie par les joueurs suivants. Si un joueur ne peut pas suivre, alors il joue n’importe quelle carte.
Chacun son tour les joueurs vont jouer une carte jusqu’à ce que le pli soit terminé. Alors on le résout. C’est la carte la plus faible du coté moins de la faction demandée ou la plus forte du coté plus (de la couleur appelée). Celle-ci remporte donc le pli ainsi que la carte centrale pour les placer dans sa zone d’expédition.
Puis le joueur va appliquer l’effet de la faction du pli, dans le cas où se sont les zombies, le joueur qui remporte le pli prend les cartes factions puis la carte zombie la plus forte et distribue ensuite dans le sens horaire le restant des cartes.
Le cas de la carte Van, cette carte peut etre jouée comme un joker elle permet de ne jamais remporter un pli.
La manche va se poursuivre jusqu’à ce que les joueurs n’aient plus de cartes en main. A la fin de celle-ci, chacun va récupérer les cartes de sa zone d’expédition et comptabiliser sa population restante.
La fin de partie
Lorsqu’un joueur arrive à une population de zéro, alors la partie prend fin et c’est le joueur dont il reste le plus de survivants qui remporte la partie ! Sinon la partie dure 4 manches.


Simplicité des règles
La prise en main d’Happy Day’Z demande un certain temps de compréhension. Bien qu’on retrouve certains traits qui permettent tout de même d’avoir la base du jeu, ainsi que les factions comportant des aides de jeu qui rappellent l’action à appliquer à la fin du pli, il y a une petite gymnastique de twist à avoir en comparaison d’un jeu de plis classique.
Happy DayZ repose sur une structure de règles volontairement épurée : une seule mécanique principale, le jeu de plis, mais avec un twist central qui change tout. Le choix du côté du plateau (gauche pour les plis faibles, droite pour les forts) est immédiatement compréhensible, ce qui permet à n’importe quel joueur ou joueuse de rentrer dans la partie sans effort. Mais cette simplicité masque une couche tactique importante : chaque carte jouée influence non seulement l’issue du pli, mais aussi l’activation d’un pouvoir de faction, le déclenchement d’une horde de zombies ou la gestion du tempo de sa main.
Les règles sont donc faciles à expliquer, mais leur impact stratégique est profond. Le livret de règles est clair, bien structuré, et intègre même une proposition de setup conseillé pour les premières parties (Survivaliste, Cheerleader, Motard), ce qui facilite l’entrée dans l’univers.
Enfin, les quelques ajouts (zone de transfert, mini-vans, campagne) complexifient légèrement les choix sans jamais alourdir les tours.
Résultat : un jeu simple à prendre en main, mais qui pousse vite à réfléchir, anticiper, et manipuler.

Retrouvez les règles du jeu : https://undecent.fr/banque-de-livrets-de-regles/

Matériel et design
Origames à une ligne éditoriale très hétéroclite ; on n’y retrouve pas un type de jeu en particulier ou un format distinct. Cependant ils ont cette volonté visible de faire un travail abouti pour chaque jeu sorti. Ici dans Happy DayZ on ressent au regard de la couverture de la boite qu’on à choisi un thème zombi post apocalyptique sur un ton un peu noir et un peu humoristique. J’ai la sensation avant même de jouer de découvrir ce qui m’attend. A l’image de Balconia où on imaginait tout de suite un commérage d’immeuble !
L’illustrateur nous plonge dans l’univers décalé d’un monde post apocalyptique, les sous-titres American Dream et Woodstock Fever donnent le ton. On s’attend et on attend des motards de la route 66 et des hippies ! C’est un point fort de la gamme d’avoir permis de pouvoir mixer les boites dans un univers cohérent reprenant également des communautés souvent présentent dans le thème zombie post apocalyptique.
Le plateau central apporte en plus de l’immersion, une facilité de jeu. Etant donné que les repaires d’un simple jeu de pli sont un peu bousculé. Il permet de rendre instinctif le choix de cartes plus ou moins forte selon le choix du premier joueur.
Le comptage des points est facilité par le bidule, la technologie américaine ou communément appelé compteur à point.
Liste du matériel, chaque boîte contient :
- 20 cartes Zombie
- 78 cartes Survivants (6 Factions de 13 cartes)
- 15 cartes Pouvoir de faction
- 3 cartes Mini Van
- 5 cartes Aides de jeu
- 5 panneaux décompte des Survivants
- 1 plateau


Mécanique
Happy DayZ est certes un jeu de pli mai un jeu de pli avec des repères de classiques réorganisés.
Une carte pour objectif commun à chaque pli !
La carte de la pioche centrale retournée n’est pas un simple objectif. Il donne aussi le ton au joueur qui lancera le pli, avec une envie de s’investir ou non dans son obtention. Evidement si c’est un zombie, on a peut-être envie de le laisser filer … au détriment d’un autre joueur ou au contraire choisir une faction qui offre la carte et aller à fond vers ça. En mettant le paquet !
Un pli remporté par un faible ou un fort !
C’est vraiment un des points du jeu qui je trouve lui donne toute la profondeur stratégique. En effet le premier joueur actif va en effet choisir de vouloir ou non remporter le pli. C’est une sorte de pari que de se dire : « là j’ai un petit chiffre mais il faut remporter parce que je veux cette carte au centre ou au contraire je ne la veux pas du tout ! »
La force de cette mécanique c’est de prendre un peu le pouvoir sur le pli en sachant que ça peut ne pas se dérouler comme on le souhaite. Un peu comme un coup de poker !
Maitriser ses plis pour maitriser sa zone d’expédition
La zone d’expédition c’est soit la douloureuse soit la réussite ! Si on a une zone d’expédition remplie de zombies on a tout intérêt à prendre plus de risque pour essayer de se rattraper les plis suivants ; il faudra donc rester connecter au calcul de points de chaque joueur pour faire des choix afin de pourrir un peu la zone d’expédition d’un joueur qui lui est avantageuse. Ainsi on peut tenter le tout pour le tout.
Rémi :
La mécanique de Happy DayZ repose sur un système de plis inversables qui renouvelle vraiment le genre. À chaque tour, la Communauté active choisit non seulement la carte qu’elle joue, mais aussi le côté du plateau sur lequel elle la pose, ce qui détermine la règle du pli : plus haute (++) ou plus basse (–). Ce choix, simple en apparence, a un poids stratégique majeur : il oriente l’issue du pli mais surtout définit la Faction demandée, ce qui déclenche ensuite un pouvoir asymétrique uniquement pour le·la gagnant·e. On se retrouve donc constamment à arbitrer entre l’envie de gagner pour activer un pouvoir, ou de perdre pour éviter une carte zombie ou refiler des ennuis aux autres.
Les plis zombies, eux, changent la dynamique : ce sont des pièges qu’on peut déclencher volontairement, mais qui peuvent se retourner contre soi. Ces plis-là ne visent pas un pouvoir, mais déclenchent une redistribution des pertes : plus tu en prends, plus ta population baisse. L’intégration d’une zone de transfert semi-publique, qui rend deux cartes visibles et jouables par tour, ajoute une dimension d’anticipation et de bluff très fine. Enfin, les mini-vans servent de joker mais impactent la distribution future, introduisant une forme de gestion de ressource sur le long terme. Résultat : sous ses airs de jeu rapide, Happy DayZ propose une mécanique subtile, où lecture du tempo, gestion de la main et calcul d’opportunités font toute la différence.
En résumé
Happy DayZ n’est pas un simple jeu de pli, le système de jeu est conçu pour apporter du challenge et prendre des risques. Le résultat à chaque tour n’est pas figé tout peut basculer à chaque pli et c’est ce qui rend le jeu plus riche qu’un simple jeu de pli.
Les mécaniques sont aussi un peu taquines et peuvent donner la sensation d’un envahissement impromptu de zombies ! Les interactions autour de la table de jeu sont alors plus vives, et donne vraiment le fun qu’on aime retrouver dans un jeu avec ce thème.

Thème
Angélique :
Happy DayZ : World war Z et autre Z se retrouvent en couverture, on est tout de suite plongé visuellement dans l’univers Zombie à la Resident Evil ! Les zombies ce sont des êtres surprenants parfois qui surgissent la où on ne les attend pas !
Au delà du thème visuel, on retrouve aussi dans les mécaniques ses sensations. Ce qui fait que le thème n’a pas été choisi au hasard. On retrouve dans les sensations de jeu l’esprit du thème zombie, la taquinerie, mais aussi l’accumulation de ces zombies qui vont venir pourrir votre survie !
Survie c’est bien le mot clé du thème, le jeu s’y prête totalement et cette sensation est vraiment présente dans l’expérience de jeu.
Alors même si on n’est pas fan de ce thème un peu glauque parfois, ici la touche humoristique et décalée vient donner le punch et le côté sympa du jeu !
Rémi :
Le thème de Happy DayZ assume pleinement son côté série B post-apo, entre clichés assumés (motards, cheerleaders, gouverneurs véreux) et ambiance de chaos organisé. Chaque pli devient une petite scène de survie : on envoie ses cartes comme on enverrait une escouade en mission, en croisant les doigts pour ne pas ramener un zombie dans les bagages. Les pouvoirs de factions renforcent cette immersion, en donnant à chaque groupe une personnalité mécanique cohérente avec son rôle dans la fiction. Ce n’est pas du narratif lourd, mais ça marche : on sent l’effort pour raconter quelque chose à travers le gameplay, et le mode campagne ajoute une couche de continuité qui donne envie de voir jusqu’où on tiendra.


Rangement
En ce qui concerne ce point, on a une boite de taille suffisante pour ranger le plateau de base, le petit matériel et les cartes. Pour faciliter la mise en place suivante, je vous conseille fortement de trier par faction, ainsi vous pourrez gagner du temps pour la mise en place suivante.
Il est aussi possible de ranger les factions des deux boites dans une seule pour embarquer en soirée un jeu plus complet et plus diversifié.


Verdict ?
Ce que j’ai ❤️
- Choisir le côté du plateau pour inverser la règle du pli ( + et – ).
- Les pouvoirs de factions asymétriques qui ajoutent du fun et de la rejouabilité.
- La tension constante entre gagner un pli ou le perdre volontairement.
- L’ambiance post-apo décalée, bien portée par les cartes et les mécaniques.
Ce que j’ai 💔
- Certains pouvoirs peuvent complexifier un peu trop les parties à plusieurs.
- La zone de transfert peut être oubliée ou mal gérée par les joueurs moins attentifs.
- Des déséquilibres possibles selon les combinaisons de factions.
- Un petit manque de clarté sur certaines interactions la première fois.
Conclusion
Happy DayZ est un jeu qui ne paie pas forcément de mine au premier abord mais qui révèle vite tout son potentiel.
En partant d’une mécanique ultra simple – jouer un pli en choisissant le côté du plateau pour décider si c’est la carte la plus forte ou la plus faible qui gagne – le jeu construit une vraie tension stratégique à chaque tour. Gagner un pli, ce n’est pas juste une victoire mécanique : c’est un levier pour activer un pouvoir, faire progresser ta communauté ou éviter une horde de zombies qui risque de te coûter des vies. Le tout dans une ambiance décalée, presque parodique, mais jamais absurde : les factions ont une vraie cohérence entre leur effet et leur identité.
La richesse vient aussi du mélange entre hasard, lecture de table, et gestion de main. Tu sais ce que tu joues, tu peux anticiper ce que les autres pourraient faire, mais tu ne contrôles jamais tout, et c’est ça qui rend le jeu aussi vivant. Le format court (une seule manche ou campagne en quatre manches) permet de tester plein de configurations sans s’engager pour deux heures ; et la possibilité de mixer les factions d’American Dream avec celles de Woodstock Fever décuple la rejouabilité.
Alors oui, ce n’est pas toujours parfaitement équilibré, certains pouvoirs sont plus lisibles que d’autres et le chaos peut s’inviter à la table… mais c’est aussi ce qui fait le sel du jeu.
Happy DayZ est un vrai jeu de plis moderne : rapide, fun, méchant, mais jamais bête. Un excellent choix pour les groupes qui aiment les jeux de cartes interactifs avec un peu de chaos, beaucoup de lecture d’adversaire et un univers qui ne se prend pas trop au sérieux.
Le jeu présenté ici nous été gracieusement envoyé par l’éditeur. Mais comme aucun dessous de table n’a été observé, cet article sera aussi bien baigné d’une objective bienveillance comme il pourra se révéler plus acerbe.

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