[Test] Sur les traces de Darwin et son extension Correspondances –

Sur les traces de Darwin
Nombre de joueurs 2 à 5 joueur(s) Editeur Sorry we are french
Age recommandé 8 ans et + Distributeur Gigamic
Durée moyenne 30 min Auteur(s) Mathieu Verdier
Grégory Grard
Date de sortie 9 Juin 2023 – EXT 9 Mai 2025
Mécanique(s) Collection – Combinaison Illustrateur(s) Maud Briand
David Sitbon
Thème Vie animale
Prix de vente conseillé 35 € chez
Le jeu présenté ici nous a été gracieusement envoyé par l’éditeur. Mais comme aucun dessous de table n’a été observé, cet article sera aussi bien baigné d’une objective bienveillance comme il pourra se révéler plus acerbe.

C’est lors de ma première rencontre avec le FIJ que je découvre Sur les traces de Darwin. Il est nommé dans la catégorie As d’Or à Cannes en 2024. Cette année-là était toute particulière dans mon cœur puisque j’y allais pour la première fois en tant qu’auteurice, mais surtout pour rencontrer JB Fremaux et Sébastien Bigarré. Deux intervenants lors de ma formation en game design qui m’ont marqué·e.

C’est aussi pendant cette reconversion professionnelle que je découvre l’envers du monde ludique : celui de la création à l’édition. Le fonctionnement réel du milieu, la compréhension de l’articulation de chaque acteur jusqu’à la distribution et aux joueuses.

Je n’ai rien oublié de cette édition à la saveur particulière. Je me souviens avoir découvert avec beaucoup de curiosité ce jeu sur la vie animale et la théorie de l’évolution sur le stand de Sorry We Are French. J’ai été, au départ, attiré·e par ces tuiles magnifiquement illustrées d’animaux. Elles comportent, en plus de leur titre, le nom scientifique de chaque animal ainsi que sa taille. Il y a aussi ce célèbre bateau et des personnages historiques. D’ailleurs, en plus de leur nom, on y retrouve leurs dates de vie.

C’est l’un des deux co-auteurs, Mathieu Verdier, qui me présente le jeu que je ne connais pas encore. Une explication de règles plus tard, me voilà lancé·e à la barre du Beagle à la conquête d’animaux. Dans ce jeu, la victoire est le fruit de l’optimisation des découvertes d’espèces pour scorer le plus possible. En effet, il faudra réaliser des combos. Ceux-ci permettent d’améliorer votre score considérablement.

J’ai alors craqué sur l’expérience de jeu ainsi que sur la proposition artistique et visuelle qui m’étaient proposées. À la maison, on adore le règne animal, la biodiversité et la beauté qu’offre la nature en général. Seul hic : parmi mes enfants, seules mes filles, à l’époque, étaient en âge de jouer à Sur les traces de Darwin. Elles comprennent vite et apprécient le jeu. C’est un jeu familial accessible dont le déplacement engendré par la récupération de tuiles est atypique. Nous avons pu faire plusieurs parties. Dès que nous étions toutes les trois, les filles voulaient jouer à Sur les traces de Darwin.

Puis, nous avons vécu plein d’autres aventures ludiques. Et Sur les traces de Darwin, qui se jouait encore de temps en temps, est revenu en force lorsque nous avons reçu l’extension. Correspondances nous a apporté du renouveau et une expérience de jeu améliorée. C’est la touche délicieuse dans le gâteau, celle qui fait qu’on savoure pleinement notre dessert. En effet, Correspondances amène du challenge et la possibilité d’avoir une plus large collection.

Sur les traces de Darwin, c’est vraiment génial, mais avec l’extension, c’est magique. Nous sommes à chaque fois dans un mouchoir de poche dans les scores. Et je me fais battre de quelques petits points, donc mon ego ne prend pas trop cher !

C’est avec plaisir qu’on enrichit le jeu de nouvelles espèces et de nouveaux personnages historiques, dont la femme de Mr Darwin : Mrs Emma Darwin. On y trouve également un livret de documentation historique et zoologique, complété dans l’extension par un livret sur les espèces ajoutées.

Dans le jeu, ce que j’aime aussi, c’est apprendre, découvrir. Pour ma part, je trouve que c’est un plus d’avoir, au-delà du plaisir de jouer et de l’expérience vécue, une possibilité d’apprentissage. En l’occurrence, pour Sur les traces de Darwin, c’est l’enrichissement des connaissances scientifiques et historiques qui est mis en avant.

Mise en place

Pour commencer, chaque joueuse reçoit un carnet de naturaliste qu’elle place ouvert devant elle. Ensuite, installez le plateau Voyage.

Comptez ensuite 12 tuiles Animaux par joueuse, mélangez-les puis formez des piles dans la zone de jeu. Placez également 9 tuiles Animaux au centre du plateau pour le début de la partie. Les autres tuiles sont ensuite rangées.

Installez ensuite les boussoles, les livrets de publication ainsi que les guides dans les emplacements dédiés sur le plateau. Chaque joueuse récupère au passage un guide à placer sur son carnet.

Il reste alors à distribuer une tuile Théorie à chaque joueuse, puis à former deux piles avec les tuiles restantes. Finissez par révéler trois tuiles face visible sur les emplacements prévus à cet effet.

Voilà la mise en place pour la version initiale de Sur les traces de Darwin.

Pour ajouter l’extension Correspondances, commencez par installer le plateau Angleterre à côté du plateau Voyage. Ajoutez ensuite les nouvelles tuiles Animaux à celles du jeu de base.

En plus de la mise en place précédente, placez deux piles de trois tuiles Animaux sur le plateau Angleterre. Récupérez ensuite les tuiles Personnage des deux boîtes et installez-les en deux piles sur ce même plateau.

Placez au hasard un jeton Publication avancée sur chacun des huit emplacements, puis remettez dans la boîte celui qui n’est pas utilisé.

Placez ensuite dans le sachet en tissu les jetons Classification et disposez les jetons Enveloppe à côté des plateaux.

Finissez par placer le pion Darwin sur la case de départ du plateau Angleterre.

Maintenant, désignez la première joueuse, idéalement la dernière à avoir pris une embarcation maritime.

Comment on joue ?

Dans Sur les traces de Darwin, vous incarnez des naturalistes à bord du Beagle. À chaque tour de jeu, vous collecterez des tuiles pour remplir votre carnet. Celle qui comptabilisera le plus de points à l’issue des 12 tours remporte la partie.

Avec l’extension Correspondances, le but du jeu reste le même, mais avec des objectifs plus pertinents et davantage de challenge.

Pour commencer votre tour, sélectionnez dans l’alignement du navire Beagle l’une des trois tuiles disponibles. Ce peut être sur une colonne ou sur une ligne.

Vous pouvez également utiliser un guide, ce qui vous permet d’avancer ou de reculer le bateau d’une case. Autre possibilité : défausser les trois tuiles de l’alignement, les placer sous la pile de pioche des tuiles Animaux, puis remplir la ligne avec de nouvelles tuiles.

Dans le jeu de base, la tuile choisie peut aussi être un personnage. Une fois votre tuile sélectionnée, résolvez immédiatement ses effets.

La couronne

Dans la version de base, vous récupérez le pion Darwin. Avec l’extension, vous déplacez le pion Darwin sur la piste du plateau Angleterre et récupérez immédiatement les bonus associés. Il peut s’agir d’enveloppes ou d’un pion Classification.

La boussole

Récupérez un jeton et placez-le sur un emplacement libre de votre carnet. Vous ne pouvez en posséder que cinq. Les boussoles permettent d’augmenter la valeur de multiplication des parchemins.

Le parchemin

Ceux qui sont visibles en fin de partie, ils vous permettront de multiplier sa valeur par le nombre de boussoles visibles. Par exemple, si vous avez 3 parchemins et 2 boussoles, vous obtenez 6 points de victoire.

Les points de victoire

S’ils sont visibles en fin de partie, ils sont simplement comptabilisés.

Les nouveautés de Correspondances

Les enveloppes peuvent être échangées à n’importe quel moment :

  • 2 jetons contre une tuile Personnage ;
  • 3 jetons contre une tuile Animal.

Appliquez immédiatement les effets obtenus, qui correspondent aux effets classiques du jeu.

L’extension ajoute également des pions Classification. Piochez-en un dans le sachet puis placez-le sur la case correspondante de votre carnet. Si l’emplacement est déjà occupé, retournez le pion : il vous rapportera des points de victoire en fin de partie. Sinon, laissez-le face cachée jusqu’à ce que l’emplacement soit rempli.

Élaborer une théorie

Si vous placez votre tuile sur un emplacement déjà occupé, vous élaborez une théorie. Les effets de la tuile précédente ne sont alors plus actifs, mais vous ne perdez pas ce que vous avez déjà obtenu (boussole, guide, etc.).

Pour cela, choisissez l’une des trois tuiles visibles ou piochez-en une depuis les piles face cachée. Placez-la ensuite sur un emplacement libre de votre carnet.

Publication et Publication avancées

Si vous remplissez une ligne ou une colonne de votre carnet, vous obtenez une tuile Publication. Avec Correspondances, la première joueuse concernée récupère le carnet de publication avancée et applique immédiatement les effets décrits dessus.

À la fin de votre tour, déplacez le Beagle selon la valeur de l’emplacement de la tuile choisie : d’une case si elle était en première position, de deux cases pour celle du milieu et de trois cases pour la dernière.

Remplissez ensuite la zone centrale avec une nouvelle tuile Animal. Puis c’est à la joueuse suivante de procéder de la même manière.

La fin de partie

À l’issue des 12 tours, la partie s’arrête et il est temps de compter les points à l’aide du carnet de score.

La joueuse qui possède le plus de points remporte la partie.

Légende des Meeples

Simplicité des règles

Les livrets de règles des deux boîtes sont magnifiques. Colorés, reliés par un fil rouge, imprimés sur un papier qualitatif et agréable à manipuler, ils donnent immédiatement envie d’être parcourus.

Après une présentation historique de Charles Darwin, de son voyage à bord du Beagle ainsi qu’un récit autour de ses publications, la règle du jeu est rédigée méthodiquement. On y retrouve le matériel et sa mise en place, puis les actions principales, les actions spéciales et enfin la fin de partie.

La lecture est fluide et simple. Pour l’imager, elle emprunte un chemin linéaire avec quelques ramifications avant de s’ouvrir complètement.

J’apprécie également retrouver en quatrième de couverture, telle une aide de jeu, les précisions concernant les tuiles Théorie, les Personnages et les publications avancées.

Dès la première lecture, on comprend facilement les actions principales ainsi que la résolution des tuiles. La fin de partie est, elle aussi, très simple à déclencher : elle intervient une fois les piles de tuiles Animaux épuisées.

Le comptage des points se fait à l’aide du bloc recto-verso dédié, avec également un bloc spécifique pour l’extension.

Retrouvez les règles du jeu : https://undecent.fr/banque-de-livrets-de-regles/

Matériel et design

Sorry We Are French, ou SWAF pour les intimes, est une maison d’édition qui fêtera ses 10 ans l’an prochain. Même si elle fait aujourd’hui partie du groupe Hachette Boardgames, elle a su conserver ses valeurs ainsi qu’une ligne éditoriale exigeante.

En ce qui concerne le format de boîte de Sur les traces de Darwin, je le trouve assez imposant. On peut donc s’attendre à du matériel en quantité et, surtout, de qualité. Clairement, le matériel est au rendez-vous. Il y a des tuiles et des jetons en quantité supérieure aux besoins d’une partie, ce qui offre une plus grande rejouabilité ainsi que le plaisir appréciable d’avoir un large choix d’animaux.

Sur les traces de Darwin et Correspondances bénéficient d’ailleurs de la même expertise éditoriale ainsi que de la même qualité de production.

Les deux éditions proposent un matériel qualitatif. Les plateaux et les carnets de naturaliste sont épais et la qualité d’impression est excellente. On note une légère différence de colorimétrie entre les tuiles Animaux du jeu de base et celles de l’extension. Cela reste cependant un détail, fréquemment rencontré entre différents tirages de boîtes.

Malgré les nombreuses parties, les tuiles et les jetons ne s’abîment pas. On pourrait les comparer à certaines tuiles de Memory qui ont parfois tendance à se décoller sur les bords. Ici, ce n’est absolument pas le cas.

D’un point de vue éditorial, Sorry We Are French a su proposer un rapport qualité-prix juste. On reconnaît toute l’expertise d’une édition soignée et aboutie. La direction artistique est splendide, avec des illustrations dignes d’un livre de documentation animale. La précision des traits et la représentation des espèces permettent d’en observer les particularités avec beaucoup de détail.

L’éditeur propose également Appendices, un livret qui retrace l’histoire de Darwin et de son périple à bord du Beagle. Il décrit aussi les espèces présentes dans le jeu avec précision, ce qui permet d’en apprendre davantage sur chacune d’elles. On retrouve ce même type de livret dans l’extension, avec une continuité parfaite du format du jeu de base.

Liste du matériel :

Sur les traces de Darwin

  • 1 plateau central Voyage
  • 5 plateaux joueur Carnet de Naturaliste
  • 64 tuiles Animaux
  • 5 tuiles Personnages
  • 28 tuiles Théorie
  • 16 jetons Publication
  • 15 jetons Boussole
  • 10 jetons Guide
  • 1 pion Darwin
  • 1 pion Beagle
  • 1 carnet de score
  • sac en tissu
  • règle du jeu
  • livret appendice

Sur les traces de Darwin – Extension Correspondances

  • 1 Plateau Angleterre
  • 16 tuiles Animaux
  • 5 tuiles Personnages
  • 18 jetons Enveloppe
  • 17 jetons Classification
  • 6 jetons Boussole
  • 9 jetons Publication avancée
  • 1 Livret de règles
  • 1 Livret Appendices
  • 1 Carnet de score

Mécanique

Jouer à Sur les traces de Darwin, c’est avant tout collectionner des tuiles Animaux. Mais si vous voulez remporter la partie, il faudra aller au-delà de la simple collection et mettre en place une véritable stratégie afin de répondre à vos objectifs. Ce sont eux qui, finalement, déterminent le chemin à prendre pour que votre voyage à bord du Beagle soit, en plus d’être onirique, réellement efficace.

Dans tous les cas, que l’on gagne ou que l’on perde, il y a toujours cette satisfaction d’avoir collecté des espèces magnifiques… enfin, selon les points de vue 😀

Remplir son carnet de naturaliste : la mission de base

À chaque tour de jeu, votre mission principale sera de récupérer une espèce. Cette action est la clé pour composer votre carnet de naturaliste.

À chaque tour, vous aurez trois choix possibles, un peu à la manière d’une rivière de cartes. Cependant, ces choix sont influencés par la joueuse précédente puisqu’elle détermine le déplacement du navire.

Mais en réalité, si vous possédez un guide, vos possibilités deviennent bien plus larges. Votre choix peut alors s’étendre à quasiment toutes les tuiles présentes sur le plateau Voyage, voire vous permettre de remplacer entièrement une ligne.

Il existe donc une vraie souplesse dans les choix lorsque cela devient nécessaire. Utilisez-la : les guides ne rapportent aucun point en fin de partie ! Autant qu’ils vous servent à réaliser la meilleure collecte d’espèces possible.

Des objectifs qui guident nos choix

Collecter des tuiles Animaux, c’est l’essence même du jeu. En revanche, pour gagner des points tout au long de la partie, il faut surtout réussir à répondre aux objectifs que vous possédez.

En effet, si votre objectif vous demande de collecter des oiseaux mais que vous placez un tigre, un panda, un koala et un cobra simplement parce que ce sont vos espèces préférées, cela vous rapportera malheureusement moins de points au final !

Soyez donc attentif à vos objectifs et n’hésitez pas à les réorienter en piochant de nouvelles théories, par exemple.

Optimiser les objectifs pour faire des combos

Une autre manière de gagner des points consiste à cumuler les objectifs, notamment en obtenant plusieurs fois le même. Il est également important de réfléchir à vos choix en fonction de leur compatibilité et de leurs synergies. C’est l’une des stratégies les plus efficaces à mettre en place.

Pour autant, il ne faut pas négliger les autres sources de points. C’est en optimisant l’ensemble de vos décisions tout au long de la partie que vous pourrez maximiser vos chances de victoire.

Les ajouts de mécaniques de l’extension : Pour plus de challenge

Correspondances apporte au système de jeu ce qui manquait, selon moi, à la version de base. Désormais, il existe un véritable challenge à être la première joueuse à remplir une ligne ou une colonne d’espèces.

Le pion Darwin prend également une réelle importance. À chaque tour, récupérer une couronne devient intéressant, alors qu’auparavant les joueuses réfléchissaient surtout au moment opportun pour conserver le pion sans se le faire reprendre, généralement vers la fin de la partie.

Il y a aussi les bonus obtenus grâce aux enveloppes, qui permettent de récupérer des personnages ou encore une espèce supplémentaire afin de réaliser un objectif additionnel, par exemple.

Ainsi, les personnages ne sont plus choisis directement dans le carré central de tuiles, ce qui entraîne inévitablement un remplissage du carnet avec davantage de tuiles Animaux.

En outre, Correspondances vient rééquilibrer certains aspects qui pouvaient se révéler frustrants dans la version initiale. On termine les parties avec un carnet bien plus fourni qu’auparavant et une réelle sensation d’accomplissement.

Une fois ajoutée à Sur les traces de Darwin, cette extension devient, à mes yeux, indispensable.

En résumé

Dans Sur les traces de Darwin, le but principal est de collectionner des tuiles Animaux afin de remplir son carnet de naturaliste. Mais pour gagner, il ne suffit pas de récupérer ses espèces préférées : il faut surtout adapter ses choix aux objectifs obtenus durant la partie.

Les joueuses disposent d’une certaine liberté grâce aux guides, qui permettent d’accéder à davantage de tuiles et d’optimiser leurs collectes. La clé du jeu réside alors dans la capacité à créer des synergies entre les objectifs et à réaliser des combinaisons efficaces pour maximiser les points.

L’extension Correspondances enrichit fortement l’expérience en ajoutant de nouveaux défis, comme compléter des lignes ou colonnes d’espèces, donner plus d’importance au pion Darwin et offrir des bonus via les enveloppes. Elle améliore aussi le rythme et le remplissage du carnet, procurant une sensation d’accomplissement plus marquée.

Au final, le jeu récompense surtout l’optimisation globale des choix et des stratégies mises en place tout au long de la partie.

Thème

Darwin. Qui n’a pas immédiatement en tête, en entendant ce nom historique, la théorie de l’évolution ?

Pour ma part, j’ai découvert grâce au livret Appendices les détails et les objectifs du périple à bord du Beagle. Ces faits historiques abordent le monde animal, un univers qui séduit énormément parce que l’humain peut éprouver une véritable admiration pour la biodiversité. C’est d’ailleurs un sujet de plus en plus mis en avant aujourd’hui.

Mais au-delà de cela, il existe aussi un amour assez naturel du monde animal dans les familles. Celui qui pousse à faire découvrir aux plus jeunes joueuses des espèces qu’elles ne connaissent pas encore.

Personnellement, je suis séduite par ce thème qui ne se limite pas à une simple collection de tuiles Animaux. Par son système de jeu, Sur les traces de Darwin introduit la notion de voyage, de périple maritime, ainsi que l’importance des personnages historiques. On a presque l’impression de remonter au XIXe siècle et de vivre le voyage de Darwin de l’intérieur.

Les mécaniques de jeu sont véritablement articulées autour de la thématique, ce qui offre une expérience immersive particulièrement réussie.

Rangement

Que ce soit la boîte de base Sur les traces de Darwin ou son extension Correspondances, les deux sont équipées d’un insert. Dans chacun d’eux, il est possible de ranger l’intégralité du matériel de façon organisée.

Pour une optimisation supplémentaire, on peut trier les jetons Boussole, Publication, Guide et Enveloppe dans des sachets à intégrer aux boîtes. Cependant, ils restent faciles à trier lors de la mise en place et ne ralentissent pas l’installation de la partie.

Le format des boîtes est donc parfaitement adapté aux besoins de rangement du jeu. À noter également que l’intérieur des boîtes est illustré. Même si cela n’apporte rien en termes d’efficacité, c’est toujours un plaisir de les observer et de ranger son jeu dans un bel écrin.

Il serait tout à fait possible de ranger l’intégralité de l’extension dans la boîte de base. Pour ma part, je trouve les deux boîtes si jolies que je préfère les conserver séparément.

Elles s’intègrent d’ailleurs parfaitement dans une ludothèque à cases bien connue des joueuses.

Verdict

Ce que j’ai ❤️

  • Une immersion puissante grâce aux mécaniques de voyage, de découverte et de collecte renforcent l’immersion dans l’univers du Beagle et de Darwin.
  • Un choix de thème qui mêle histoire et amour de la biodiversité.
  • Une direction artistique magnifique, avec des illustrations qui nous plonge dans le jeu. Des détails au rendez vous tant sur l’ensemble du matériel
  • Un jeu d’une grande qualité éditoriale, qui propose un matériel qualitatif et en quantité pour un bon rapport qualité prix/expérience de jeu
  • Un jeu qui fonctionne très bien en famille grâce à son accessibilité et au plaisir partagé de collectionner les espèces.
  • Correspondances apporte davantage de challenge, de variété et un meilleur équilibre général, rendant l’expérience encore plus satisfaisante.

Ce que j’ai 💔

  • Certaines mécaniques prennent véritablement leur sens avec Correspondances, ce qui rend le jeu plus profond.

Conclusion

Sur les traces de Darwin est un jeu sorti en 2023 qui, pourtant, n’a pas pris une ride. Son système de jeu reste toujours aussi moderne et efficace. C’est une expérience particulièrement plaisante à vivre en famille, tout en étant capable de séduire un public bien plus large.

C’est justement cet aspect que Correspondances vient renforcer en apportant une nouvelle orientation à certaines mécaniques. En somme, cette extension fait évoluer le jeu d’un familial accessible vers une expérience familiale un peu plus exigeante et stratégique. Dans les deux cas, la direction artistique nous emporte par sa beauté, et cela dès la couverture de la boîte.

Un véritable point fort à mes yeux reste la dimension pédagogique et historique du jeu. Sur les traces de Darwin a le mérite de faire découvrir ce personnage historique, le nom de son navire — le Beagle — ainsi que les zones géographiques liées aux différentes espèces animales présentes dans le jeu.

Sorry We Are French propose également Appendices, un livret que l’on peut parcourir pour en apprendre davantage sur Darwin, mais aussi sur les animaux représentés sur les tuiles.

Sur les traces de Darwin réussit brillamment à mêler émerveillement, découverte et stratégie dans une aventure aussi accessible qu’intelligente. Entre sa direction artistique somptueuse, son thème passionnant et le plaisir constant d’optimiser son carnet de naturaliste, le jeu offre une expérience immersive et familiale particulièrement marquante. Et si la boîte de base séduit déjà énormément, l’extension Correspondances vient transformer l’ensemble en une aventure encore plus riche, tendue et satisfaisante. Une véritable invitation au voyage…

Alors prêt à embarquer ?

Le jeu présenté ici nous été gracieusement envoyé par l’éditeur. Mais comme aucun dessous de table n’a été observé, cet article sera aussi bien baigné d’une objective bienveillance comme il pourra se révéler plus acerbe. En ce qui concerne la boîte d’extension du jeu présenté ici, elle a été acheté par nos soins.

Hello asso

Si vous avez aimé cet article, vous pouvez soutenir Undécent en effectuant un don à cette adresse :

Vous pouvez aussi souscrire un abonnement premium. Cet abonnement donne accès au discord d’Undécent pour discuter avec l’équipe, à l’inscription automatique à tous les concours ; il double les chances de gagner lors d’un concours publique, donne accès à des concours exclusifs, donne la possibilité de rencontrer l’équipe en privé lors de festivals.

Votre soutien nous aidera beaucoup, à nous déplacer dans les événements, à payer l’hébergement du site etc… cela nous permettra de proposer encore plus de contenu et de meilleure qualité.

En plus c’est déductible des impôts !

Si vous voulez devenir membre de l’association, vous pouvez adhérer ici :

Un énorme merci à tous les membres et donateurs pour leur contribution, vous êtes géniaux !

D’autres avis sur Les traces de Darwin et son extension Correspondances :

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire