[Festival] Ludiverse 2026 & Gala TCG : un week-end entre jeu et collection

Même ville, même week-end, mais deux ambiances qui n’ont pas grand-chose à voir.
D’un côté, la première édition de Ludiverse 2026, avec ses stands, ses protos, ses échanges et cette sensation de voir des jeux en train de se construire.
De l’autre, le Gala TCG, beaucoup plus orienté cartes, collection et produits, avec une logique presque différente du jeu.
J’ai enchaîné les deux sur le week-end. Et forcément, le contraste est intéressant.





























Ludiverse 2026 première édition
Pour sa première édition, le Ludiverse 2026 s’installe à Montreuil comme un nouveau rendez-vous dédié au jeu de société. Organisé sur plusieurs milliers de mètres carrés, le salon réunit éditeurs, auteurs, distributeurs et structures indépendantes autour d’un objectif assez clair : faire jouer et faire découvrir. On y trouve des dizaines de stands, des tables en continu, des prototypes en cours de développement et des jeux en sortie ou à venir. Avec plusieurs milliers de visiteurs sur le week-end, Ludiverse mise davantage sur l’échange et le test que sur une logique purement commerciale, avec une proximité assez marquée entre créateurs et joueurs. Une première édition encore en rodage, mais qui pose déjà des bases solides.
Vendredi soir
Première soirée au Ludiverse, et honnêtement, ça démarre bien.
Premier arrêt chez IELLO. J’ai pu enchaîner Athlètes de Compète, revoir Restart, et mettre la main sur Le Coupable est… Carnivore !. À côté de ça, découverte du dernier Codenames – Retour à Poudlard, qui parlera direct à ceux qui accrochent à l’univers.
Ensuite, passage chez Les Joueurs du Dimanche pour tester Cyberpunk TCG avec du matériel Alpha. Et là, ça change tout. Après du print and play, voir le jeu avec du vrai matos, propre, lisible, ça rend tout de suite l’expérience plus concrète. Tu comprends mieux où le jeu veut aller.
Direction ensuite Collective Adventure avec My Biblio’set. Une proposition autour de la création de tableaux. C’est original, ça se prend vite en main, et ça change des formats plus classiques. Bonne surprise.
Je tombe ensuite sur un proto, Duellistes, porté par un jeune auteur. Simple, rapide, efficace. Typiquement le genre de jeu où tu fais une partie… puis une autre sans trop réfléchir. Ça manque encore peut-être d’un petit twist pour vraiment marquer, mais la base est là.
Fin de soirée chez Darucat avec Charuma. Jeu de plis, deux couleurs seulement, avec un système d’enchère pour construire sa main de départ. L’idée est maligne, et ça tourne bien. Une bonne manière de finir la soirée sans se prendre la tête, mais avec quand même un peu de réflexion.
Clairement, pour une première soirée, ça donne envie de revenir.









Deuxième journée – plus posée, plus exploratoire
Retour le lendemain, et le salon confirme.
Passage chez XD Productions pour découvrir Nuits Rouges – L’Affaire Quantum Tech, un jeu d’enquête en réalité augmentée. Difficile de juger sans y jouer en profondeur, mais suffisamment intriguant pour repartir avec une boîte et creuser ça à tête reposée.
Retour ensuite chez Collective Adventure pour 15 Jours en France. Là, on est sur quelque chose de plus accessible. Jeu de collection, rapide, de 2 à 6 joueurs. Ça s’explique vite, ça se joue vite, et ça peut clairement trouver sa place en famille ou en groupe mixte.
Je passe ensuite chez Don’t Panic Games pour discuter de Tales of London, de Michael Monier. Jeu semi-coopératif avec une promesse intéressante : un seul gagnant, mais une défaite collective possible.
Le pitch est clair : conquérir des districts, contenir une menace commune, tout en gardant un œil sur les autres. Sur le papier, ça marche. Reste à voir ce que ça donne en partie, mais il y a clairement quelque chose à aller chercher.













Gala TCG – changement total d’ambiance
Après Ludiverse, direction le Gala TCG.
Et là, le ressenti est immédiat : on n’est plus du tout sur le même type d’événement.
Ici, c’est avant tout un salon de collectionneurs.
Des stands partout, des cartes gradées, du display, du booster, du collector. Tu peux tout acheter, dans tous les formats. Et surtout, tu vois des gens acheter.
L’ambiance est aussi marquée par les ouvertures en live, entre Twitch et Whatnot. Ça crée un côté spectacle assez particulier, où regarder quelqu’un ouvrir des cartes devient une activité en soi.
Le Gala TCG s’impose comme un événement structuré autour de toute la chaîne du jeu de cartes à collectionner. Sur plusieurs milliers de mètres carrés à la Porte de Versailles, le salon réunit des dizaines d’exposants – boutiques spécialisées, services de gradation, éditeurs et plateformes – et propose un programme dense mêlant zones de vente, espaces d’initiation, tournois et animations. L’objectif est clair : faire cohabiter collectionneurs et joueurs dans un même lieu, en donnant à voir toutes les facettes du TCG, de l’achat de cartes à leur mise en jeu. Avec plusieurs milliers de visiteurs attendus sur le week-end, l’événement cherche à s’installer comme un rendez-vous central pour la scène TCG en France, à mi-chemin entre salon commercial et convention communautaire.

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Et les joueurs dans tout ça ?
Ils sont là… mais clairement pas au centre.
Première journée, on a surtout fait les stands. Et comme on n’est pas des gros collectionneurs, une fois qu’on a fait le tour, ça va assez vite. De mon côté, petit passage au stand officiel GALA tcg pour voir les cartes spécials déssiné pour l’occasion.
On tente ensuite l’espace initiation pour le One Piece Card Game… et là, mur. Presque deux heures d’attente. Forcément, avec une carte DON!! Chopper limitée à récupérer, ça attire du monde.
Résultat : on bascule sur autre chose. Et au final, ce n’est pas perdu. On joue à Pokémon, Star Wars Unlimited et Magic: The Gathering. Les espaces sont là, les équipes aussi, et ça tourne plutôt bien.









Deuxième journée – plus orientée jeu
Le lendemain, ça change un peu.
On découvre Riftbound, on participe à un tournoi scellé One Piece Card Game à 32 joueurs, et là, rien à dire : c’est bien organisé, ça tourne, et ça fait plaisir.
On enchaîne avec Flesh and Blood, puis retour sur Pokémon et Star Wars Unlimited, cette fois avec moins d’attente et plus de confort.
Petit bémol quand même : le jeu libre manque un peu de place. Si tu veux juste jouer tranquille en dehors des démos, ce n’est pas toujours simple.
Par contre, pour les initiations, c’est solide. Les équipes sont là, accessibles, et ça fait le taf.
Je ne suis pas passé chez Lorcana ni Yu-Gi-Oh!, donc difficile de juger ces espaces. Mais même sans ça, le bilan reste positif.
Conclusion
Ce week-end, c’est vraiment deux visions du jeu.
Ludiverse, c’est le jeu en train de se faire. Des idées, des protos, des échanges. Ce n’est pas encore parfait, mais il y a une vraie dynamique.
Gala TCG, c’est le jeu devenu objet. Collection, valeur, rareté. Le plaisir passe aussi par ce qu’on possède, pas seulement par ce qu’on joue.
Les deux fonctionnent. Mais passer de l’un à l’autre dans la même journée, ça met bien en évidence un truc : aujourd’hui, le jeu ne se vit plus seulement autour de la table.
Et ça, c’est peut-être le vrai sujet.







