[Ressenti] Below the bunker – Un print and play Lovecraftien











![]() | 1 joueurs | ||
| 12 + | |||
| 15 minutes | Amadeus games | ||
| gestion de main | Amadeus games | ||
| octobre 2025 | 1ere guerre mondial, cthullu | ||
| PVC : 6€ | sur Gamefound |
Qu’est ce qu’on trouve dans la boîte ?
- 25 cartes
- 1 livret de régles

𝑫𝒆 𝒒𝒖𝒐𝒊 𝒄̧𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆 ?
Below the Bunker vous glisse dans la peau d’un soldat égaré pendant la Première Guerre mondiale. Réveillé dans un bunker en ruine, seul, blessé, sans arme, vous réalisez rapidement que quelque chose ne tourne pas rond… Les murs transpirent d’un malaise viscéral, et derrière les décombres, ce ne sont pas seulement les vestiges de la guerre qui vous attendent, mais des entités aux relents lovecraftiens.
Le jeu mêle ainsi un contexte historique dur et réaliste avec une touche de fantastique cauchemardesque, dans un décor clos où la survie est autant physique que mentale.
𝑴𝒊𝒔𝒆 𝒆𝒏 𝒔𝒊𝒕𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏
Strictement solo, Below the Bunker repose sur un système de deck qu’on explore à mesure, avec des choix , des tests, des ressources à gérer, et des danger à affronter. La mécanique est simple d’accès, même s’il faut une partie ou deux pour bien assimiler certains effets parfois un peu ambigus.
J’y ai joué une dizaine de fois, en print & play disponible à petit prix. Ce format s’imprime facilement, s’assemble rapidement, et ne demande qu’un minimum de matériel : parfait pour découvrir une expérience ludique solo sans se ruiner.
Un tour dans Below the Bunker, c’est une unique pioche… mais une décision cruciale. À chaque tour, on révèle une carte du paquet, qui peut être un ennemi à combattre, un obstacle à franchir (fumée, porte verrouillée…), ou bien un objet. Les cartes objet proposent toujours deux outils distincts, un en haut, un en bas et il faudra choisir immédiatement lequel conserver, l’autre étant perdu. Chaque carte a ses contraintes, et notre main est limitée à cinq cartes. Cette limite est d’autant plus critique que les blessures infligées par les ennemis non vaincus viennent encombrer la main : au-delà de quatre blessures, c’est l’échec immédiat. La pression monte d’autant plus que la carte de Fin de Deck (sorte d’horloge mortelle) revient à chaque brassage du paquet : au bout de 7 apparitions, la partie est également perdue. Seule issue : franchir la porte du bunker, une carte que l’on peut révéler et vaincre en fin de partie, à condition d’avoir gardé le bon objet…
Si vous parvenez à franchir la dernière épreuve la fameuse porte du bunker , la victoire est à vous… mais Below the Bunker ne s’arrête pas là. En fin de partie, vous êtes invité à scanner un QR code : il vous mène sur une page dédiée de l’éditeur, où vous entrez votre score final. Ce dernier vous attribue alors l’une des 12 fins possibles, accompagnée d’un petit texte narratif et d’une illustration stylisée. Une conclusion bien trouvée qui vient renforcer la cohérence du thème et donne à l’expérience une petite touche de rejouabilité et de curiosité narrative, sans jamais empiéter sur le cœur du gameplay, résolument mécanique et casse-tête.
𝑳𝒆 𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊
La première prise en main de Below the Bunker peut surprendre. Malgré un livret court, la peu d’icone, et l’absence de tutoriel rendent les deux premières parties assez rugueuses. Il m’a fallu un peu de temps pour assimiler les effets des cartes, comprendre les implications des choix de déplacement et intégrer les logiques de survie. La fluidité n’était pas immédiate.
Mais une fois cette phase d’apprentissage dépassée, le jeu révèle une proposition intéressante pour un format aussi minimaliste. Below the Bunker ne s’appréhende pas comme un jeu narratif, malgré son habillage thématique fort. Il s’agit avant tout d’un casse-tête mécanique, qui repose sur l’optimisation, la planification et l’évaluation du risque. On n’est pas là pour vivre une aventure émotionnelle, mais pour résoudre une situation de plus en plus complexe avec les moyens du bord.
Le jeu brille justement par cette tension constante, générée par des contraintes multiples : nombre limité de ressources, blessures qui s’accumulent, menaces imprévisibles. Et c’est dans cette structure resserrée que le plaisir ludique s’installe : repousser une attaque avec une arme trouvée au bon moment, économiser une précieuse action… tout cela crée une satisfaction proche de celle d’un bon puzzle résolu.
En somme, Below the Bunker demande un certain effort initial pour être apprivoisé, mais une fois les codes compris, il offre une expérience cérébrale très satisfaisante, tendue et parfaitement calibrée pour du solo. Ce n’est pas un jeu pour s’évader, mais pour réfléchir et dans ce registre, il fait clairement le job.
Mais c’est aussi là que réside sa force : pour 6€, Below the Bunker offre exactement ce qu’il promet. Une ambiance singulière, une tension (ou pas selon les parties) , une boucle solo efficace… pendant quelques parties. Il ne cherche pas à être plus qu’il n’est, et c’est ce qui rend son format aussi cohérent que recommandable.
Conclusion
Below the Bunker ne cherche pas à proposer une aventure narrative ou immersive, malgré son habillage lovecraftien et militaire. On est ici face à un véritable casse-tête en solitaire, mécanique et exigeant, qui repose avant tout sur l’optimisation et l’anticipation. Pour un print and play à 6€, l’expérience proposée tient largement ses promesses : la tension est là, les choix sont souvent douloureux, et le défi suffisamment relevé pour enchaîner plusieurs parties d’affilée. Ce n’est peut-être pas un jeu qu’on ressortira tous les mois, mais en tant que micro-jeu solo malin et bien construit, il mérite le détour.
Retrouvez les règles du jeu : https://undecent.fr/banque-de-livrets-de-regles/
Le jeu présenté ici nous été gracieusement envoyé par l’éditeur. Mais comme aucun dessous de table n’a été observé, cet article sera aussi bien baigné d’une objective bienveillance comme il pourra se révéler plus acerbe.

Si vous avez aimé cet article, vous pouvez soutenir Undécent en effectuant un don à cette adresse :
Vous pouvez aussi souscrire un abonnement premium. Cet abonnement donne accès au discord d’Undécent pour discuter avec l’équipe, à l’inscription automatique à tous les concours ; il double les chances de gagner lors d’un concours publique, donne accès à des concours exclusifs, donne la possibilité de rencontrer l’équipe en privé lors de festivals.
Votre soutien nous aidera beaucoup, à nous déplacer dans les événements, à payer l’hébergement du site etc… cela nous permettra de proposer encore plus de contenu et de meilleure qualité.
En plus c’est déductible des impôts !
Si vous voulez devenir membre de l’association, vous pouvez adhérer ici :
Un énorme merci à tous les membres et donateurs pour leur contribution, vous êtes géniaux !
D’autres avis sur Below the bunker:
- Pas encore de retour sur ce jeu









