[Festival] Festival international des jeux de Cannes – 2026

Chaque année, le Festival International des Jeux de Cannes transforme le Palais des Festivals en immense terrain de jeu. Pendant quelques jours, auteurs, éditeurs, illustrateurs, professionnels du secteur et simples curieux se retrouvent autour d’une passion commune : jouer. Ici, le jeu de société dépasse largement le simple divertissement. Il devient un langage universel capable de rassembler les générations, de créer des rencontres et de faire émerger de nouvelles idées.

Pour cette 39ᵉ édition, le festival confirme plus que jamais son statut de rendez-vous incontournable du monde ludique. Avec plus de 60 000 m² d’espaces d’exposition, près de 350 animations et plus de 110 000 visiteurs attendus, Cannes s’impose comme l’un des plus grands événements ludiques du monde francophone. Pendant cinq jours, les festivaliers peuvent découvrir les nouveautés du marché, rencontrer les créateurs derrière leurs jeux préférés, assister à des conférences ou encore participer à des tournois et à de nombreuses animations.

Mais le FIJ, ce n’est pas seulement un salon où l’on teste des jeux. C’est aussi un lieu où se dessinent les tendances du secteur. Chaque année, les professionnels y observent l’évolution du marché, les nouvelles mécaniques, les directions artistiques qui émergent et les expériences ludiques qui marqueront les mois à venir. Entre prototypes présentés au Off, avant-premières chez les éditeurs et remise du prestigieux As d’Or – Jeu de l’Année, Cannes devient pendant quelques jours le véritable baromètre du monde du jeu.Pour nous, c’est aussi l’occasion de parcourir les allées du festival, de rencontrer des auteurs et des éditeurs, de tester de nombreux jeux et de revenir avec des découvertes, des interviews et quelques surprises à vous faire gagner. Voici donc notre immersion au cœur du Festival International des Jeux de Cannes 2026.

Alors on vous raconte chacun nos moments forts et nos découvertes !

Rémi : carnet de bord d’un festival dense, et franchement très bon

Le Festival International des Jeux de Cannes, c’est toujours ce moment bizarre où tu passes ta journée à courir, parler, jouer, prendre des notes, et où, le soir, tu te rends compte que tu n’as même pas eu le temps de t’asseoir plus de quinze minutes. Mais c’est aussi pour ça qu’on y va.

Cette année, j’ai surtout eu envie de profiter du festival comme il est vraiment : un endroit où tu peux rencontrer des auteurs, discuter avec des éditeurs, tester des jeux en avant-première, assister à des conférences et repartir avec des pistes d’articles plein la tête. Bref, un FIJ riche en découvertes, en échanges, en surprises, et en jeux qui donnent envie de rentrer pour les poser sur table.

Voici mon retour jour après jour, avec les rencontres, les tests, les coups de cœur, et les trucs que je n’ai pas eu le temps de jouer mais qui méritent un suivi.

Mercredi : démarrage en mode rendez-vous, et déjà des jeux qui collent

Gilles Baumé et Apou! 

J’ai commencé le festival par un rendez-vous avec Gilles Baumé, auteur du jeu Apou!. On avait reçu le jeu juste avant le FIJ, donc l’idée c’était d’arriver avec un vrai ressenti : ce qu’on a aimé, ce qui nous a moins parlé, et surtout le pourquoi.C’était plutôt une discussion honnête, où l’auteur peut expliquer son intention, son parcours, ce qu’il cherche à provoquer chez les joueurs. Gilles a parlé de lui, de son parcours d’auteur, de ce qu’il fait au quotidien, et ça donne aussi du relief au personnage : il est kiné, et il est actif sur les réseaux sous le nom Gilou t’as mal ou?  (Insta et TikTok). C’est ce genre de rencontre qui lance bien un festival.

Schmidt : du jeu enfant bien mis en scène

Ensuite rendez-vous chez Schmidt. On a échangé  sur  La Valse des Fantômes, qui était nommée à Cannes, car il baisse de prix !  Même sans entrer dans une analyse complète, c’est toujours intéressant de voir comment un éditeur présente un jeu dans ce contexte-la.

Mais ce que je retiens surtout de ce passage, c’est la présentation de jeux très « table », très concrets, qui parlent aux enfants parce qu’ils se vivent dans l’espace. J’ai noté Plonge Cochon et Le Puits Mystérieux : ça repose beaucoup sur la mise en scène, la manipulation, le petit effet « waouh » qui embarque vite. Et j’ai très envie de découvrir Morty Shorty.

Origames : Le dernier Richard Garfield et Let it Bee

Je suis ensuite passé chez Origames. Déjà, il y avait Skyrift, le nouveau Richard Garfield. Rien que le nom donne envie de voir ce que ça raconte. C’est annoncé comme un duel, et j’ai clairement envie de l’essayer.

Sur le stand, j’ai aussi vu la nouvelle petite boite de Post Office, le jeu de carte, et un tour d’horizon de leurs projets avec leur directeur artistique (Igor Polouchine), ce qui est toujours cool, parce que tu comprends mieux la cohérence de leur catalogue.

Le jeu à suivre : Let it Bee (oui, le jeu de mots Beatles)! Et là, je suis vraiment curieux. Parce que ce n’est pas juste un titre mignon : c’est présenté comme un jeu expert de gestion de ruche, où on incarne la vie d’une colonie d’abeilles. Développer la ruche, organiser, optimiser, faire vivre ton système. C’est le genre de thème qui pourrait être gadget, mais qui a l’air au contraire très intégré à la proposition.

On a aussi parlé de Chrysalis dans l’univers Shaan World. Je l’ai déjà pledgé, donc de toute façon la boite arrive bientôt, et j’ai hâte de voir ce que ça donne en vrai.

TCG Naruto Konoha Shido : potentiel, mais pas mon truc

Toujours dans le mercredi, j’ai testé le TCG Naruto Konoha Shido. Je vais être honnête : je vois le potentiel, mais je n’ai pas adhéré.

Mon ressenti après une partie, c’est que ça tourne beaucoup autour d’une logique de majorité sur des missions au centre. Tu joues des cartes dans les missions, si tu as la majorité de points tu récupères les points de la mission, et à la fin celui qui totalise le plus gagne. Sur le papier ça fonctionne, mais j’ai trouvé ça moins dynamique, moins nerveux, moins « vivant » que Star Wars Unlimited ou One Piece Card Game. Je n’ai fait qu’une partie, donc je reste prudent, mais pour le moment je ne suis pas convaincu.

Shadi Torbey et Impatience Games : un vrai coup de coeur perso

Rendez-vous avec Shadi, auteur et éditeur, qui a monté sa maison Impatience Games. Il nous a présenté plusieurs jeux, et ça faisait plaisir parce que ça allait dans tous les sens, avec des projets très différents.

  • Mazing (sortie été 2026) : un abstrait jouable en coop ou en solo. Des jetons ronds blancs et noirs doivent traverser le plateau. C’est une réédition d’un jeu ancien, Maze, de Jim Deacove, pionnier du coop dans les années 1970. Et Shadi a codéveloppé cette nouvelle version avec Jérémy Particino, en adaptant pas mal de choses.
  • Il a aussi présenté Freigar (de Reiner Knizia), Mayor of Chicago, et sa prochaine sortie karnivorous.

Et la, gros point important : Mayor of Chicago m’a vraiment parlé. Je pense que c’est pile mon type de jeu solo. Je suis reparti avec une boite, j’ai déjà fait une partie en rentrant, et j’étais content. Donc oui, je pense que je vais faire l’article moi-même, parce que j’ai envie de prendre le temps et de le défendre correctement.

karnivorous, c’est l’autre truc qui m’intrigue : un coop où des robots jardiniers essaient de survivre à une invasion de lianes extraterrestres. Un côté tower defense, ou en tout cas défense du terrain, avec une ambiance assez originale.

Blackrock pro : un coup de foudre et des jeux qu’on n’a pas pu poser sur table

Ensuite passage côté stands pro Blackrock. J’ai testé Le petit théâtre – Il était une fois sur le stand Kodama. Jeu coop, puzzle, phrases à construire. Tu as des missions, tu résous en créant des phrases, et ça marche étonnamment bien. Le jeu sort début avril, mais il était en avant-première à Cannes, et franchement… j’ai craqué. Je suis reparti avec une boite. Grosse vibe « coup de foudre ».

Juste après, j’ai eu la présentation de la réédition de Trök. Problème : trop de monde, aucune table dispo. Donc pas de partie, juste une présentation.

On a aussi vu leur prochaine sortie 4 Keys, chez Grrre Games également.

Laboludic : deux nouveautés aux catalogues!

J’ai également pris le temps de rencontrer Laboludic, qui m’a présenté deux projets prévus pour 2026. Le premier s’appelle Pronto!, un jeu de rapidité et d’observation. Le principe est simple : repérer le plus vite possible un doublon entre les cartes et déposer sa carte dessus avant les autres. Le premier joueur à réussir à se débarrasser de toutes ses cartes remporte la partie. Un jeu très direct, qui repose sur les réflexes et qui devrait facilement trouver sa place autour d’une table.

Le second projet s’intitule Top Toopy. Ici, on s’éloigne un peu du jeu de société classique pour proposer un jeu de défis autour de toupies. Les joueurs vont s’affronter à travers différentes figures et challenges à réaliser. Ce n’est pas un jeu de plateau à proprement parler, mais plutôt une expérience ludique basée sur la dextérité et le défi, qui peut très bien fonctionner dans un cadre familial ou entre amis.

Randolph, Iello et le Off : terminer la journée en mode festival

Je suis allé voir Martin chez Randolph, et on a joué avec lui à Shape It!. Pendant la partie, l’association Envie en Jeux (promotion du jeu coop) s’est jointe à nous. Je n’ai pas eu le temps d’aller les voir sur leur stand (trop booké), mais ça m’a donné une idée : interviewer leur présidente.

Ensuite direction le stand Iello, où j’ai eu l’impression de voir une quantité de bons jeux d’un coup. Présentation du line-up 2026, une partie de Restart (bon jeu, ca devrait bien fonctionner), et surtout ce que j’ai retenu :

  • Ace of Spades
  • Bunny Kingdom Town, un duel dans l’univers de Bunny Kingdom
  • une extension Agent Avenue Division M (j’avais adoré Agent Avenue, donc forcément je veux voir ca, mais on n’a pas pu jouer)
  • et Athlète de Compète, pour sa DA années 60-70, très marquée, très cool. Jeu recommandé par Sandra Lebrun, ancienne jurée de l’As d’Or jusqu’en 2025.

Et le soir, direction le Off, pour jouer avec Mathys Barthélémy (Brutus!, Denko) et son équipe qui a monté Old Games. On a joué, discuté, découvert plein de trucs. Les noms m’échappent aujourd’hui, et c’est frustrant, mais c’est aussi ça le Off : tu repars surtout avec des souvenirs de tables et d’ambiance.

Jeudi : conférences et un gros focus sur l’industrie

Conférence Asmodee : efficace, pro, et ca fait gagner du temps

Jeudi matin : conférence Asmodee tout en haut du palais. Line-up de l’année, format très propre, très qualitatif, et surtout pratique : tu vois beaucoup de choses rapidement, et tu peux échanger avec les gens sur place. Deux heures bien remplies.

Rencontre avec Laura, Collective Adventure : éditeur engagé

Ensuite, rendez-vous avec Laura de Collective Adventure, éditeur engagé avec plusieurs gammes.
Elle m’a parlé de :

  • Quinze jours en France : jeu de collection avec des destinations en France !
  • A deux pas : jeu d’aventure en duo, basé sur des cartes postales.
  • Son jeu de rôle Role Time : on incarne des insectes, et l’idée c’est que tu peux jouer sans être un gros rôliste, sans forcément avoir un MJ qui tient tout.
  • Et Budizz. ( jeu coopératif

Moment agréable, et j’ai envie d’en faire une interview parce que ça mérite une mise en lumière plus posée! 

Game In France : une usine prés de Nancy, et un vrai sujet de fond

Ensuite conférence Game In France, et la, c’était passionnant parce que ça parle du fond du marché.

Le constat de départ est simple : le marché est dynamique, mais la production est loin. Et ça crée des problèmes très concrets :

  • réassorts longs
  • ruptures qui font perdre des ventes
  • risques de surstock ou sous-stock selon les estimations
  • et une dépendance logistique pénible

Le projet : une nouvelle usine en Lorraine capable de proposer différents formats de boîtes, pour permettre aux éditeurs d’imprimer en France, avec un « made in France » qui ne soit pas un luxe intenable.

Ils ont parlé de :

  • 4 fondateurs
  • financement collectif
  • soutien de l’Etat et de la région
  • matières premières orientées RSE, certifications FSC et PEFC
  • actuellement 5 salariés, objectif 10 fin 2026, puis 20 en 2027
  • plusieurs plans de production déjà engagés

Ils ont aussi été clairs : ils ne vont pas, pour l’instant, sur le gros jeu expert ultra chargé en matos. Et surtout, ils ont insisté sur un point important : les éditeurs qui ont participé au financement n’auront pas d’avantage sur les prix ou le planning.

Darucat : Charuma et l’envie de suivre Heredity

Après ça, rendez-vous avec Darucat  pour découvrir Charuma. Jeu de plis avec une idée que je trouve vraiment cool : au début, tu peux faire des enchères pour choisir ta main. C’est simple comme twist, mais ça change déjà l’approche.

Mathieu a eu un vrai coup de cœur, donc c’est lui qui fera l’article sur le site.

On a aussi parlé de leurs sorties à venir dans l’univers Heredity. On suit ça avec curiosité.

Wannagame : un deckbuilding Naruto, et Duel of Chaos qui revient dans nos contenus

Ensuite rendez-vous avec Wannagame. Ils bossent sur un futur jeu fin d’année : un deckbuilding dans l’univers Naruto. Ils ont obtenu la licence, et le jeu vient des auteurs de Saint seiya. L’idée, c’est de reprendre la base de leurs mécaniques, mais avec assez de changements pour apporter de la nouveauté et coller à Naruto.

Les cartes présentées étaient vraiment premium, ça donnait envie. Je suis curieux.

Wannagame, on les connait aussi pour Lum 42 et Duel of Chaos. D’ailleurs, Duel of Chaos, on va vous faire l’article. Je l’ai joué cette année : deckbuilding 2 joueurs, agréable, efficace, ça va droit au but. Et je veux le poser avec Damien, gros fan de deckbuilding, je pense que ca va matcher.

Open World Edition : Pépite, un jeu d’ambiance western qui tourne bien

Ensuite partie chez Open World Edition avec Amaury, auteur de Narcopolis et plus récemment de Pépite.

Pépite, c’est un jeu d’ambiance western en 3 manches. A chaque tour, tu joues une carte face cachée qui déclenche une action. L’objectif : finir avec le plus de pépites d’or dans ta banque.

Et pour y arriver :

  • tu peux en voler aux autres
  • en récupérer à la mine
  • les stocker au saloon
  • puis les sécuriser en banque

Entre les manches, tu récupères des cartes pour « améliorer ton jeu », donc tu te construis des possibilités de coups un peu sournois. Et ça marche. C’est interactif, ça bouge, ça met une ambiance.

Lucky Duck : un rendez-vous improbable, mais parfait

Je termine le jeudi par Lucky Duck avec Guillaume. Cette année, ils avaient tenté un format différent : tout le monde était convoqué à la même heure pour une présentation line-up.

Sauf que… on était quasiment seuls. La veille, ils avaient eu plus de 20 personnes. Donc oui, ça a dû être pénible pour eux la veille. Mais pour nous, c’était royal : discussion tranquille, présentation complète, sans stress.

On a parlé de Dragons of Etchinstone (j’ai fait la campagne, j’attends ma boite). Jeu de cartes solo, avec cette sensation de manipulation/retournement qui fait penser à Palm Island. Rien que ça, ça suffit à me donner envie.

Et dans le line-up présenté, on a vu :

  • Borealis : exploration de terres boréales, photos, programmation et collection, rejouabilité annoncée forte.
  • Fugitif : petit duel, un capture l’autre, l’autre s’échappe.
  • extension Règne animal pour Earth
  • Pile-Poil : petit jeu de dés avec des chats à placer pour scorer, prise de risque, signé Reiner Knizia. Matos très sympa, je conseille vraiment d’essayer.
  • Trinket Trove : enchères et collection dans un univers choupi, pas testé mais j’ai envie.
  • Wroth : pour les amateurs de gros jeux, contrôle de territoire, factions asymétriques, draft de dés.

La cérémonie tant attendu!

Enfin, j’ai bien sûr assisté le samedi soir à la cérémonie de remise des prix du As d’Or – Jeu de l’Année. Les trophées de cette édition ont été remis à Toy Battle dans la catégorie tout public, Civolution dans la catégorie expert, Zenith dans la catégorie initié et L’Île des Mookies dans la catégorie enfant. La cérémonie était très agréable à suivre et Vincent Dedienne a su installer une très bonne ambiance grâce à son humour et à sa présence sur scène. Bravo à lui pour l’animation de la soirée, et bravo également aux jurés pour leur sélection qui met en lumière plusieurs jeux marquants de l’année.

Vendredi : un mélange parfait entre détente, éditeurs, conférences, et jeux qui claquent

Petit-déjeuner Kodama à la Castre

Vendredi matin, petit-déjeuner au sommet de la Castre, invités par l’équipe Kodama. Beau temps, moment chill, plein de rencontres. C’est le genre de pause qui fait du bien dans un festival comme Cannes, où tout va vite.

Synapses Games : fleurs, DA marquée et combos

Ensuite rendez-vous chez Synapses Games.

  • Frosted Bloom : en vente en avant-première sur le festival, jeu de Bruno Cathala et Ludovic Maublanc, pose de tuiles, tulipes et fleurs. Je n’ai pas pu y jouer sur place, mais je voulais le tester vite, j’ai l’impression qu’il a un vrai truc.
  • Circadia : DA très particulière, et ca m’a parlé direct. J’ai envie d’y jouer.
  • Chimerium : jeu à combos, nommé au Sablier d’Or 2026 par Un Monde de Jeux. Curiosité aussi.

Le lion Vert et Je suis d’ailleurs : passage obligatoire!

Je suis également passé sur le stand de Le Lion Vert pour découvrir leur nouveau jeu, Gévaudan. Le jeu propose aux joueurs de partir sur les traces de la célèbre bête du Gévaudan. Il s’agit d’un jeu compétitif dans lequel chacun va devoir rassembler des indices et identifier le chemin de la créature pour réussir à la débusquer avant les autres.. Le thème fonctionne très bien et j’ai vraiment envie de découvrir plus en profondeur cet opus du Lion Vert.Juste à côté se trouvait également le stand Je suis d’ailleurs, une initiative particulièrement intéressante qui cherche à montrer que le jeu ne se limite pas au simple divertissement. Le jeu peut être un outil pour apprendre, réfléchir, transmettre, questionner ou encore explorer différentes cultures et points de vue. Le stand mettait ainsi en avant toutes les dimensions du jeu : éducative, culturelle, artistique et sociale. On y parlait aussi bien d’illustration, de peinture, de sculpture, de narration ou encore de création d’univers. C’est une belle manière de rappeler que le jeu de société est un médium riche qui peut englober de nombreuses formes d’expression. Espérons que ce type de démarche continue à mettre en lumière toute la richesse de la culture du jeu.

Conférence Loups-Garous de Thiercelieux : 25 ans, nouvelle édition, et un rôle annoncé

Ensuite, conférence sur Les Loups-Garous de Thiercelieux.
Annonce importante : pour les 25 ans, une nouvelle édition sort en fin d’année, et sur 2026 ils vont dévoiler 4 nouveaux rôles inclus dans cette boite.

En avant-première pendant la conf, on a découvert le Marionnettiste :

  • la nuit, s’il se fait croquer, il ne meurt pas
  • c’est sa marionnette qui est mangée
  • il survit à la journée… mais il ne peut plus parler, uniquement communiquer par gestes

Il reste encore 3 rôles à révéler pendant l’année. Conf intéressante, avec auteurs + distributeurs.

Okaluda : Paon et Enquête à Bandiville

Après la conférence, passage chez Okaluda.
J’ai pu jouer à Paon, jeu de collection et placement de petits oiseaux pour optimiser des points. Ça doit sortir chez Gigamic en boite biseau. DA très jolie, et le jeu fonctionne vraiment bien, j’ai eu la chance de faire une partie.

On m’a aussi montré Enquête à Bandiville, très coloré. Je n’ai pas joué, mais les gens à côté avaient l’air ravis.

DNUP : un ambigramme pour un jeu de défausse

Ensuite test de DNUP (D-N-U-P), un nom lisible dans les deux sens (ambigramme).

C’est un jeu de défausse : tu veux te débarrasser de tes cartes.

  • 1er : 2 points
  • 2e : 1 point
  • nouvelle manche
  • 1er à 3 points gagne

Le twist : les cartes ont deux faces avec deux numéros différents. Tu peux les retourner pour compléter des familles, tu peux voler, donner, perturber. Très bon jeu d’ambiance, ça sent le truc qui va tourner facilement.

Naivina : Tobia Botta

Ensuite rendez-vous avec Tobia Botta, qui a monté Naivina.
Sa gamme actuelle : Formula 5, Wool Street, Météo, Blue Penguin.

J’ai joué aux quatre. Les quatre sont rigolos, efficaces, et surtout en petit format. Mon préféré : Blue Penguin. J’ai déjà fait un article sur Météo. Et Formula 5 est clairement le plus « brainy », celui qui te demande de réfléchir beaucoup plus. Cette gamme des « EVERY GAME » est distribué en France par ATALIA.

Je suis reparti avec un exemplaire de chaque, parce que franchement c’est typiquement les jeux que tu peux emmener partout.

Ludistri : le tour de leur line-up

Fin de journée, passage chez Ludistri.
J’ai vu :

  • Haiku avec l’extension Hokusai à venir
  • Maki San, petit jeu où tu alignes des makis de même couleur
  • Transorient Express, jeu de collection de cartes, cartes très belles
  • Sai Sai et Fuseo (sorties 2025), jeux enfants qui marchent très bien
  • Grizzly et les Lemming aussi

Il y avait d’autres découvertes, et on en reparlera au fil des articles, parce que là c’était trop dense pour tout détailler proprement.

Fin de journée : un verre avec Cyril de Ludovox

Et pour finir, un petit verre au pub irlandais avec Cyril de Ludovox. Une fin de journée simple, détendue, parfaite. Puis repos, parce que le samedi était le dernier jour.

Samedi : dernier tour, gros coups de coeur, et fin en One Piece

Jeux opla : Interactions dans la gamme Nature

Samedi matin, rendez-vous chez Jeux opla. Découverte de Interaction, dans la gamme Nature.
Tu construis un environnement en posant des tuiles animaux, chacun son tour, avec ton adversaire. Chaque tuile a un effet. L’objectif : optimiser ton scoring final pour battre l’autre. Simple, lisible, mais avec de l’interaction (logique, vu le titre).

Musoka Studio : Yami, un concept qui m’a hypé

Ensuite, rendez-vous avec Maxime de Musoka Studio, pour Yami.
Et la, gros kiff sur le pitch : jeu de plis + pose de tuiles, en coop à communication limitée. Chaque pli détermine quelles tuiles tu peux poser. Le but : entourer, niveau par niveau, les lianes qui attaquent le pays.

C’est une campagne en 22 missions, avec des améliorations à débloquer, des enveloppes à ouvrir. Clairement, je veux en faire un article, parce que le jeu m’a vraiment hypé.

Le Scorpion Masqué : l’Encyclopédie des Monstres et Panorama

Ensuite, rendez-vous chez Joëlle au Scorpion Masqué. Mes camarades ne se sont pas présentés, mais j’ai quand même pu découvrir des jeux.

Le gros morceau pour moi : L’Encyclopédie des Monstres (avec notamment Antoine Bauza, Corentin Lebrat et Théo Rivière). C’est un memory coopératif à communication limitée, et ça marche super bien. Depuis mon retour, j’en suis déjà à 5 parties, donc ça parle tout seul. En plus, il y a un vrai petit côté ludo-éducatif : les livrets te font apprendre des trucs sur les monstres de différents pays. Très sympa.

J’ai aussi découvert Panorama, jeu de pose de tuiles pour construire un panorama et optimiser des points. Petite boite, ça tourne bien.

On a aussi parlé de la prochaine boite de Tag Team, annoncée dans un univers arthurien. On n’a fait que survoler, donc on en parlera plus tard quand ca sera plus concret.

Old Games : Denko en version finale, et on vous fera gagner une boite

Ensuite, rendez-vous chez Old Games pour Denko. Je l’avais joué en prototype au FIJ 2025. La il était en version finale, et déjà en vente.

Jeu d’ambiance de rapidité et de défausse : être le premier à se débarrasser de ses cartes. Ça fonctionne très bien, ça bouge, c’est efficace. Article prévu, et en plus : on vous fera gagner une boite.

Actarus Editions : Carnival of Sins, beau et interactif

Puis passage chez Actarus Editions pour jouer à Carnival of Sins.
Déja, la DA est magnifique : noir et or, très marquée, très classe sur table. Et côté jeu, ça tourne bien : un jeu d’ambiance  où tu cherches à maximiser ton score en récupérant des dés, avec beaucoup d’interactions. C’est beau, ça vit, et ça donne envie d’y revenir.

Square games : Le retour de Keyforge en France

Je suis également passé sur le stand du KeyForge, qui fait son retour en France. Le jeu, créé par Richard Garfield, est porté par Ghost Galaxy, qui en assure l’édition, avec un nouveau distributeur chargé de la traduction et de la distribution sur le territoire français ( Square Games). Pour rappel, KeyForge repose sur un principe unique : chaque deck acheté est unique et non modifiable. On joue donc avec le deck tel qu’il est conçu, sans possibilité de le personnaliser. L’objectif reste de forger des clés avant son adversaire, d’où le nom du jeu. J’ai pu faire une partie sur place et discuter avec l’équipe qui accompagne ce retour, une bonne occasion de redécouvrir ce jeu à part dans le paysage des jeux de cartes.

One Piece Card Game 

Et enfin, j’ai terminé par un passage sur l’espace TCG pour jouer à One Piece Card Game. Le stand était franchement fantastique : les tentes, le décor, les conditions de jeu. Tout était bien pensé pour découvrir, s’installer, jouer.

Et jouer à One Piece, c’est toujours un bon moment. Parce que c’est un jeu que j’adore, tout simplement.

Conclusion : un FIJ riche, et surtout plein de contenu à venir

En conclusion, c’était un FIJ très riche en découvertes, en rencontres et en expériences. La sélection présentée par les auteurs et éditeurs était vraiment impressionnante, souvent très qualitative, et on repart avec énormément de matière.

On a des interviews prévues, des tests à faire, des jeux à vous faire découvrir, et même des boîtes à vous faire gagner. Donc oui, c’était intense, parfois épuisant, mais clairement : c’était un très bon Cannes.

Mathieu – Azatoth

Quatre jours intenses, près de 50 km de marche, … Un nouveau FIJ plein de rencontres, de découvertes, de tests et de courbatures.

Après une année en tant que visiteur classique, une deuxième en tant que visiteur VIP, voilà donc ma troisième année de présence, mais cette fois en tant que représentant Undécent. Une vrai ascension sociale. Qu’en sera-t-il de l’année prochaine ? Exposant ? Organisateur ? Mais non… Vincent Dedienne m’a gentiment laissé sa place : donc en 2027 cela sera jury et maître de cérémonie, ainsi soit-il !

Mais trêve de blabla ! Passons au menu

Parallele : Prestigium

Premier stand de la semaine, Parallele me présente leur futur jeu Praestigium dont la campagne de financement participatif est prévu pour ce printemps. Menez votre école de magie au sommet en affrontant vos concurrents. Le jeu est beau, la mécanique de combinaison d’éléments pour lancer vos sorts est intéressante. Attention toutefois, la quantité d’association possible est enivrante, mais nécessite de rester de long moment plongé dans votre grimoire, avec peut-être, une légère perte de rythme.

Tribuo / Blue Orange

On passe à du lourd avec Blue Orange et Tribuo avec une présentation rapide (c’est toujours trop rapide quand on parle de jeux) de leurs futures sorties :

  • Got Five
  • Pyramire
  • Gare au Yéti
  • Ice Split
  • Trail Again
  • Caco Funny
  • Ruckus
  • Heroes Write & Conquer

Parmi toutes ces découvertes ludiques, Heroes Write & Conquer est sans doute celui qui a le plus retenu mon attention : un thème proche du JDR médiéval fantastique qui me parle et une mécanique « Write » inattendue pour ce genre de jeu. Sa sortie est prévue en avril. Nous n’avons malheureusement pas encore d’exemplaire à tester profondément, mais espérons que cela sera possible prochainement.

Une partie de Got Five et le jeu m’a clairement montré son potentiel pour tout public. Et pour finir Pyramire, avec une mécanique originale, sera à garder en tête.

AbymGames : Save Us All

Pendant les nuits du Off du premier jour, j’ai eu l’occasion de discuter avec Salah de leur jeu Save Us All. Un survival horreur coopératif, avec évènements inopinés et salles à explorer. Une véritable histoire est à découvrir en jouant à ce jeu.

Gigamic

L’année 2026 est riche pour Gigamic, Plus d’une vingtaine de jeux présentés par Manon, pour tous les gouts, tous les âges et tous les joueurs. Je vais me permettre de me focaliser sur les trois qui m’ont particulièrement intéressé :

  • Reporter, une jeu d’enquête journalistique, ou les fake news ne sont jamais bien loin, si l’on ne vérifie pas les sources.
  • Misfit Heroes, ou le système de cartes combinables m’a séduit.
  • Dice Pool Party, un petit jeu que certains diront sans grande prétention, mais qui, avec sa revisite du Yamm’s, saura animé de nombreuses vacances en famille, pour petits et grands.
  • Et notons l’arrivée prochaine de Akopolis Pantheon, apportant l’aspect coopératif à Akropolis.

Oui, ça fait quatre ! Et alors ? C’est mon article !

Pixie Games

Caroline de Pixie Games m’a présenté les futures sorties de l’année. Là encore, la quantité ne se fait pas à l’encontre de la qualité. Oliva, Hors la l’oie, Carnimal, Quorum, Persona Non Grata, The Voynich Puzzle, il y en a pour tout le monde.

Une mention spéciale pour The Voynich Puzzle. Avec un thème ancré dans l’histoire de ce manuscrit, le jeu est tout simplement magnifique, tant dans l’esthétique que dans les mécaniques. Les illustrations reprennent celles du manuscrit et permettent ainsi une immersion complète.

Dans un toute autre genre, Hors la l’oie et Trait Rapide ont su me séduire par leur simplicité et le délire qu’ils apportent. Même si visiblement, ni le dessinnage, ni le mimage, ne sont pas mes meilleurs compétences (comme le français).

Catch Up Games

Encore toutes nos excuses à Matthieu pour le retard. Et oui, pour ce rendez-vous avec Catch Up Games, nous attendions chacun à un lieu différent. Vous saviez que c’était assez grand le palais des festivals ?

Plusieurs sorties annoncées, dont Diplomates & Confidents une extension pour Courtisans, Flip 7 Vengeance et une extension pour Far Away.

Mais c’est Lucioles qu’il faut retenir. Un gros coup de cœur pour ce jeu narratif sous forme de bandes dessinés. Avec une sortie prévue pour Essen, l’attente s’annonce longue et pénible.

This Way!

J’avais déjà été séduit par ICE et son plateau tout en relief. Le future jeu de This Way!, Arctica va suivre le même chemin. Avec une mécanique de programmation qui m’a fait boguer, je garderai longtemps en mémoire cette partie de démonstration jouée avec quelques confrères ludiques. Sauver des espèces animales tout en affrontant les pires catastrophes humaines, y a-t-il plus noble mission ?

Captain Games

J’ai fini le festival en testant la prochaine création de Captain Games, Tea & Rum. On peut parler d’une fin en bôtée, avec ce jeu de placement d’ouvriers et gestion de ressources. La matériel est riche et le thème est beau (et inversement). Petit regret : ils ne m’ont même pas laissé gagner ! J’attends la sortie du jeu pour me venger.

Conclusion de Mathieu

Mal aux pieds, la tête dans les étoiles !

Un grand merci à toutes les personnes qui nous ont reçus avec tant de gentillesse. Je me doute que ces quelques jours ont du être fatiguant pour elles, tant de répétitions de règles, de pitchs et de descriptions. Mais elles ont toutes rempli leur job, avec sourires, bonne humeur et passion.

Le FIJ vu par Angélique !

La Team Undecent de nouveau parti couvrir le FIJ. Cette année Remi notre rédacteur en chef, Angélique et les 2 Mathieu ! C’était le premier FIJ en tant que média de Mathieu alias Azatoth. Il a pu découvrir que c’est une cure de marche, parfois chargé comme une mule pour rentrée !

Nous logions à 20 minutes en longeant la mer, c’était très accessible et nous arrivions coté marina. Longer les yachts nous ont tout de suite rappeler que oui nous étions bien à Cannes ! Notre arrivée le mardi soir c’est fait en toute simplicité. Nous avons fait le point et partager nos rendez Auteurs, éditeurs et distributeurs de la semaine à venir. Partagé un bon repas ! Quelques partis de Apou! pour faire plaisir à Azatoth et faire découvrir à Mathieu ! Puis un petit Ritual pour souder notre équipes avant le rush ! Et un gros dodo, pour être en forme et d’attaque le lendemain.

Nous remercions grandement l’équipe de l’organisation du FIJ qui nous a permis de rentrer tout les 4 mercredi ! Le mercredi était un jour consacré uniquement aux professionnels.

Mes coups de cœur de cette édition, dur dur de choisir tant j’ai vu de super jeu !

Archipels Crée par Alexandre Droit, illustré par et edité chez Tiki Edition

Toujours aussi contente de revoir Débora et de découvrir les prochains titres de cette maison d’édition. Avec Archipels, Tiki Éditions sort de ses gammes habituelles et de sa zone de confort. Une prise de risque réussie pour un titre vraiment plaisant offrant avec une manipulation de matériel très intéressante.

Dans ce jeu de pose de tuiles, vous devrez construire votre île, tour après tour, et choisir quel axe de scoring améliorer en fonction de votre stratégie, sans offrir trop d’avantages à vos adversaires. Archipels est donc un jeu familial, avec un matériel plus conséquent que ce que propose habituellement Tiki Éditions.

Les parties durent environ 30 minutes et se jouent en 8 tours à 4 joueurs. Vous serez parfois premier joueur, avec certains avantages, ou dernier, avec moins de choix, mais la possibilité de sélectionner ou d’attribuer du scoring supplémentaire. Les règles de pose de tuiles sont classiques ; cependant, certaines comportent des bouteilles qui vous feront perdre 3 points en fin de partie. Il faudra donc jongler stratégiquement entre développement et optimisation du score.

Un jeu beau, bien pensé et abouti. J’ai adoré et j’ai hâte d’y rejouer.

Mon petit plus : un joli clin d’œil avec le pion Tiki qui permet d’avancer sur la piste des tours.

Les secrets de Warden Keene un jeu de Paolo Mori et Silvanio Sarrentino illustré par et édité par Bombyx

Lors de notre rendez-vous avec Yann de Bombyx, il nous présente comme un véritable trésor ce jeu de Paolo Mori et Silvano Sorrentino. À noter que Paolo Mori vient de remporter l’As d’Or cette année ; forcément, son nom résonne particulièrement à nos oreilles.

Après le pitch, je n’ai qu’une envie : découvrir l’histoire des Habitants de Warden Keene. Ce jeu d’enquête narratif vous emmène dans le cimetière de Warden Keene. Vous devrez y dénicher des indices et résoudre des énigmes. À la fin de la partie, vous connaîtrez l’intégralité de l’histoire de ce village. Voilà la promesse faite.

Côté matériel, il n’y a qu’un livret et un plateau représentant le cimetière, avec l’ensemble des tombes et leurs épitaphes. Et c’est tout !

Le matériel est simple, la promesse est immense : j’ai vraiment hâte de me plonger dedans.

Kumata

Tom et Andréa de Cosmoludo m’avaient présenté leur exemplaire de démonstration à Essen. Je n’attendais qu’une chose : pouvoir enfin le découvrir pleinement, et surtout y jouer.

Kumata est un jeu abstrait illustré qui nous emmène au cœur de la jungle. Chaque joueur incarne l’une des quatre couleurs, correspondant à une famille : les toucans, les tigres, les serpents et les singes. Le but est de contrôler le territoire le plus puissant, celui qui rapportera le plus de points.

Pour cela, chacun pose à son tour un domino en respectant les règles de placement : il faut le poser sur des chiffres identiques, et à cheval sur deux autres dominos si l’on construit l’étage supérieur suivant. Les cases vides peuvent, quant à elles, être posées sur n’importe quel chiffre. Enfin, un totem peut être placé afin de verrouiller l’un de vos dominos : aucun autre joueur ne pourra alors y ajouter de tuile.

La victoire revient à celui qui totalise le plus de points.

Cherche & Sticks

Lors de la présentation des jeux de Loki, je découvre Cherche & Stick, un mélange d’histoire et de cherche-et-trouve. Le principe : reconstituer le récit proposé et, à chaque bonne réponse, recouvrir les éléments validés avec un sticker.

Narratif et évolutif, le jeu paraîtra pour la rentrée scolaire 2026, avec des illustrateurs différents selon les thèmes. Cette création de Jarvin promet entre 2 et 3 heures d’aventure.

Les trois premiers univers explorés seront le Loch Ness, la préhistoire et Ferme et Rêves. J’ai vraiment hâte de le découvrir !

La part du Lion

Découvert alors qu’il n’était encore qu’un prototype très primaire, j’ai eu le plaisir de revoir ce jeu avec une superbe surprise : il intégrera la gamme Biseau de Gigamic.

Dans La Part du Lion, vous devrez choisir secrètement quels membres de la famille influencer pour les favoriser dans la course à l’héritage du Roi des Lions ! De la petite-fille à l’amante, en passant par la belle-fille et les enfants, il faudra se montrer malin et jouer des coups bas, qui seront révélés lors de la lecture du testament. Alors, qui repartira avec le plus d’argent ?

Merle Éditions sera désormais distribué par Gigamic, et c’est une très belle nouvelle pour eux.

Ce titre, encore en cours de développement, s’annonce très prometteur, avec des sensations de jeu entre bluff et coups bas. J’avais adoré le prototype initial et, là, je suis plus que convaincu par son évolution.

Phoenix

Dans l’attente d’un rendez-vous, on découvre Phoenix, un jeu édité par LuBee, créé par Alexandre Droit et Yannick Gobert, et illustré par Martin Maigret. Sa beauté graphique me laisse sans voix.

Dans ce jeu de collection et de combinaison, vous devrez reconstituer les ailes de votre bébé Phoenix. Pour réaliser le meilleur score, il faudra regrouper les couleurs, associer les symboles ou créer des symétries.

Dans ce jeu familial, vous choisirez dans quel nid récupérer votre morceau de plume. Mais l’ordre du tour sera défini une fois que tout le monde aura fait son choix… et vous n’obtiendrez pas forcément ce que vous convoitiez.

Phoenix sortira le 20 mars prochain

Les jeux dont j’avais envie de parler aussi :

A l’heure de goûter ! un jeu d’Olivier Mahy et édité par SpaceCow.

Une nouvelle façon de jouer aux dominos !

En conservant les règles de pose classiques, vous allez cette fois créer une véritable piste de course. Grâce à des règles d’avancement particulières, vous devrez réfléchir entre piocher pour élargir vos possibilités ou poser un domino pour progresser. Le premier joueur à franchir la ligne d’arrivée remportera la partie.

Dans un parc fleuri et arboré, ponctué de passerelles au-dessus de l’eau, de petits gourmands de glace devront atteindre le camion en premier. Un thème mignon associé à des mécaniques qui apportent davantage de stratégie que les dominos traditionnels.

Le tout dans un format de boîte similaire à mon premier Unlock!, où l’on retrouve l’utilisation de la boîte comme support final du jeu.

Koï

Au showroom de Ravensburger, l’éditeur se démarque de ses grands classiques avec de nouvelles propositions. J’ai notamment pu y découvrir un jeu esthétiquement magnifique : Koï. Jeu familiale de stratégie, objectifs et pose de tuiles. Jouable en solo ou jusqu’à 4 joueurs.

Ce jeu propose une expérience mêlant plusieurs mécaniques pour embellir progressivement votre bassin zen. Deux actions principales s’offrent à vous : méditer ou travailler. Chacune ouvre des orientations et des choix différents dans la construction de votre jardin aquatique. Certaines tuiles, translucides et ornées de superbes carpes koï, apportent une vraie élégance à l’ensemble. Certains éléments donnent un effet 3D.

Le jeu est aussi beau qu’apaisant. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester, mais j’ai hâte de découvrir si l’expérience de jeu est à la hauteur de la promesse. Au-delà de l’esthétique, je tiens aussi à souligner la qualité du matériel proposée par cet éditeur reconnu pour ses grands classiques.

Super chez square Moon

Découvert à Cannes l’an passé, nous attendions ave impatience les nouvelles de Square Moon avec leur premier titre Super. Présent sur BGA depuis mai 2025 a permis de faire évoluer le jeu pour le lancement de la campagne participative. Une équipe qui a pris le temps de peaufiner leur première sortie avec soin.

Dans Super vous incarnerez une agence de super héros que vous enverrez en mission. Chacun d’eux possèdes des pouvoirs uniques pour aider l’agence à y arriver. Le but étant de gagner des followers et lui redonner la réputation d’autrefois.

Une belle équipe pour discuter de ce projet qui aura une version simple et une version premium avec de beaux playmates pour une expérience de jeu encore plus agréable.

Mathieu – MDJ

Ce qui m’a le plus marqué — et surtout le plus touché — lors de ce Festival International des Jeux de Cannes, c’est avant tout l’aspect humain de cette édition.

Il y a deux ans pourtant, je m’étais juré de ne plus revenir à Cannes. L’année dernière, je n’y suis d’ailleurs pas allé. Pour moi, le salon était devenu trop intense, presque déconnecté de ce que représente le jeu à mes yeux : un outil culturel qui crée du lien entre les humains. Un moment de partage, de rencontres et de joie autour d’une passion commune.

Le jeu de société, pour moi, ce n’est pas seulement des règles, des cartes et des plateaux. C’est un prétexte pour se retrouver autour d’une table, rire, réfléchir ensemble et parfois même débattre passionnément pour savoir qui a vraiment gagné la partie.

Il y a deux ans, j’avais été marqué par une certaine morosité dans le milieu du jeu. J’avais été particulièrement touché de voir certains amis éditeurs se demander s’ils allaient pouvoir continuer l’aventure, ou si c’était peut-être la fin pour eux.

Et il faut bien reconnaître que beaucoup de choses ont bougé depuis. Certains acteurs ne sont plus là, comme Ludonaute. D’autres ont évolué : Lumberjacks Studio poursuit l’aventure sous une nouvelle forme en devenant Kodama. Les Jeux Opla, eux, sont toujours présents après avoir traversé une campagne d’aide financière.

La situation économique reste fragile, c’est évident. Mais cette année, j’ai surtout ressenti une immense joie de retrouver toute la communauté réunie lors de ce salon. Il y avait un vrai sentiment d’unité. Comme si, d’une certaine manière, nous étions tous ensemble face à un même système.

Dans les allées du salon, entre deux démonstrations de jeux, on croisait des sourires, des discussions passionnées et cette impression que, malgré les difficultés, la créativité et l’envie de partager étaient toujours là.

La cérémonie de l’As d’Or animée par Vincent Dedienne a d’ailleurs parfaitement illustré cet état d’esprit.

Bon… la parenthèse émotion est refermée. Parlons maintenant de Jeux.

Évidemment, je n’ai pas tout vu — c’est impossible sur un salon de cette ampleur — et je préfère me concentrer sur les jeux qui m’ont marqué. Et je ne parlerai pas non plus de ceux que je n’ai vraiment pas aimés.

Mes coups de cœur du salon

Le Petit Théâtre – Kodama

L’un de mes plus gros coups de cœur de ce Cannes a été Le Petit Théâtre de Kodama.

C’est un jeu coopératif mêlant narration et défis de puzzle. L’histoire est très belle, avec un univers complètement loufoque qui fonctionne vraiment bien.

J’ai d’ailleurs récupéré une boîte pour y jouer avec mon fils Cecyl, qui est déjà un grand fan du jeu.

Le jeu est particulièrement soigné : les auteurs ont même fait appel à un conteur pour proposer la narration via des QR codes. Une excellente idée pour ceux qui n’ont pas forcément l’âme — ou l’envie — de faire le narrateur.

C’est  le genre de jeu qui me rappelle pourquoi j’aime autant les expériences narratives autour d’une table.

Charuma – Darucat

Autre jeu que j’ai vraiment apprécié : Charuma de Darucat.

Bon, je dois avouer que j’ai peut-être un petit biais… j’ai littéralement explosé mon équipe lors de la partie !

Blague à part, c’est un jeu de plis très malin. Le hasard des cartes n’est presque pas présent car au final, seulement deux cartes par joueur restent inconnues et relèvent du hasard.

Toutes les autres cartes sont visibles et un système d’enchères — dans la version initiée — permet d’utiliser ses points de victoire pour récupérer les cartes qui nous semblent les plus intéressantes.

J’aime beaucoup ce mélange entre contrôle et stratégie. La direction artistique est également très réussie. On reconnaît bien la patte de David chez Darucat, avec la volonté de proposer un jeu de plis familial mais aussi suffisamment riche pour les joueurs qui aiment réfléchir un peu plus que simplement poser des cartes.

Je l’ai d’ailleurs fait tester lors d’une soirée à la ludothèque La Maison du Jeu, et les retours ont été très positifs : même la version initiée reste fluide et vraiment agréable à jouer.

Mon troisième coup de cœur… impossible de trancher

Pour mon troisième coup de cœur, j’avoue que j’ai beaucoup de mal à choisir. Plusieurs jeux m’ont vraiment marqué, et je me retrouve à hésiter entre quatre propositions très différentes mais toutes très réussies.

D’abord les deux jeux de chez Banquiz : Trait Cool et To Me or Not To Me.

Ce sont deux jeux coopératifs autour de la devinette de mots.

Dans Trait Cool, on doit faire deviner des mots à travers des dessins… mais uniquement en suivant des traits imposés. Le concept est simple, mais fonctionne immédiatement et crée vite de l’ambiance autour de la table.

Dans To Me or Not To Me, les joueurs donnent des indices, mais les personnes concernées ne savent pas si l’indice s’adresse réellement à elles ou non. Cela crée des situations assez drôles et suscite beaucoup de discussions.

Mais mon hésitation ne s’arrête pas là.

Je dois aussi citer Shape It! de Randolph , un jeu très accessible et cooperatif, d’interprétation de forme pour faire deviner des mots. C’est terriblement efficace. Le genre de jeu qui se comprend en quelques minutes et qui donne immédiatement envie d’enchaîner les parties.

Et enfin Luciole, chez Catch Up Games, un jeu coopératif pour deux joueurs que je n’ai malheureusement pas encore pu tester mais qui m’a énormément intrigué.

La direction artistique est magnifique et le concept narratif est particulièrement original : les deux joueurs communiquent pendant la partie pour construire une histoire qui se reconstitue ensuite sous forme de bande dessinée.

Rien que pour cette proposition un peu différente, c’est clairement un jeu que j’ai très envie de découvrir.

Finalement, impossible pour moi de départager ces jeux : chacun propose quelque chose de différent et représente, à sa manière, une belle idée de ce que peut être le jeu de société aujourd’hui.

Mais évidemment, sur un salon comme celui de Cannes, il n’y a pas que les coups de cœur. Il y a aussi ces jeux que l’on repère au détour d’un stand, dont on entend parler dans les discussions entre joueurs, et dont on se dit : « celui-là, je vais clairement suivre sa sortie ».

Les jeux qui ont retenu mon attention

Au-delà de mes coups de cœur, plusieurs jeux ont également attiré mon regard et je vais clairement surveiller leur sortie dans les mois à venir.

Chez Ravensburger, j’ai notamment repéré Bo Bo Bon, un jeu de plis destiné aux enfants dès 5 ans. C’est assez rare de voir ce type de mécanique adaptée à un public aussi jeune, et je suis curieux de voir comment le jeu fonctionne en pratique.

Autre titre intéressant : Mayor of Chicago de InPatience Games, un jeu qui peut se jouer aussi bien en solo qu’à plusieurs.

Du côté de IELLO, plusieurs jeux ont retenu mon attention : Magical Athlete, mais aussi Restart, Bunny Kingdom Town et Fragment.

Chez Catch Up Games, en plus de Luciole, j’ai également repéré Red Notice, un jeu inspiré du principe de poursuite à la Attrape-moi si tu peux.

Dans un esprit proche, Lucky Duck Games proposait Fugitif, qui m’a également intrigué. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de l’essayer, mais le jeu semble prometteur.

Toujours chez Lucky Duck Games, Pile Poils a aussi attiré mon attention. Il s’agit d’un jeu de type stop-ou-encore sur le thème des chats, qui m’a l’air particulièrement sympathique et accessible.

Enfin, je garde un œil attentif sur Circadia, un jeu familial de collection qui devrait sortir en juin et qui est visuellement très réussi.

Conclusion

Finalement, ce FIJ Cannes m’a rappelé pourquoi j’aime autant le jeu de société.

Bien sûr, il y a les nouveautés, les mécaniques ingénieuses et les belles directions artistiques. Mais au-delà des jeux eux-mêmes, ce qui fait vraiment la richesse de ce milieu, ce sont les personnes qui le composent.

Ce salon m’a surtout permis de retrouver des amis, de discuter avec des auteurs, des éditeurs, des passionnés… et de ressentir à nouveau cette énergie collective autour du jeu.

Et quand on se retrouve à discuter d’une règle pendant dix minutes, à rire d’une partie improbable ou à refaire le monde autour d’un prototype, on se rappelle que le jeu est avant tout une histoire de rencontres.

Alors oui, l’industrie traverse encore des moments compliqués. Mais cette édition du festival m’a montré une chose : la passion, elle, est toujours bien vivante.

Et tant qu’il y aura des tables, des joueurs et des histoires à partager… le jeu continuera d’exister.

Happy ending Cannes 2026

A bientôt pour de nouvelles aventures!

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