Alexandre Droit, créateur de bonne humeur ludique

Aujourd’hui nous avons le plaisir de recevoir Alexandre Droit, auteur de 15 jeux et notamment de Foutrak, Gloobz, Rings Up !, Push them up ! ou tout récemment de Plonk !

Peux-tu en quelques mots nous parler de toi et décrire ton parcours ?

Je suis un lyonnais de 47 ans, et si l’on considère que l’on est auteur de jeu au premier jeu édité, je dirais que je le suis depuis juin 2011, date de la sortie de Foutrak chez Cocktail Games. Depuis, il s’est passé beaucoup de choses !

Mais ok, commençons par le début. En 1994, je fais des études à l’école Presqu’Île (Arts & Design). Créer un jeu de société, c’était le thème de cette fin de 2ème année (représentant 50% de la note globale pour passer en 3ème année, il fallait donc assurer !). Nous avions aussi quelques règles à respecter : interdiction de faire un jeu de questions, obligation de travailler en binôme et environ un mois et demi pour rendre un « produit » le plus finalisé possible. Voilà comment est née ma première collaboration avec l’ami Laurent Ruptier (co-auteur sur Foutrak). C’est donc à cette occasion que nous créerons un jeu en bois, un jeu de pions, un jeu… plutôt tactique… que nous appellerons (avec beaucoup d’originalité !) Taktik ! Grâce à ce jeu, nous finirons premiers de la promo et passerons en dernière année. Et c’est ce même jeu qui nous réunira dix ans plus tard !

2005, chômage et… créations ! J’ai eu mon diplôme ! J’ai travaillé en tant qu’infographiste, le temps a passé. Je suis au chômage mais, je ne suis pas le seul, Laurent aussi ! « Tu te souviens de Taktik ? Et si nous essayions de créer des jeux en attendant de retrouver du boulot » ? Bon, il faut se rendre à l’évidence, Taktik n’était pas si bon que ça ! Du coup, on part sur d’autres idées. Pendant 8 mois, nous n’allons faire plus que ça et nous créons 6 jeux. Nous sommes contents de nos jeux, mais notre « culture ludique » étant proche de zéro, nous nous posons pas mal de questions : sommes-nous crédibles, nos jeux existent-ils déjà, sont-ils suffisamment intéressants, pouvons-nous faire mieux… ? Pour le savoir, nous commençons à rencontrer plusieurs personnes de cet univers, testons nos jeux entre amis, dans les bars, les cafés jeux… Testons encore et encore, modifions…

Fin 2006, après environ 1 an et demi de chômage et de création de jeux (à l’époque je ne voyais pas encore ça comme un « vrai métier » !), je retrouve du boulot en tant qu’infographiste. Parallèlement, je continue à faire tourner nos jeux et commence à travailler seul sur des nouveaux.

Puis, un beau jour de 2010 (oui, il faut être patient !), grâce à Thierry Gislette (gérant du magasin Descartes à Lyon), Foutrak arrive tout droit dans les mains de Matthieu d’Epenoux (dirigeant de la société Cocktail games), qui nous annonce peu de temps après qu’il souhaite l’éditer. Le jeu sortira en juin 2011. « Mes camarades de jeux » et moi-même étions ravis. Une bien belle aventure commençait et nous amène à aujourd’hui !

Aujourd’hui, où j’ai la chance d’avoir 15 jeux édités : Foutrak, Visual panic, Gloobz, Pollen, Rings up !, Dawak, Aquatika, Apocalypse au Zoo de Carson City, Chop ! Chop !, Dream on !, Poc !, Yutakâ, Push ‘em up !, Apocalypse… Les Extensions de Linda et le tout dernier Plonk !

Enfant, quel joueur étais-tu ? Quels étaient tes jeux de chevet s’il y en avait ?

Je suis fils unique. Je ne voyais pas souvent mon père et j’ai été élevé par ma mère, ma grand-mère et deux grand-tantes. Tout ce petit monde ne jouait que très peu avec moi à des jeux de société. Je me souviens avoir joué vraiment seulement à quelques jeux « classiques » comme la bataille, le mistigri, le rami, Trivial Pursuit, Cluedo Je ne pense pas en avoir oublié beaucoup !

Puis vers l’adolescence, j’ai eu une grosse période belote, coinche Mais à cette époque, je traînais plutôt dans les bars et avec les potes, on jouait surtout au babyfoot, au pool (billard anglais), au flipper et au jeu de fléchettes.


Un jeu en particulier t’a-t-il fait basculer dans le jeu de société « moderne » ?

Je dirais que le premier jeu « moderne » auquel j’ai joué est le toujours génialissime Quarto de Blaise Muller (NDLR : Jeu dans lequel il faut réaliser un alignement de quatre pièces ayant un point commun. La grande originalité de Quarto, c’est que vous choisissez la pièce que votre adversaire doit poser sur le plateau de jeu).


En plus de ce que tu nous à dit précédemment, pour être acteur du monde du jeu, cela a-t-il relevé du parcours du combattant ?

Oui, puisqu’il s’est passé 6 ans entre les premières créations et le premier jeu édité. Mais, c’est toujours d’actualité et toujours aussi compliqué, voire même plus qu’avant au vu de la surproduction actuelle et malgré mon « CV ludique ». C’est une erreur de croire que tout change une fois que l’on a été édité. La seule chose qui change, c’est que les éditeurs savent que tu as déjà eu un ou plusieurs jeux édités. Du coup, tu es d’emblée « potentiellement intéressant ». En quelque sorte, on reconnaît que tu as un certain savoir-faire. Mais cela ne te garantit à aucun moment l’édition, ce serait bien trop facile !

Quel est ton processus de création ? Qu’est-ce qui t’anime dans la création de jeux ?

Je n’ai pas vraiment de processus. Je peux être inspiré par l’actualité, une histoire, un film, une chanson, des mécaniques de jeux déjà existants que j’aimerais mélanger, du matériel… Tout est possible ! Je peux passer des semaines à construire un jeu dans ma tête sans « rien faire d’autre » (bon forcément, ce n’est pas si simple !), comme je peux passer plusieurs jours à bosser sur un proto, à être excité par une idée, mal dormir, noter des trucs à tout moment du jour ou de la nuit ! Bref, la magie de la création quoi !

Et au final, ce qui m’intéresse toujours – les seuls points sur lesquels je ne veux rien lâcher, quel que soit le type de jeu, fun ou tactique… – c’est la simplicité d’accès et la fluidité : je cherche toujours à épurer la mécanique le plus possible. J’aime quand un jeu est expliqué en moins de 2 minutes. Si en plus il est intergénérationnel, pour moi, il est parfait !

Où sont édités tes jeux ? Qu’est-ce qui change d’un éditeur de jeux de société à l’autre ?

La plupart de mes jeux sont édités par des maisons d’éditions françaises, à quelques rares exceptions (Ravensburger et CMON). Certains ne sont disponibles que dans 3 ou 4 pays, d’autres dans une trentaine. Au vu de mes retours et de mes droits d’auteurs, je pense que j’ai des jeux dans une soixantaine de pays.

Chaque éditeur a sa façon de fonctionner. La plupart du temps, on peut discuter, donner notre avis ; certaines fois, il est vraiment pris en compte et d’autres (mais c’est plus rare), pas du tout ! C’est évidemment plus facile de travailler « main dans la main » avec des éditeurs plus petits. C’est évident que l’échange n’est pas le même quand tu as un jeu chez un « gros » qui en sort 25 dans l’année, et un « petit » qui en sort 2 ! Mais ce n’est pas toujours vrai… Je garde en tête une vraie implication et un beau travail d’équipe sur Dawak avec Jean-Baptiste Ramassamy de Ravensburger, alors que beaucoup de gens pensaient qu’une maison d’édition de cette envergure prendrait mon jeu et ne m’adresserait plus la parole jusqu’au jour de la sortie !

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un joueur désireux de faire éditer son premier jeu ?

Je n’aime pas trop donner des conseils. Rien n’est gravé dans le marbre… Je parlerais plutôt de qualités qu’il est bon d’avoir : la plupart du temps, il faudra accepter la critique (si elle est constructive !), savoir se remettre en question, faire plein de tests, être persévérant, mais surtout être… patient ! Il faut aussi rester soi-même, se faire confiance… trouver le bon équilibre dans tout ça ! Mais le plus important, c’est surtout de se faire plaisir !

Comment est né le jeu Gloobz, qui a eu un beau succès ? Entre les protos et la version finalisée, le jeu a-t-il beaucoup évolué ?

Je ne sais plus vraiment ! Je crois que je bossais sur Gloobz quand Bazar Bizarre sortait chez Gigamic. Mais, je ne suis pas certain. Ce dont je me souviens, c’est que je m’étais dit que c’était bête de montrer Gloobz à Gigamic, alors qu’ils venaient de sortir un jeu qui lui ressemblait. Je l’ai quand même présenté et j’ai bien eu raison ! Bazar Bizarre n’est pas édité par Gigamic, c’est une localisation. Du coup, Gigamic était plutôt content d’éditer « leur Bazar Bizarre » si je puis dire ! Malgré des ventes plutôt bonnes sûr environ 4 ans, Gloobz n’a pas survécu à la pléthore de jeux de rapidité qui sortent chaque année. Mais quelle aventure, que de souvenirs… – anecdotes, soirées, tournois, émotions en tout genre… Merci Gigamic, pour tout ça ! 

Alexandre Droit, créateur de bonne humeur ludique

Peux-tu nous dire deux mots sur tes autres créations ? Laquelle t’apporte le plus de fierté ?

Ah ! Cette fameuse question où tu dois choisir entre tous tes « bébés » ! Ils ont tous leur propre histoire, c’est tellement difficile de faire un choix. Mais, admettons, ok, je n’ai pas le choix, je joue le jeu ! Alors, je dirai Yutakâ. Plus pour son game play et son design que pour « ses anecdotes ». Je suis vraiment très fier de ce jeu et je trouve que la team Ferti (et Biboun pour l’illustration) ont fait un boulot magnifique.

Comment testes-tu tes jeux ? À quel point prends-tu en compte les retours des premiers joueurs ?

Je les fais jouer à plein de monde ! Ma première « victime », c’est Fabienne, ma compagne, ma première testeuse. Et puis je vais voir quelques potes ludicaires, auteurs, et j’embête plein de gens dans les cafés jeux ! Après, comme je le disais précédemment, j’écoute, mais maintenant, à tort ou à raison, et avec l’expérience aussi, je me fais un peu plus confiance.

Tu sillonnes pas mal de salons du jeu toute l’année (sauf cette année bien sûr). En quoi est-ce important pour toi ?

Ce qui m’intéresse vraiment dans le terme « jeux de société », c’est société ! Ça peut faire un peu cliché de dire ça, mais je le pense vraiment. J’ai besoin de toutes ces énergies, de voir les gens s’amuser, rire, discuter autour d’un verre, écouter des anecdotes… Je suis quelqu’un de plutôt anxieux, j’ai besoin de sentir des bonnes ondes à une table pour avancer et croire un peu plus en moi. Bref, quand les gens passent un bon moment autour d’un de mes jeux, et ben ça va !

Peux-tu nous parler de ta future sortie Plonk ? Combien de temps a duré la gestation de ce jeu ?

Voilà encore une belle aventure (le début en tous cas !)… Il y quelques mois en arrière, je présentais des protos à François (Koch), auteur, éditeur et gérant de la société d’édition Jeux FK (chez qui a déjà été édité un de mes jeux, Aquatika).

Alexandre Droit, créateur de bonne humeur ludique

François, tout comme moi, aime les jeux dits « familiaux » et il aime aussi les jeux de bluff ! Il m’a montré deux jeux de bluff qu’il aime beaucoup et du coup, je me suis mis à réfléchir sur un jeu de ce type. En plus ça tombait bien, je n’avais encore jamais vraiment bossé sur un jeu de bluff. Du coup, j’étais excité et motivé par l‘idée d’en faire un sympa, qui puisse plaire à François et à tout plein de monde. Après quelques semaines, j’avais une idée et un proto ! François a tout de suite aimé l’idée… et le proto ! Puis il nous a fallu 2 ou 3 mois pour finaliser tout ça et arriver à Plonk !

Plonk ! est un jeu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 9 ans, d’une durée d’environ 20 minutes. Le texte du dos de la boîte le résume tellement bien que je le place tel quel ici, car je ne pourrais pas dire mieux :

1) – Chaque joueur a trois kangourous et onze cartes (six numérotées de 2 à 7, deux “Plonk !” et trois empreintes).

2) – Découvrez une carte et annoncez un chiffre, ou “Plonk !” pour sauter plus loin. Vous pouvez dire la vérité… ou tenter le bluff. Mais lorsque vous tombez sur une empreinte, pas le choix, vous êtes obligé de mentir !

3) – Personne ne vous conteste, avancez ! Sinon, dévoilez votre carte. Vous aviez dit la vérité ? Hop, en avant ! Quant à ceux qui avaient douté de votre sincérité, ils reculent ! Vous aviez bluffé ? Hop, en arrière ! Et ceux qui avaient douté de vous ont bien eu raison, ils avancent !

4) – À la fin, le joueur qui a le plus de points remporte la partie.

Petits sourires en coin, maîtrise de soi et éclats de rire, dans ce jeu qui vous fera bondir de plaisir !

Voilà, j’espère que ça vous donne envie !

As-tu quelques photos à nous montrer d’un ou plusieurs de tes protos ?

Je peux vous montrer le proto de ce jeu, qui se nomme actuellement Chip Cocos ! C’est le dernier que j’ai signé, il sera édité par Djeco. Bon, la sortie n’est pas pour tout de suite : fin 2021, voire début 2022. Je suis très heureux, rien qu’à l’idée de cette future aventure !

C’est un jeu tactique, avec une petite part de hasard, pour 2 à 4 joueurs à partir de 8 ans ; il faut compter 5 à 15 minutes de partie, en fonction du nombre de joueurs. Nous avons chacun des pions singes, que nous déplaçons dans une forêt, en sautant ou non. Nous essayons de marquer un maximum de points en « kidnappant » les singes adverses et en « chipant » les noix de coco que l’on trouve sur notre passage !

Sur quels jeux travailles-tu en ce moment ? y a -t-il d’autres sorties prévues ?

Houla ! Je bosse sur plein de jeux en même temps, je dirais une douzaine. Des anciens et des nouveaux, certains à 2, 3, voire 4 cerveaux et d’autres en solo. Ce serait un peu long et peu intéressant de tous les citer, sachant que tous ne seront certainement pas édités.

Par contre, je peux vous annoncer que The Vegetables sortira après Plonk ! et avant Chip cocos ! ce nom n’est pas encore 100% certain ; il s’agit du proto Savanimo,pour ceux qui ont eu l’occasion d’y jouer.C’est un petit jeu tactique de placement, co-créé avec Johan Benvenuto, illustré par Pauline Detraz (tiens tiens !) et qui sera édité par Blue Orange. Sa sortie est prévue pour Cannes 2021. Je suis très fier de ce jeu, j’espère qu’il plaira au plus grand nombre.  

Avec quel auteur et quel illustrateur de jeu rêverais-tu de travailler ?

Pfff ! Mais tellement de monde… et en même temps, personne en particulier ! Je prends les rencontres comme elles viennent. La seule chose qui m’importe c’est que ces humains soient de belles personnes… oui, c’est très subjectif !
En tous cas, pour le moment, je suis gâté, beaucoup des personnes avec lesquelles j’ai travaillé sont devenues de bons copains, voire des amis proches.

En tant que joueur quels sont tes 3 coups de cœur jeux de société ? Et pourquoi ?

Non mais, il faut arrêter avec toutes ces questions difficiles ! Ça dépend, du type de jeu, du moment, de qui est autour de la table… Mais bon pareil, ok, je me jette à l’eau…

Si on parle de jeux « anciens », j’en citerais 4 (allez, s’il vous plaît !) : Quarto pour la simplicité et l’élégance – Time’s Up ! parce que je crois que c’est l’un de ceux où je me suis le plus marré !Compatibility parce qu’il marche vraiment avec tout le monde et Dixit pour l’originalité, la beauté et toute la poésie qui s’en dégage… Ces 4 jeux sont particulièrement faciles d’accès, intergénérationnels et tous s’expliquent en moins de deux minutes. Pour moi, ils ont tous les qualités principales que je recherche dans un jeu.

Dans les plus récents et pour grosso-modo les mêmes raisons : Kingdomino, Chakra, Deep sea adventures, Azul ou plus récemment Mosquito ShowMais bon, la liste serait longue et je n’ai même pas cité les jeux des copains…

Comme dirait ma femme, il n’y a pas que le jeu dans la vie. Justement, quelles sont tes autres passions ?

Je suis un fou de ciné ! A un moment, je « collectionnais » les DVD, je devais en avoir pas loin de 500. Je suis d’ailleurs bien plus calé en cinéma qu’en jeux de société. Mais là, je ne cite personne, ni acteur, ni réalisateur, ni film, autrement je ne m’arrête plus !

J’aime aussi beaucoup la bande dessinée, je dois en avoir pas loin de 600. Dans mes albums préférés il y a Le combat ordinaire et Blast de Manu Larcenet et dernièrement, j’ai adoré L’Odyssée d’Hakim de Fabien Toulmé, je crois que tout le monde devrait lire cette BD. Mais c’est pareil, il y a tellement de choix et de choses que j’aime : je dois avoir tout de PtiLuc, de Margerin, de Zep, la plupart des Larcenet, les Léonard, Soda, Léo Loden… évidemment tous les Apocalypse sur Carson City de Guillaume Griffon… c’est sans fin…

Et puis la musique… Bon ok, niveau musique, je suis vieux ! J’adore les chansons dites « à texte ». Donc forcément : Brassens, Renaud, Tryo, Volo, Lynda Lemay, Agnès Bihl, David Sire, Gainsbourg, Cabrel, Souchon, Bénabar… pour les francophones. En musique étrangère je suis encore plus vieux, j’aime le jazz, le blues, le reggae, la musique cubaine… mais, pas d’artiste(s) en particulier, à part quelques classiques comme Bob Marley, Pink Floyd… Oui, je sais, je suis vraiment très vieux !

Et pour finir, j’aime aussi voyager, découvrir d’autres lieux, d’autres personnes. J’ai déjà visité 27 pays et j’espère bien continuer. Je crois qu’il est important de voir ce qui se passe ailleurs, j’ai le sentiment qu’après chaque voyage je reviens un peu « plus intelligent ».

Quel serait selon toi un jeu sous-coté ?

C’est toujours très subjectif… Je ne sais pas, il y a tellement de paramètres à prendre en compte pour la réussite ou l’échec d’un jeu : la période à laquelle il est sorti, sa mécanique, son graphisme, la com autour, les boutiques… Je pense qu’un jeu édité est forcément bon (à quelques rares exceptions). Il y a tellement de gens qui l’on testé et forcément aimé… S’il « existe », c’est qu’il a séduit plusieurs personnes. Et puis ça dépend aussi quand et avec qui on y joue. A mon avis, les questions à se poser sont plutôt : « Est-ce qu’il est fait pour moi, est-ce que l’ambiance générale qui s’en dégage me plaît… »

Entre nous, as-tu un scoop à nous partager ?

J’aurais adoré vous annoncer plein de superbes nouvelles ludiques, mais pour le moment, je n’ai que Chip Cocos chez Djeco ! Ce qui, soyons clair, est déjà évidemment très cool !

Pour continuer cette interview, je te propose de sortir le jeu “Questions de merde” de chez le Droit de perdre. Tes réponses peuvent être franches ou décalées ! Le but du jeu est de me convaincre que tes réponses ‘volent haut’ !

Je tire 3 cartes, prêt ?

Hum… ouais… !

Première carte

Si tes rêves devaient avoir lieu dans un même endroit, lequel serait-il ?

Quitte à rêver, autant que ça se passe dans mon lit ! Je n’en dirai pas plus… je laisse travailler l’imagination de chacun.

Sur quel sujet as-tu toujours raison ?

Je pense sur à peu près tout… non, évidemment, je plaisante ! En vrai, je n’en ai aucune idée.

Quel(s) mots te ferais-tu tatouer sur les fesses ?

Sur les fesses je ne sais pas… Mais attention, scoop ! Avec Johan, on a dit qu’on se ferait tatouer un légume de notre jeu The Vegetables si notre éditeur (Blue Orange) en vendait 1 million ! 

Deuxième carte

Tu pars en lune de miel, où vas-tu ?

Je choisirai un lieu qui me fait envie et que je ne connais pas encore : l’Islande, l’Australie ou un peu n’importe où en Amérique du Sud !

Quelle taxe proposes-tu de créer pour renflouer les caisses de l’Etat ?

Alors, la première chose qui me vient à l’esprit, c’est une « taxe pollution » : ça irait du gros groupe « dégueulasse » qui pollue à l’extrême, type Monsanto, au connard qui jette son paquet de clopes, son masque, sa canette, etc. dans la rue, la mer, la rivière, la nature… enfin, ailleurs que dans une poubelle.

Mais, il y en a plein d’autres :
– une « taxe escroquerie » pour tous ceux qui détournent « sereinement » des fonds publics ou autres, pour les arnaques en tout genre.
– une « taxe mensonges » pour grosso-modo tous les politiques qui disent des trucs qu’ils n’appliquent jamais !
– une « taxe exceptions » pour tous les gros groupes qui ne payent pas vraiment leurs impôts en France, du type Amazon, Starbucks…

Enfin, il y a de quoi faire… Après, encore faut-il que le système en place ne « croque » pas une part du gâteau et/ou ait vraiment envie de mettre un grand coup de pied dans tout ça. Bref, à mon avis ce n’est pas près de changer.
Il n’y a qu’à regarder notre monde et ce qui s’y passe, rien de vraiment très encourageant… Et bim !… je plombe l’ambiance ! 

Quel métier, désormais inenvisageable pour toi, te faisait rêver pendant ton enfance ?

J’aurais aimé être champion de tennis ou bien bosser dans le cinéma, en tant qu’acteur, réalisateur, décorateur… n’importe quoi dans ce milieu ! Et autrement, faire des BD, en tant que scénariste ou dessinateur…

Dernière carte

Selon toi, quelle est la loi la plus stupide du pays ?

Franchement, il y a tellement de choses que je ne comprends pas… Je préfère passer sur ce coup, après je vais être tout énervé ! J’ai droit à un joker, non ?!

Quel produit fait maison pourrais-tu vendre au bord de la route ?

3 choses : des jeux, des rhums arrangés et des confitures !

Je te donne une batte de baseball. Qu’as-tu envie de péter en premier ?

Bon, je suis plutôt non violent ! Mais, un peu tous ceux que je citais plus haut ! Ça, c’est le côté positif de vieillir. A l’approche de la cinquantaine, il y a des trucs que tu tolères moins ou plus du tout et du coup, j’me lâche !

Chers lecteurs, si vous avez aimé les dernières questions de cette interview, vous pouvez les retrouver dans le jeu “Questions de Merde “ chez Le Droit de Perdre.

questions de merde

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